‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 51 sur 108 · RÉSUMÉ DES CONSID. SUR LES PROD. ORGAN · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ DES CONSID. SUR LES PROD. ORGAN

où il présente une limite apparente ; sur tous les autres points, il ne fait que s'amincir peu à peu, et devenir de moins en moins prononcé, jusqu’à ce qu'enfin on ne puisse plus le détacher. Il n'est pas croyable non plus que la subtance organique vivante, par exemple , la surface de l'intestin, qui reçoit tant de vaisseaux et présente tant de villosités , ne soit garantie par rien des agressions mécaniques, et qu'elle entre en contact immédiat avec des corps étrangers. Mais 1l y a des circonstances aussi où l’épithelium devient réellement visible dans ces régions ; c'est quand elles entrent en contact prolongé avec l’air, comme on peut s’en convaincre dans les anus artificiels et dans les prolapsus de la matrice, avec renversement. Hedwig a vu l’épithelium se détacher des villosités intestinales chez un Chien galeux , et Rudolphi a observé le même phénomène sur un Blaireau (1). Doœllinger (2) est parvenu à isoler partout cette membrane, quand les parties avaient subi un commencement de putréfaction. La pellicule inorganique très-fine , intermédiaire entre le mucus et l'épithelium proprement dit, qui, d'après les observations de Muller (3) , se détache , comme un gant , des villosités intestinales du Veau et des jeunes Chats, qui même s’enlève spontanément par le seul fait du lavage, n’est évidemment autre chose qu’un véritable épithelium.

Page 1