C. Ganglions muIUplt-s des
racines siipe'rienies.
tJ- V'anglion unique s.ir une pan e nci vcnsi' elrangèr e 011 plexus bi acliiul.
Racin.,.s snpcieu.os au l'umt ou elles iraverscni les enveloppes.
l'ÛNCflONS DE lA MOELLE ÉPINIÈI^K.
l'ig. 3.
96 DES FONCTIONS DU SVSTKME iNEKVKUX.
lions. M. Fiourcns pince les racines supérieures des nerfs, et l'animal éprouve de vives douleurs (lig. U) ; il pince ensuite les racines inférieures, et les convulsions se manifestent; enfin, M. Longet (1) met en communication le cordon supérieur avec Pig t les pôles de la pile galvanique, de vives douleurs se font
sentir sans être accompagnées de convulsions ; puis il met
le cordon inférieur en rapport avec ces mêmes pôles, et ' les convulsions apparaissent sans douleur. Ainsi, le cordon supérieur, très sensible, préside exclusivement à la sensibilité. Le cordon inférieur. Insensible, au contraire, aux exci-
a. ^u^^évi'vve': talions mécaniques et galvaniques , préside exclusivement à la motricité. Il n'y a plus aucun doute à cetégard, bien que Mueller (2), en s'appuyant sur de belles expériences faitessurlagrcnouille, soutienne que l'isolement de la sensibilité d'avec la motricité commence seulement dans les racines nerveuses. Cet isolement, difficile à mettre en évidence dans un organe aussi délicat que la moelle, n'en est pas moins réel, même dans cet organe, comme il l'est dans les racines et dans le nerf mixte. La sensibilité et la motricité sont deux facultés toujours distincles et toujours susceptibles d'être séparées. Dès qu'on détruit, soit le cordon supérieur de la moelle épinière, soit les racines supérieures des nerfs rachidiens, la sensibilité est séparée de la motricité : la première est détruite dans les parties où le cordon lésé envoie des divisions nerveuses, et dans celles où se distribuent les nerfs privés de leurs racines sensitives; mais la motricité y est conservée. De même, dès qu'on détruit le cordon médullaire inférieur ou les racines correspondantes, la même séparation est eflecluée en sens inverse, les parties restent sensibles, tout en perdant l'aptitude à se mouvoir.
La moelle épinière, par sa continuité avec elle-même et ses rapports-avec tous les nerfs rachidiens, fait l'office d'un conducteur qui propage, du cerveau dans les nerfs, les volitions, et qui transmet, des nerfs au cerveau, les impressions produites dans les diverses parties ; c'est encore ce que des expériences très simples montrent clairement. Si l'on coupe la moelle épinière en travers, sur un point quelconque de son étendue, comme l'a fait M. Flourens, et qu'on vienne ensuite à irriter les parties en arrière de la section, l'animal n'en éprouve aucune douleur, parce que les impressions ne peuventplUR, par suite de la solution de continuité, se propager aux centres sensilifs ; mais ces parties sont encore susceptibles de se contracter, puisque le principe de leurs mouvemenls non volontaires vient directement de la moelle épinière. Si, au contraire, on porte l'irritation sur les parties en avant de la section et liées au tronçon antérieur, il y a douleur et convulsions, comme si l'organe était intact. Le même résultat se fait observer, quand au lieu d'une section on n'a opéré qu'une simple compression ; les irritations produites en arrière de celle-ci ne sont plus transmises, et pariant elles ue sont plus perçues ; alors, si l'animal veut se déplacer, la volonté cesse de se communiquer au delà de la section et les parties restent immobiles. Enfin, »i par plusieurs sections pratiquées à de certaines dislances sur le trajet de la moelle, on divise celle-ci en plusieurs segments dont chacun devient
(1) Analoniic cl physiologie du système nerveux, t. 1 , p. 273.
{2.) Manuel de physioloyic, Irad., 2' édit. Paris, 1851, t. l*', p, 742, 559 et suiv.