‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 74 sur 152 · DU COURS DU SANG DANS LES CAPILLAIRES · texte numérisé non relu

DU COURS DU SANG DANS LES CAPILLAIRES

stioo qoi vient d'éire formulée. En effet, si le mouvecnent du sang persiste penin certain temps dans la membrane interdigitale des grenouilles auxquelles on d'enlever le cœur ou de lier toutes les artères du membre postérieur vers le , ce mouvement, lent, irrégulier, bientôt éteint, dérive de ce que les artères, s de sang au moment de leur ligaiurc ou de Fablatipndu cœur, reviennent sur mêmes en vertu de leur élasticité et se vident de la plus grande partie de leur 00, qu'elles poussent dans les capillaires et dansles \eine8, comme cela arrive steau moment de la mort et quelque temps après sur tous les animaux. Eufin, circolatiott des animaux inférieurs s*opère sans l'intervention du cœur, il y a ioes parties du système vasculaire qui , par la contraclilité dont elles jouisimpriment aux liquides une impulsion suffisante, laquelle équivaut à celle mir.

fimpulsion énergique développée par le cœur s'ajoute iocootestablemenl qoi résulte de la réaction des artères. C'est cette seconde force qui entretient re la circulation capillaire pendant quelques minutes une fois que l'interveu- . do cœur est éteinte ou supprimée d'une manière quelconque ; c'est elle qui brise en quelque sorte le déversement du fluide sanguin dans les capillaires, lit perdre le caractère saccadé et intermittent propre au mouvement de ce le dans le système artériel. C'est une force additionnelle qui peut notablement fier et d'une manière locale la circulation capillaire, contractilité dont on suppose doués les capillaires a été considérée comme aube du mouvement du sang dans ces vaisseaux; mais cette contractilité estèelle ? £l dans Taffirmative, quelle part peut-elle prendre & la circulation, lire?

bat, qui soutenait que le sang, une fois parvenu dans les capillaires, était sousï l'action impulsive du cœur, faisait jouer un grand rôle à la contractilité iqoe insensible de ces vaisseaux. Pour lui , celte contractilité éiait l'unique du mouvement du fluide sanguin dans les vaisseaux intermédiaires auK s et aux veines : l'impulsion unique et uniforme du cœur s'arrêterait aux nés capillaires. D'après ses idées, la contraclilité, mise eu jeu avec plus ou I d'intensité , imprimerait une foule de modifications au cours du sang daus [verses parties ; elle rendrait 5 elle seule la circulation plus rapide k la peau l'une transpiration abondante, d'une irritation vive, dans les glandes au «t de l'hypersécrétion, et enfin plus accélérée dans tels tissus que dans tels \ pour les besoins de la nutrition, fiichat, sans avoir suffisamment prouvé la iciilité des capillaires, en fait donc une force motrice puissante ; mais sa grande r est d'attribuer à elle seule le mouvement du sang dans ces petits vaisseaux. I modernes s'accordent peu sur l'existence de la contractilité des capillaires* [agendie et iM. Poiseuille la nient formellement, en s'appuyani sur d^ expées peu concluantes ; d'autres Tadmettent sans, pouvoir s'entendre sur ses tères. L'observation microscopique fait voir clairement que les capillaires sont ptiUes d'éprouver tour à tour une contraction et une expansion plus ou moins lérables, de manière à devenir à certains moments assez larges pour laisser r plusieurs globules de champ, et à d'autres assez étroits pour n'en admettre te seule file. Ainsi le froid et les irritations mécaniques déterminent un resser-

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reuHîiU lent des capillaires; ralcool, la solution de sel marin, l'eau cliandc*, prar»quent one expansion plus ou moins marquée; mais la contraction et l'cxpaasioi 00 Tétat de relâchement ne se manifestent que d*one manière lente , gradoie, presque insensible ; elles n*ont point, comme le fait observer M. Bérard , le canetère rfaythmiqoe, analogue par exemple h celui de la systole et de la diastole k cœur et des artères : elles ne peuvent donc influer sur le mouvement da isiii saogotn qu'en réglant les proportions des voies qu'il parcourt , c'est-idire ■ laissant ces voies tantôt larges, tantôt plus ou moins étroites.

J^ contraction et l'expansion des capillaires dérivent probablement autant ai tissus que des parois vasculaires elles-mêmes, car totis les tissus organiques joqivei^ à divers degrés, de ces deux propriétés, comme semble l'indiquer l'action altemnii de la chaleur et du froid. Elles appartiennent aussi , et d'une manière très évideoKiJ aux petites artères et aux veines qui conGnent le système capillaire. Là elles agii' sent très efficacement sur la circulation des systèmes capillaires, suivant l'activité àil travail nutritif ou séci*éteur des organes ; mais c'est là un point sur lequel ma reviendrons plus tard.

I^ mouvement du sang dans les capillaires dépend donc i^ de l'impuliiion par le cœur; 2* de celle qui résulte de la réaction des artères; 3" enfitid' action propre aux parois mêmes des capillaires. La première est la force principi essentielle, la seconde est beaucoup moins im|)ortantc ; l'une et l'autre ont action uniforme, constante et régulière pour tout Torganismc: celle des p vaisseaux et des capillaires est une action modificatrice propre à imprimer i^ circulation des diverses parties une foule de caractères sp^'ciaux, et à la mettre harmonie a^ec l'état de leur propre vitalité, (/est par cette dernière que la i gescence peut se produire en une ))artie , la congestion, l'inflammation dans autre, pendant que dans toutes, le reste de la circulation conserve ses caractèH normaux. Le physiologiste ne doit pas la perdre de vue dans Téttidc dt la nairii des sécrétions et des diverses manifestations de la vitalité des organes.

Quant à la force spéciale que Tréviranus et Doellinger attribuent au sang, i par laquelle ce fluide se porterait de lui-même des artères vers les capillaires, de ceux-ci dans les veines, elle est évidemment imaginaire. Rien ne prouve anssi< le sang se meuve dans les capillaires en vertu d'une attraction spéciale exercée ces vaisseaux ; car pour admettre une telle hypothèse il faudrait d'abord dcfli trer l'existence d'une force attractive, puis il resterait h expliquer, ainsi quelei MfiUer, comment le sang une fois amené dans les systèmes capillaires en est et de là reporté vers l'organe centt*al de la circulation.

En traitant des phénomènes généraux de la circulation, nous rechercheroos peut être la part d'influence du système nei*veux sur le cours du saogdatfll capillaires.

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