CHAPITRE III
, . Ê . Ê Résumé des considérations sur les produits organiques de la vie végétative chez l’homme.
$ 798. Nous venons de passer en revue les parties organiques du corps humain disposées suivant un ordre logique , et Constiluant un système d’antagonismes qui se reproduisent
(1) Grundriss der Physiologie, t. 1, p. 483.
(2) De vasis sanguiferis que villis intestinorum tenuium hominis brulorumque insunt , p. 21.
(3) Handbuch der Physiologie des Menschen , t. 1, p. 255.
dans des cercles de plus en plus resserrés. Simaintenant nous examinons tout l'ensemble de ces parties , sans les déranger de l'ordre dans lequel nous les avons placées, mais en laissant de côté la classification dichotomique , il nous reste une série continue , dans laquelle chaque membre tient à un autre membre ayant de l’affinité avec lui , et où les différences s'effacent en quelque sorte par des gradations insensibles et des chaînons intermédiaires.
Comme chaque série comprend trois anneaux , nous reconnaissons aussi trois classes principales de parties orpaniques ; celle du chimisme organique ou de la plasticité vitale (S 780, 2°-791), celle de la vie purement dynamique ou sensitive ($ 792, 3°-12°), et celle du mécanisme organique (S 793-797).
La neurine qui, surtout comme cerveau, devient l'organe de la vie intérieure, par conséquent le véritable centre et noyau de la vie en général , occupe le milieu dans la série des parties organiques , tandis que les autres servent à la vie extérieure , telle qu’elle se manifeste sous le point de vue plastique et mécanique, et s'étendent vers les deux extrémités de la série. D'un côté , la neurine se rattache au tissu de la peau ($ 791) et de la membrane muqueuse bipolaire (S 790), qui, étant en conflit immédiat avec le monde extérieur , amène à la vie intérieure , par le moyen de ses nerfs cérébraux et rachidiens , des impressions qui lui servent en quelque sorte de nourriture immatérielle , et se développe lui-même en organes sensoriels. D'un autre côté , elle se plonge dans le tissu des muscles soumis à la volonté ($ 793, 2°), qui, pénétrés de nerfs cérébraux et rachidiens, réalisent dans l’espace les changemens correspondans à ceux de la vie intérieure.
La peau et la membrane muqueuse bipolaire, comme intermédiaires de l'échange mutuel de substance entre lorganisme et le monde extérieur , sont placées en tête des organes plastiques. La perfection de leur texture et la multitude de faces que présente leur vie, diminuent dans les glandes, dont la membrane muqueuse unipolare, tant par sa texture que
par sa destination, qui l'appelle uniquement à, déposer aw
dehors des substances du dedans, se rapproche du système