‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 39 sur 108 · LEE · texte numérisé non relu

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16° Enfin, on n'aperçoit sur les veines que des fibres. longitudinales rares, rougeâtres , molles , non serrées les unes contre les autres , qui ne présentent manifestement le caractère musculaire , soit dans leur texture, soit dans leur composition chimique, que chez les Mammifères de grande taille.

Ces animaux offrent aussi des traces de fibres musculaires sur les troncs de leurs lymphatiques, où partout ailleurs on n'en peut admettre qu'en raisonnant d’après l’analogie.

b. Muscles des membranes muqueuses.

17° Les muscles des membranes muqueuses composent la seconde variété.

Ils sont pâles , minces , mous, extensibles et contractiles ; du tissu cellulaire are ehynlNtenL les unit à la tro mbnane muqueuse , et, dans les points où celle-ci se rapproche des caractères de la peau , ils touchent eux-mêmes de près aux muscles qui reconnaissent l'empire de la volonté.

Ceux qu'on rencontre sur la membrane muqueuse digestive sont composés d’une couche interne ‘de fibres annulaires et d'une couche externe de fibres longitudinales. C’est à l’œsophage que ces fibres ont le plus d'épaisseur, celles surtout de là couche externe. À l'estomac, elles représentent, par leur entrecroisement, un muscle creux. Dans l'intestin grêle, les fibres annulaires prédominent, et, vers les deux extrémités, elles forment des valvules saillantes à l’intérieur. Dans le gros intestin, ce sont les fibres longitudinales qui l’emportent ; elles y sont disposées en trois faisceaux distincts ; mais, vers l'extrémité, elles se trouvent réunies en une couche épaisse et uniforme. Suivant Berzelius, la composition chimique de ces fibres est parfaitement eue avec celle des muscles qui obéissent à la volonté.

A la surface de la membrane respiratoire, on n’apercçoït bien distinctement que les fibres annulaires, qui remplissent les vides laissés par les anneaux cartilagineux ; mais les ramifications déliées, celles qui n’ont point de cartilages , sont entourées par elles d’une manière complète. Les fibres lon-

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gitudinales, qui s'étendent d’un cartilage à l’autre, et qui, là où cessent ces derniers, continuent de couvrir les ramifications les plus grêles des bronches, constituent encore une transition au tissu scléreux.

Enfin, pour ce qui concerne les muscles appartenant à Ja membrane muqueuse glandulaire, ils sont si faiblement développés sur les conducteurs de l'urine, de la bile, du sperme et du fruit, comme aussi sur les conduits excréteurs des glandes dépourvues de réservoirs, qu'on peut les considérer comme des fibres celluleuses ou scléreuses, quoiqu'ils se contractent d’une manière assez distincte chez certains animaux ($ 329, 1°). Leurs fibres sont plus fortes sur les réservoirs. À la vessie elles ont une assez grande énergie ; elles y sont prisâtres et très-entrelacées ; elles forment une couche interne de fibres annulaires obliques et transversales, et une couche externe de fibres longitudinales. A la matrice , elles ont une teinte de jaune rougeâtre, et sont également, les unes annulaires et obliques, les autres longitudinales ($ 346, 6°; 484, 4°). La vésicule biliaire a, suivant Amussat (1), des fibres blanchâtres, obliques et longitudinales , qui s’entrecroisent ensemble. Aux yésicules séminales, on ne fait que présumer leur existence d’après les phénomènes vitaux ($ 282, 6°).

Du reste, selon Berres, les vaisseaux capillaires forment un réseau grillé dans les muscles des membranes muqueuses ; leurs branches s'y écartent sous des angles plus droits que dans les muscles soumis à la volonté, en même temps que leurs ramifications les plus déliées suivent partout les fibres musculaires.

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