‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 41 sur 108 · AVES TR · texte numérisé non relu

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Ces enveloppes sont moulées sur la forme de l'organe qu’elles doivent entourer. Elles y sont attachées d’une manière solide, et envoient fréquemment , dans sa substance ou entre ses parties, des prolongemens qui servent »soit à les maintenir en situation , soit surtout à diriger les vaisseaux. Elles ont de l’aflinité avec les enveloppes celiuleuses.

On les partage en deux genres, suivant qu’elles revêtent des organes de la vie plastique ou de la vie animale.

a. Enveloppes scléreuses d'organes plastiques.

- 41° Le premier genre est celui des enveloppes destinées à des organes de la vie plastique , soit centraux}, soit périphériques. a

12° La première espèce, où l'enveloppe scléreuse de l’organe central, est celle qui couvre la portion pariétale du péricarde. Elle s'applique donc à une vésicule séreuse enveloppante , et se continue en bas avec le tendon du diaphragme , en haut avec la gaîne celluleuse des troncs vasculaires.

13° La seconde espèce comprend les enveloppes scléreuses qui appartiennent à des organes périphériques de la vie plastique , et qui revêtent soit des tissus vasculaires , soit des tissus de membrane muqueuse.

A4° Quelques organes vasculaires nous présentent une enveloppe scléreuse envoyant à l'intérieur des prolongemens qui représentent un tissu celluleux, destiné à envelopper et consolider les ramifications des vaisseaux, notamment des veines. Telle est la rate , où cette enveloppe est mince , et couverte d'une membrane séreuse. Tels sont encore les corps caverneux, où elle est épaisse , et recouverte en dehors par la peau, en dedans par la membrane muqueuse.

15° Quant à ce qui concerne les organes constitués par la membrane muqueuse, quelques organes glandulairessont couverts d’une enveloppe scléreuse, qui, à la prostate et aux reins, confine à du tissu cellulaire atmosphérique, tandis qu'aux ovaires et aux testicules elle est tapissée par une membrane séreuse, et que," dans ces derniers organes, elle en-

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voie à l'intérieur des prolongemens qui figurent ‘autant de cloisons. La trachée-artère et ses ramifications sont tapissées par une enveloppe scléreuse, qui fait corps avec le périchondre.

b. Enveloppes scléreuses d'organes de la vie animale,

16° Le second genre comprend les enveloppes scléreuses d'organes de la vie animale, soit centraux , soit périphériques.

17°! L'enveloppe scléreuse du cerveau est située entre des os et une membrane séreuse. Elle forme en dedans des plis qui losent des veines, et sert en même temps de périoste. |

Celle de la moelle épinière est comprise entre le périoste et une membrane séreuse.

18° Les enveloppes d'organes périphériques appartiennent ou à des organes sensoriels ou au système locomoteur.

19° Celle de l'œil confine en dedans à une membrane séreuse. En dehors elle est entourée de tissu cellulaire atmosphérique , sert de point d'attache à des muscles , et se trouve tapissée en partie par une membrane muqueuse. La sphère partielle qu’elle forme est complétée par la cornée transparente , placée elle-même entre une membrane muqueuse, la conjonctive , et une membrane séreuse , celle de la chambre antérieure.

20° Les enveloppes scléreuses d'organes locomoteurs se rapportent, les unes à des muscles et les autres au squelette.

21° Celles des muscles, appelées gaînes musculaires où aponévroses , maintiennent des parties entières de muscles, et envoient à l’intérieur, jusqu’au périoste, de larges prolongemens, qui font office de cloisons et de points d'attache pour des muscles.

22° Celles du squelette portent le nom de périoste et de périchondre. Elles remplissent deux usages différens. D'un côté , elles servent, comme des enveloppes séreuses, d’intermédiaire à la nutrition des os et des cartilages qu’elles renferment, attendu qu’elles offrent aux vaisseaux une surface

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sur laquelle ils peuvent s’étaler, et qu'elles envoient dans 1a substance des organes des prolongemens en forme de gaîne, qui accompagnent les ramifications vasculaires. D'un autre côté, elles concourent à l'effet mécanique de toutes les connexions scléreuses, avec lesquelles elles se confondent à leurs points d'insertion; de sorte , par exemple , qu’on peut considérer les capsules articulaires comme des continuations du périoste, et regarder celui-ci, avec le périchondre étalé à la surface des cartilages articulaires, commetune enveloppe non interrompue du squelette entier, de même qu'il arrive au périoste ; dans l'oreille, de se tendre , conjointement avec d'autres membranes , sur des vides osseux, tels que l’extré mité du conduit auditif, la fenêtre ronde, la fenêtre ovale, la base de l’étrier et la lame spirale du limaçon.

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