‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 2)Chapitre 7 sur 115 · HISTOIRE DE LA VIE · texte numérisé non relu

HISTOIRE DE LA VIE

8 5. Les êtres organisés diffèrent des choses imorganiques en ce qu'ils sont astreints à une progression continuelle, c’està-dire que leur existence suit un cours déterminé, qu’ils sont soumis à une métamorphose régulière , ayant sa cause en eux mêmes, et qu'ils ont un but déterminé, indépendant des circonstances extérieures. Leur caractère est donc d’avoir en eux un type de changement, qui peut bien être modifié par les choses du dehors , mais ne saurait être donné par elles, puisque , loin de là, il résiste jusqu’à un certain point à leur influence. :

Comme on ne peut concevoir, dans une période de temps quelconque, d'autres divisions que le commencement, le milieu et la fin, l'Aistoire de la vie, qui a pour objet de la dépeindre comme une chose progressive, considère l'origine, l'existence et la destruction de l'organisme, ou ce que nous appelons génération, vie et mort. La procréation est la vie qui commence, et la mort est la vie qui s'éteint ; elles sont en opposition l'une avec l’autre quant à leur direction, mais la vie est leur expression commune. Ces états différens passent de l’un à l’autre sans brusque transition, et la vie est un courant non interrompu. C’est donc uniquement pour rendre l'intuition plug facile que nous établirons des coupes.

Ainsi nous allons considérer d’abord la procréation, ou l’éveil donné à une vie nouvelle , puis la première scène de la vie , ou la vie embryonnaire, c’est-à-dire la période du développement, jusqu’à l’acquisition d’une existence mdépendante et d’une forme permanente. Mais ces deux périodes se

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