‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiquesChapitre 20 sur 155 · FONCTIONS DES NERFS · texte numérisé non relu

FONCTIONS DES NERFS

Nous avons vu, précédemment, qu'il y a dans l'encéphale des parties sensible.s et des parties insensibles ou à peu près, des parties excitables et des parties non excitables : les unes préposées au sentiment, les autres au mouvement. Nous avons vu ensuite qu'il en est de même dans la moelle épinière, et bientôt nous démontrerons qu'il en est encore ainsi dans les nerfs. D'où il résulte que le système nerveux se compose de deux appareils : l'un, non excitable, pour la sensibilité; l'autre, excitable, pour le mouvement; chacun ayant ses propriétés spéciales, ses fonctions distinctes, susceptibles d'être exercées isolément. Cette dualité qui part des centres se propage et se répète partout, constitue l'un des caractères les plus essentiels de ce système. Pressentie, entrevue vaguement dès la plus haute antiquité, elle n'a été établie nettement que depuis les beaux travaux des expérimentateurs modernes,

Galien avait déjà distingué les nerfs du sentiment de ceux du mouvement, mais la distinction, adoptée depuis par la plupart des anatomistes, était restée à peu près stérile, jusqu'au moment où Ch. Bell vint la préciser, en la démontrant par la voie expérimentale. A partir de celte époque, elle s'est appuyée sur de nouvelles preuves

(1) Recueil de médecino vétérinaire, t. I.

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