‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 3 sur 115 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

& 4. C’est à la physiologie seule qu'il faut s'adresser pour savoir quels sont les principes d’après lesquels on doit l’exposer. Nous ne pouvons effectivement arriver à une notion exacte de la nature en général et de l'homme en particulier, qu’en suivant la marche tracée par l’essence même de notre entendement et par ses rapports avec l’univers. Or non seulement cette essence rentre dans les attributions de toute physiologie qui cherche à se procurer des données complètes sur la nature humaine , mais encore on ne parvient à l’envisager sous ses différentes faces qu'autant qu'on la considère dans ses connexions organiques avec tout ce qui jouit de l'existence. Maintenant, la physiologie cherche en dernière analyse à connaître l'esprit humain , et, pour résoudre ce problème , il est indispensable d’avoir contemplé la nature de l'homme sous tous ses autres points de vue. Le terme des recherches indique donc par où elles doivent débuter, et ce n’est qu'après avoir parcouru plus d’une fois le cercle entier, qu’on peut de nouveau fournir la carrière d’un pas plus assuré. Mais la science, dans ses résultats les plus généraux, ne finit non plus que là où commence l'intuition pure et simple, l'intuition dégagée de tout souci à l'égard des causes premières, l’intuition enfin s’exerçant avec une foi entière dans la véracité de la nature , et avec l’intime conviction que l'esprit humain, quand

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