‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 30 sur 115 · GEMMES INTERNES · texte numérisé non relu

GEMMES INTERNES

Ao Nous leregardons comme possible chez quelques animalcules infusoires. Le ’olvox globator est une boule renfermant , sous la forme de peutes boules, plusieurs jeunes Volvox, qui se meuvent librement après leur sortie, et ne tardent pas à se propager de la même manière. Les Vibrions contiennent pendant l'été des petits vivans , ou des germes

. filiformes , qui déploient une locomotilité mdividuelle aussitôt “après qu’ils sont sortis du corps de leur mère (4).

2° Siles Entozoaires vésiculaires se propagent , ils le font peut-être de la même manière. Déjà autrefois on avait trouvé dans la vésicule du Cysticercus fascicularis une autre petite vésicule avec de petits points d'une couleur foncée, qu’on pouvait regarder comme un jeune Cysticerque (2). Bremser et Jæger (3) ont démontré plus explicitement que les Vers vésiculaires se propagent ainsi, et que le corps de l'individu qui engendre devient l'enveloppe extérieure de l'individu engendré. |

3° Ici, au reste, de même qu'à l'égard des animalcules infusoires cités plus haut, on ignore si les petits sont d’abord adhérens à l'organisme qui leur sert de souche, ou s'ils ne sont point provenus de spores ($ 36). La production de gemmes intérieures est donc problématique encore, et jusqu'à présent on se contente de la regarder comme possible. Mais onse demande si elle ne peut point avoir lieu dans l'hétérogénie des Entozoaires, de sorte que ceux-ci auraient d’abord des connexions organiques avec l'organisme étranger d’où ils procèdent, et en feraient alors partie. Une observation de Rudolphi a soulevé cette question (4) ; il y avait des Tænias libres dans la partie inférieure de l'intestin ; mais, dans la partie supérieure de ce dernier, beaucoup de têtes de Tœnia cateniformis tenaient à la membrane villeuse par des suçoirs faciles à distinguer , et figurant de petits tubercules blancs, de sorte qu'ils paraissaient faire corps avec l'intestin et en être des

(A) Der Naturforcher , t. 1, p. 31.

(2) Rudolphi, ÆEntozoorum historia naturalis , t. T, P. 320.

(3) Meckel, Deutsches Archiv fuer die Physiologie, t, VI, p. 292 et 495. Ve) Loos CP, 1. I, p. 411. |

Go GÉNÉRATION PROPAGULAIRE.

parties. Suivant Gruithuisen (1) les gros Infusoires porteraient quelquefois en eux d’autres espèces plus petites. |

B. Génération propagulaire.

$ 30. Le plus haut degré de la génération accrémentitielle , qui fait le passage à la génération sécrémentitielle , est repré « senté par les Propagules, c'est-à-dire par des appendices organiquement liés avec l'organisme souche, qui renferment un antagonisme en eux-mêmes , et dont ce n'est pas la masse entière, mais seulement une des parties qui se développe en un nouvel individu. Ces propagules appartiennent en pro- : pre au règne végétal. Ce sont des sphères de structure particulière , dans lesquelles la masse organique et l’activité vitale se concentrent, mais se préparent par cela même à un développement de caractère plus élevé. Tôt ou tard leur substance se divise en deux parties, celle qui devient un nouvel individu, ou le germe , et celle qui non seulement protége le germe et lui forme une enveloppe, mais encore renferme et même prépare la nourriture qui lui est destinée , ou la matrice. C’est donc ici que, pour la première fois, dans la série des différens modes de propagation , nous trouvons d’abord un germe , c’est-à-dire une partie différente de l'organisme procréateur, et qui, par l'effet d’une activité vitale inhérente , prend la forme d'un organisme spécial. Les propagules diffèrent des autres formes de germes ($ 36, 43) par leur connexion organique avec l'organisme souche ; mais ils ressemblent à la plupart de ces mêmes germes et se distinguent des gemmes parce que leur mdépendance plus grande fait que, quand les circonstances ne sont pas favorables pour leur développement, ils peuvent, en vertu d’une vie latente, conserver pendant quelque temps l'aptitude à se développer. On les appelle fubercules ($ 31) ou propagules foliacés ($ 32- 34), suivant que l'antagonisme entre l'enveloppe et la masse susceptible de se développer est simple ou multiple.

(4) Beitræge zur Physiognosie, p. 113.

GÉNÉRATION PROPAGULAIRE. Gi À. PROPAGULES TUBERCULEUX.

$ 31. Le tubercule (tuber) est un amas de tissu cellulaire imprégné de sucs, qui se développe à la racine , sous forme globuleuse , tire d'elle sa nourriture , et se resserre peu à peu du côté par lequel il est en contact avec elle , de manière à n'y plus tenir que par de simples fibres. Le tubercule produit des vaisseaux séveux et des trachées , et ces vaisseaux venant à s’allonger, il pousse de tous côtés des racines et de jeunes plantes, qui naissent sous son épiderme , rent leur nourriture de lui, et ne s'en détachent que quand il s’est décomposé et pourri. L'homogénéité de sa substance fait qu’un tubercule est une espèce de reproduction illimitée par scission ($ 23); car si on le coupe en plusieurs tranches, de manière que chacune ait une masse suflisante de tissu cellulaire et d’épiderme, il en provient un égal nombre de jeunes plantes distinctes.

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