DU COURS DU SANG DANS LES CAPILLAIRES
Le fluide sanguin distribué par les artères à toutes les parties de Torg peut passer dans les veines, qui le ramènent à son point de départ, sans Ir
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waJTffiiiT nombreai et extréinemeiu fins connus depuis longtcnips sous le nom de Mairei. Ces vaisseaux dont l'existence a été déuionlrée par les observations miopiquesde Malpiglii et de Leuwenliocck, constituent un immense système réli« iM, iovisible à Tceil nu, qui se continue, sans aucune démarcation, avec les der- I divisions des artères et les premières veinules. C'est dans cet immense réseao enveloppe et pénètre la substance organique, que se passent les phénomènes culaires les plus intimes : la conversion du sang rouge en sang noir, l'artériali- I de ce fluide, les actes de l'absorption, de la nutrition et des sécrétions. Les vaisseaux capillaires forment le plus souvent entre les artérioles et les veii les plus ténues des arborisations réticulées très rapprochées les unes des Quelquefois ils constituent des anses d'inflexions très courtes entre unediviarlérielle et ane division veineuse, ou des canalicules transversaux intermé- I i uoe arlériole et à une veinule qui marchent dans la même direction, à une Hne distance l'une de l'autre. Les réseaux qu'ils constituent ont un as|)ect va* e, et lears mailles une forme et une étendue différentes suivant les parties où iksexaminc. Dansle tissu cellulaire, dans les séreuses, les membranes fibreuses, BU et les muqueuses, les micrographes ont trouvé dos mailles assez régulières, à Ifrès égales entre elles, de forme i)olygunule, dont la largeur est trois, quatre et ! cinq fois plus grande que celle des vaisseaux eux-mêmes. Dans le tissu adi- , les mailles entourent les vésicules et en pressent les contours extérieurs; lies muscles, elles sont allongées, et leur grand axe est parallèle aux faisceaux ctiles; aux glandes, elles circtmscrivent les granulations ; dans la substance illaîre des centres nerveux, elles sont allongées, ellipsoïdes, très larges ; enfin, loffreot des caractères particuliers à la choroïde, au placenta, au foie, à la rate îm divers organes.
Iles réseaux les plus serrés, d'après Millier, se voient dans le pancréas, la cho-
e, pub dans l'iris, les reins, le tissu du foie, de la |)cau et des muqueuses.
I mailles n'ont souvent pas plus d'éiendue que le diamètre d'un ca|)illaire. Ils
Ipea abondants dans les tissus fibreux, cartilagineux et osseux, et ils manquent
iproductioos cornées, pileuses, épilhéliales; mais ils ne font pas défaut dans cer-
parties transparentes où ils semblent manquer. AJùUer a pu les voir, à la
e, dans la conjonctive du fœtus de vache, en avant de la cornée lucide, et llenle
\ parvenu à les y injecter.
^lei vaisseaux capillaires les plus déliés ont on général à peu près le diamètre d'un
» HOguin de 0,007 à 0,030 de millimètre, les autres ont depuis 3 jusqu'à
i centièiDes de millimètre. Les plus déliés sont ceux du poumon, puis ceux des
i nerveux, des muscles, de la peau, des villosiiésde l'intestin ; les plus larges
I voient dans les «eines et la substance médullaire des os. Leur diamètre peut
C augmenter ou diminuer sous l'iufluence de causes diverses et dans une infinité drcoosuocesL
Ces vaisseaux, que certains auteurs regardent comme constituant des canaux ou ^^ trajets creusés dans la trame des tissus, sont bien réellement pourvus de parois
£ires, distinctes de la substance organique qu'ils sillonnent dans tous les sens, plus déliés n'ont qu'une seule tunique extrêmement mince, ceux d'un volume considérable ont deux tuniques de nature différente ; enfin» les capillaires
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d*un grand ca)ibre qu*il est difTicilc de distinguer des dernières artcm « k premières veinules en ont trois, comme les vaisseaux sanguins visibles ^rcel A Ces parois deviennent évidentes quand, par le ^ecours de la macératioo, h mAi enveloppée par les mailles du ré^cau capillaire se détruit en laissant iaUCtil réseau lui-même, comme on Ta vu |)our la membrane déliée du limaçondesn La tunique interne des capillaires, celle qui existe dans tous, est d*aiie miHijj extrême et d'une trans|>arcncc parfaite ; elle est formée d'une subsunce hmiO|M| dans Tépaisseur de laquelle sont disséminés des noyaux cellulaires alknigés à4 le grand axe est parallèle îi celui des vaisseaux. La deuxième tunique qui eni^ sur des capillaires de moyenne grandeur est plus épaisse que la première, cti fibres distinctes ; elle est |K)urvuc de noyaux ovoïdes dont le grand axe est! transversalement ; enfin, la troisième membrane striée lungitudinalcmentest Cl de fibres sinueuses analogues h celles du tissu cellulaire, elle s'ajoute aux ( premières dans les capillaires qui terminent les dernières divibionsdes artères d radicules des veines. L'enveloppe essentielle est la membrane interne, cdiei capillaires proprement dits. I^s deux autres appartiennent aux vaisseaux striéii sont encore des artérioles, on qui sont déjà des veinules , car il n'y a pi démarcation nette entre les artères et les capillaires ni entre ceux-ci et les la transition est insensible, graduée, à tel point qu'il y aurait quelque raisn pas laire des capillaires un système vasculairc distinct, et à admettre unecoDli immédiate entre les artères et les veines.
Indépendamment des capillaires qui donnent passage au sang, plusieurs admettent l'existence de vaisseaux trop fins |>our donner passage aux gloM mais accessibles au plasma sanguin , c'est-ii-dire à cette solution fibrino-albi neuse dans laquelle nagent les globules, et qui parait plus spécialement destinéei nutrition et aux sécrétions. Ces vaisseaux séreux existeraient surtout dans les 1 transparents et peu ricbes en réseaux capillaires ; la minceur, rhomogénéité diapbanéiié de leurs parois, enfin le défaut de coloration de leur contenu les draient in\isibles au microscope. Très probablement les travaux perséiéraou micrographie arriveront un jour à mettre en évidence cette espèce de capillaiiid
Les vaisseaux capillaires jouissent de la propriété de se contracter et è4 dilater d'une tnanièrc très évidente. Leur contraction est mise enjeu parl'aidl du froi.l et de divers excitants mécani(|ues ou chimiques; elle est lente, gra44 comme celle de tous les tissus qui ne sont point de nature musculaire. Leureifi| sion résulte de leur relâchement ; elle succède ordinairement k une conuidij momentanée. Ces deux éuts influent considérablement sur les phénomènes d^ circulation cai)illairc. *>
Le cours du sang dans les vaisseaux capillaires ne peut être étudié que ptf I secours du microscope dans les parties transparentes des animaux vivants, tebfl le mésentère des petits mauimifères, les poumons U'siculeux, la membrane ÎM digitée des batraciens , les nageoires des poissons, les ailes des chauvcs-siMii Ses divers pliénomènes ont été décrits maintenant par un grand nombre d*ohM vateurs. Il faut les étudier un 5 nu, puis remonter à leurs causes.
Kn examinant au microscope une partie diaphane, on la voit parcourue ptf ^ grand nombre de courants réticulés plus ou moins réguliers» au
mi r.nafid on sanc dans leî; cxpillairc:;. 305
globaks, isolés les uns des autres, se meuvent avec une grande vitesse. Oes Mlles ne forment qu'une seule série ou une seule file dans les ca|>illaires les plus lits, et ils marchent quelquefois plusieurs de front dans les vaisseaux d*un dia- !re plus considérable. Ix sérum dans lequel ils nagent se divise en deux par- , l'une qui adhère à la face interne des parois vasculaires et demeure immoi; l'autre qui isole les globules, leur sert de véhicule et progresse avec eux : « l'eau d'un torrent emporUnt avec lui le sable et la poussière qu'il tient en pension.
La direction des cournnis a lieu des artères vers les veines, ûg. 79; elle est a régulière dans les capillaires volumineux ; mais elle l'est plus dans les capil- «8 déliés, disposés en réseaux, à cause même des p^^ ^^^
■usités des vaisseaux , et l'instrument grossissant exagère beaucoup l'irrégularité. Tantôt on voit I courants parallèles et à peu près rcctilignes, «6t des courants qui se rapprochent ou qui vont divergeant, quelquefois même on en observe qui icbent en sens opposé, surtout quand un point léseao est soumis h l'influence d'une excitation. ivent deux courants parallèles dc\ienncntconvcr- Is, puis s'éloignent l'un de l'autre. Tous ces idents tiennent h la disposition des vaisseaux ; ils ivent bien changer plusieurs fois le sens de la progression du san^, lont en conservant sa direction générale, de même que les mille détours d'un fleuve IMiCant dans une plaine ne changent point sa direction d'ensemble. U rapidité des courants tient à la fois à celle de la circulation générale et à l'état K lequel se trouvent les capillaires que l'on examine. Elle a paru sensiblement • considérable dans la partie du système capillaire qui termine les artérioles que tai celle qui forme les réseaux et se rattache à l'origine dos radicules veineuses, nient elle est pins grande dans un vaisseau que dans un n:i!:T très rapproché du HBier; et, dans les différentes sections d'un môme vaisseau, (st-cllc ici plus, là liisconsidérable? Elle dépend, jusqu'à un certain point, de Téiai de rcsserroment (d'expansion du vaisseau et du nombre des globules qui peu vont y passer de iaip. Dans les capillaires très larges, où peuvent circnlor do front plusieurs files I globules, les globules de la partie centrale dti vaisseau marchent beaucoup plus k que ceux qui font rapprochés de ses parois. Ces derniers s'arro!cnt parfois NDentanément dans la couche de sérum qui adhère aux parois vasculaires, puis se mettent de nouveau en mouvement , emportés par d'autres globules qui ment derrière eux; souvent ils parviennent h gagner le centre du courant et 5 loérir la vitesse des globules qui les ont devancés.
Cette vitesse est proportionnée h l'énergie des contrrxtions du cœur, et uuiformc IS les circonstances ordinaires; elle devient aliernaiivement lente et rapide à de ms interralles, ou,* en d'autres termes, elle devient saccadée quand les contrac- M du corar ont perdu beaucoup de leur énergie. Sur les animaux affaiblis, le Ofement s'accélère à chaque pulsation du cœur et des artères, et il se ralentit » kfl intervalles des battements. Spallansaoi a constaté cette remarquable paitl* 11. 20
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cularité sar le poulet dans les premiers temps de rincubation. fioAn queUpcMili' mouvemeni du sang dans les capillaires est oscillatoire. Les globules anottMt reculent aliernatÎTement, comme on le voit, après la ligature de Taorte, desmtni d'un membre, après Tobstructioo partielle des réseaux capillaires eiraffaiUiwMi extrême des mouvements du cœur sur les animaux mourants, ftl. Poiseoille,qil bien précisé les conditions de ce mouvement oscillatoire observé par Hilier i Spallanzani , a constaté qu'après la ligaturé de la veine fémorale d'une gmoA l'oscillation se manifestait dès que cette veine se trouvait entièrement diileiÉll elle cessait lors de la compression de l'artère.
Cette circulation capillaire se modiûe dans des limites très étendues et iNini^ fluence de causes nombreuses, qui déterminent la turgescence des tissus, kiMl sanguines et les inflammations. Elle est activée normalement dans le tissu de les glandes qui entrent en fonction, dans celui de la muqueuse gistro-ii au moment de la digestion , dans le tissu de la peau, quand la traospiratioo abondante. Lors du développement de l'inflammation, l'aflElux de sang est vers le point irrité ; le système capillaire se remplit outre mesure ; h circi s'y embarrasse graduellement ; elle se suspend dans un nombre de vaisseaoxde en plus considérable ; le plasma du sang ou la solution ûbrino-albaminense •'< à travers les parois vasculaires, s'infiltre dans les interstices de la trame ou se dépose à la surface des membranes.
Les forces qui mettent en mouvement le sang dans les capillaires sont Tii sion donnée par le cœur, celle qui résulte de la réaction élastique des artèrtf* la constriction des petites divisions artérielles, et celle qui dérive de la coi même de ces petits vaisseaux. L'impulsion du cœur est la puissance esseai principale, la force qui suffirait à elle seule ; les autres sont de simples forces soires, additiounelles, nullement indispensables au mouvement du sang, ma ceptibles de le ralentir, de Faccélércr, de lui imprimer en un mot les novl modifications qu'il éprouve dans une infinité de circonstances, suivant les états de vitalité des tissus et des organes. Ces dernières ont, par une extrême importance, lorsqu'on ne considère pas seulement la circulalioo sou ensemble comme un torrent qui part du cœur par les artères pour y par les veines.
L'impulsion du cœur, que Harvey et Spallanzani regardaient comme la force motrice du sang dans les vaisseaux , est bien évidemment la puissance de la progression de ce fluide dans les capillaires. La circulation capillaire est rapide, lorsque les contractions du cœur sont énergiques ; elle devient s'^^'J intermittente, lorsque les contractions cardiaques, affaiblies, ne s'eflectuent fr de rares intervalles ; elle devient oscillante sur les animaux très affaiblis oo ^ rants , enfin elle se suspend presque immédiatement après la mort. 11 est vrai cf^f dant que lu circulation capillaire continue encore quelques instants, cbex lesW|^ ciens , après Texcision du cœur ou après la ligature de l'aorte, qu'elle V^ également après l'interruption du cours du sang dans l'artère principale çl membre, et enfin qu'elle a lieu chez les animaux inférieurs dépourvus de coor.K ces conditions, qui ont paru à certains auteurs suffisantes pour nier que la circ4 tiou capillaire soit dépendante de l'impulsion du cœur, ne prouvent rien coaUtl