PÉNIS SANS CANAL SÉMINAL
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Dans ce dernier cas, il a pour office, ou seulement de dé terminer une tuillation qui exalte activité vitale des organes | femelles , ou d'imprimer en même temps la direction néces-. saire au sperme , Car ces deux usages sont les seuls par ls. quels un pénis quelconque coopère à la fécondation. #
A° Un pénis imperforé, qui se trouve éloigné de l'orifice des canaux déférens(7), ne peut que titiller les parties femelles qui. le reçoivent. ;
On en trouve un de ce genre chez les animaux hermaphro=
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(4) V. PI. V, deuxième forme. > 3 (2) Rœsel, Mn bc der Fyœsche, PI. VI “ee 4. . (3) Zbid., PI. XXI, fig. 26. hi (4) Cane , Traité d’anat. comp., t. IT, p. 403.
(5) Rathke, Bertræge zur Geschichte der Thierwelt, t. I, p. 79. (6) Tannenberg , loc. cit., p. 27.
(7) V. PI. V, troisième forme.
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dites. Parmi les Annélides ,le Ver de terre offre deux petits corps solides, coniques et adhérens à l’épiderme, situés, soit au vingt-septième anneau du corps, suivant Leo (1), soit au bât (clitellum), ou dans son voisinage, selon Morren (2), tan-
dis que l’orifice des canaux déférens et des oviductesse trouve
au seizième anneau du corps. Parmi les Gastéropodes, le Doridium coriaceum à l'orifice du sac génital commun au de- » vant des branchies, et de cet orifice part un sillon légèrement sinueux qui va gagner la région du sac de la verge, situé entre la bouche et le tentacule droit (3). Une disposition analogue s'observe dans les Dolabella et Pneumodermon, parmi les Acères, ainsi que dans la Zyalæa, parmi les Ptéropodes. Cette forme se rencontre aussichezcertains animaux digènes. Suivant Rathke (4), les Libellules ont le pénis au second anneau du corps, et l'ouverture du canal déférent au neuvième. Dans l’Ecrevisse , les canaux déférens s'ouvrent à la base de la der. nière paire de pattes , tandis qu’à la face inférieure du premier anneau caudal se trouvent deux petites baguettes cornées et mobiles, qui sont vraisemblablement des pénis. Dans les hermaphrodites , humains , le pénis est imperforé ($ 155, 5°). 2° Un pénis muai d’un sillon qui imprime la on au sperme (5), existe d’abord chez les Mollusques hermaphrodites. Dans quelques uns de ces janimaux , l’orifice du canal - déférent est éloigné du sac de la verge. Ainsi, chez l’Aplysie, le sac de la verge se trouve sous le tentacule antérieur droit, x et le sac génital commun plus en arrière, à peu près vers le "milieu de la longueur du corps (6). Chez d’autres, l'oriice;du ” canal déférent est dans le sac même du pénis ; c’est ce qu’on voit dans les Thethys (7) et le Planorbis corneus, dont le pénis
(4) Diss. de structura. lumbrici terrestris. Kæœnigsberg, 4820, in-4°.
(2) De lumbrici terrestris historia naturali, p. 77.
(3) Meckel, Bertræge zur vergleichenden Anatomie, t. T, cah. IT, pag. 25.
(4) Miscellanea anatomico-physiologica. Kænigsberg , 4832, in-4°.
() V. PI. V, quatrième forme.
(6) Cuvier, Mémoires pour servir à l’histoire des Mollusques. Paris , 4817, in-4, fig,
(7) Meckel , loc. cit., t, I, cah, I, p. 21.
cartilagmeux et recourbé présente, tout le long de sa face
concave, une ramure , qui part de l'ouverture du canal dé-
férent située à la base (1). Une verge offrant une pouttière
pour le sperme s’observe aussi dans les Sérombus , Voluta et
Murex (2). Chez les Ophidiens et la plupart des Sauriens , les
canaux déférens s'ouvrent dans le cloaque , à la base de deux
pénis courts , cylindriques et sillonnés , qui sont placés aux
deux côtés du rectum, et qui, lorsqu'ils font saillie au dehors,
se montrent dans les deux angles de la fente extérieure du
cloaque. Chez le Crocodile, le pénis sillonné est simple et
cartilagineux. Dans les Tortues , la verge occupe le fond du
cloaque , où elle se voit derrière Les ouvertures du rectum et
de la vessie urinaire, qu’elle bouche par conséquent; lors-
qu'elle vient à se gonfler, les bords de la gouttière s’appli-
quent l’un contré l’autre, de manière à produire un canal com-
plet (3). Dans l’Autruche , le Casoar et le Hocko , le pénis est également situé à la paroi inférieure du cloaque, dont il. ferme l'issue, de manière qu'il doit sortir au dehors toutes les
fois que l'animal urine, rend ses excrémens ou s’accouple ;
sa souttière profonde reçoit le sperme des orifices des con-
duits déférens situés vis-à-vis de sa base (4). Dans le Canard,
l'Oie et la Cigogne, il est situé à la partie postérieure du cloique, au dessus de l'extrémité du rectum, naît, par deux bandelettes cartilagineuses blanches , du voisinage des orifices des canaux déférens, et présente , à ce qu'on assure,
une gouttière, qui cependant n’est au moins pas toujours bien prononcée. Dans l’Aï, le pénis , fort petit et caché entre deux bourrelets, offre une gouttière à sa face inférieure , et l'urètre s'ouvre à sa base (5). Chez l'homme , une disposition analogue , qui se rapproche de l’hermaphrodisme, a lieu dans
le cas d’hypospadias ($ 155, 5°), : ;
(4) Zeitschrift fuer Physiologie, t. I, p. 15.
(2) Cuvier, Anat. comp., t. V, p. 182.
(3) Bojanus, Anatome testudinis europææ, p. 168.
(4) Meckel , dans sa trad. all. de l’Anat. comp. de Cuvier, €. IV, p. 502,
(5) Meckel, Beitræge zur vergleichenden Anatomie, t.-IT, cah. TI, p. 425.
y L-4 PÉNIS. 233 2. PÉNIS AVEC UN CANAL SÉMINAL,
$ 133. Le pénis perforé, ou contenant un canal complet pour l'évacuation du sperme, est logé tantôt dans une cavité, tantôt dans un simple fourreau ($ 135).
a, Pénis logé dans une cavité interne.
Se trouve-t-1l dans une cavité, il ensort tantôt par rétroversion et tantôt par simple allongement ($ 134 ).
La rétroversion consiste en ce que la portion du canal déférent contenue dans le corps s'engage dans celle qui est située plus en avant ou dans l'extrémité voisine de la surface, comme il arrive à un doigt de gant qu'on retourne. En effet, le canal déférent, fixé à la surface de la partie où il se termine (1), ne devient un pénis qu'autant que sa racine s'engage dans la portion terminale, et repousse celle-ci elle-même au dehors, de manière à la faire saillir sur la surface qui, en tout autre moment , est lisse (2).
A° Le canal déférent est placé derrière la cavité génitale commune , s'ouvre dans cette cavité, y pénètre en se renver-. sant sur lui-même, etsort par son orifice, dans les Zimax et Helix. Dans le Limax ater , là racme , qui n’est que poussée en avant, est étroite et filiforme; la portion terminale, au contraire, est plus large , et sa face interne, qui devient extérieure après la rétroversion , présente des saillies blanches, disposées en séries, et un sillon longitudinal (3).
2° Le canal déférent , susceptible de se renverser sur luimême, s'abouche dans une cavité respiratoire chez les Molaies digènes ,: notamment le Buccinum undatum (4).
… 3° Il s'ouvre dans une cavité pénienne chez les Mollusques dem telsque le Lymneœus (5) et la “ ritonta (6), ainsi que dans la Sangsue.
(4) V. PI. V, cinquième forme.
(2) V. PL V, sixième forme.
(3) Zeitschrift fuer die Physiologie, t. X, p. 2.
(4) Cuvier , Anat. comp., t. V, p. 484.
(5) Zeitschrift fuer die Physiologie, t. 1, p. 23
(6) Cuvier, Mém. pour servir à l'hist. des Mollusques , 4817. .
%° Il aboutit à une cavité cutanée , sous une plaque cornée ou une valvule, dans l'Écrevisse , où sa partie terminale, plus épaisse , se renverse sur elle-même au sommet d’une papille qui occupe la base de la cinquième paire de pattes. La méme chose a lieu chez l’Abeïlle (4). 1
(Dans le Pseudopus Pallasi, les canaux déférens s nel à l'anus par deux cylindres CUT ent volumineux, et formés d’une peau molle , très-riche en vaisseaux , que nf À mal renverse et fait rentrer en eux-mêmes , comme les doigts É d’un gant, de manière à les rendre saillans hors du cloaque et à les y ramener, ce que j'ai vu souvent } (2).
b. Pénis dans une cavité externe.
$ 134. Le pénis perforé et libre à son extrémité terminale, celui par conséquent qui n’a pas besoin de se retourner, et qui continue en ligne droite le canal déférent, occupe des cavités ! différentes (3), comme dans les cas précédens ($ 131-133), seulement on ne le trouve jamais ni dans la cavité génitale | commune , ni dans la cavité respiratoire. | 1° Le sure déférent. a son orifice dans un tentacule- 14 | tentacule droit de la Paludina viviparatëst beaucoup plus gros | que le gauche, contient le canal déférent, et remplit les | foncüions de pénis (4). Les canaux déférens aboutissent aussi, dans les palpes chez les Araignées, DR Lyonnet, + et Brandt ( comp. S 277 ).
2° La verge est située dans le rectum ou dans une exil qui lui appartient en commun avec l'anus, et sort de la partie | antérieure de l'ouverture ;anale, chez T'Ascaride Due à coïde (5). ; 3° Par cloaque tubuleux, nous entendons une réunion l’urètre avec le rectum. Nous le distinguons du cloaque pro= | prement dit, ou vésiculeux, c’est-à-dire de la vésicule qui reçoit les deux uretères et le rectum. Or le pénis se’ trouvé | |
(4) Swammerdam , Bibel der Natur , p. 489.
(2) Addition de Rathke.
(3) V. PI. V, septième forme. | (4) Zeitschrift fuer die Physiologie, t. T, p 36. | (5) J. Cloquet, Anat. des vers intestinaux, p. 40. |
dans un cloaque tubuleux chez le Squalus acanthias, où il est la continuation de la vessie urinaire, qui a reçu les canaux déférens (1); chez les Monotrèmes, où il ne contient que le canal déférent , l’urêtre s’ouvrant dans le cloaque, auprès de celui-ci(2); enfin dans le Phoque et le Castor, où il admet l’urètre dans son intérieur, et où le cloaque est plutôt une réunion superficielle qu’une cavité profonde.
As Le pénis est logé dans une cavité particulière, plus ou moins ouverte, ou dans un sac pénien, chez quelques Mollusques hermaphrodites, par exemple le Pleurobranchus tuberculatus (3), la Doris verrucosa (4), et le Pleurobranche ; peut-être aussi dans quelques Entozoaires, tel que l'Echinorhynchus gigas, où , lorsqu'il os: il apparaît sous la forme d'une cloche (5). |
5e Il est logé sous les tésgumens communs, et plus ou moins aussi dans la cavité du corps, ou dans le cloaque, chez les Insectes. Des plaques situées sur le même plan que le reste de la surface externe , et qui s'écartent pour laisser sortir la verge; des lames coniques qui, en s'ouvrant , s'éloignent les unes des autres comme les branches d’une pince; des gaînes cylindriques, unies par des membranes; en un mot, des parties solides , cornées ou cartilagineuses, qui affectent des formes extrêmement variées, enveloppent le pénis, c’est-à- “dire l'extrémité du canal déférent , constituée par des membranes plus fermes et en partie rédléchies : à la manière d'un | prépuce.
8 135. Sous une forme plus élevée, qui ne se rencontre que chez les Mammifères, le pénis perforé apparaît toujours libre à la surface extérieure, mais de telle sorte qu’il . semble avoir entrainé avec lui au dehors sa cavité, ou le sac “pénien , et l'avoir convertie en une par quis applique étroitement sur lui, le prépuce.
(4) Home, Lectures on comparative anatomy, t. II , p. 38: (2) Ibid. , p.361.
(3) Meckel , Beitræge , 1.1, cah. 1, p. 33.
(4) Jbid. Ro. IPF ps 41.
(5) Cloquet, loc. cit., p. 89.