‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiquesChapitre 108 sur 155 · DE LA PRÉHENSION DES ALIMENTS · texte numérisé non relu

DE LA PRÉHENSION DES ALIMENTS

La digestion, bien qu'elle soit une fonction essentiellement végétative, ne peut s'accomplir sans la coopération des fonctions de la vie animale. Celles-ci sont des auxiliaires indispensables à la première. Semblables à des esclaves complaisants, elles se mettent au service de toutes celles qui peuvent avoir besoin de leur secours. Ainsi, l'odorat et la vue servent à faire découvrir à l'animal les aliments qui lui conviennent, et à lui donner un premier aperçu des qualités qu'ils possèdent ; le goût, par un essai définitif, doit apprécier exactement ces derniers, lorsque se sera effectué l'acte qu'on appelle la préhension des aliments.

Cette préhension s'opère de différentes manières, suivant l'état et la nature de l'aliment, et la conformation des organes destinés à le saisir et à le faire parvenir dans la cavité buccale.

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