‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 70 sur 108 · LIL. 1 ya dans le corps organisé des espaces clos · texte numérisé non relu

LIL. 1 ya dans le corps organisé des espaces clos

A° Qui se remplissent d’air lorsqu'ils viennent à perdre le

(A) Ibid, p. 5125 et 1824, p. 287.

(2) Loc. cit., 4824, p. 264.

(3) Loc, cit., 4823, p. d14, !

de l'expiration. On se demande si ces dix-huit pouces cubes liquide qu'ils renfermaient, sans pouvoir s'oblitérer. C’est de cette manière qu'il se développe, dans le cœur et à la base des troncs artériels, un peu d'air, qui se trouve poussé tantôt d'un côté et tantôt de l’autre ($ 709, 6°, 7°).

De même aussi les parois d’un espace clos qui jusqu'alors avaient été appliquées l’une contre l’autre , mais qu'on écarte en y soufilant de l'air, sécrètent des gaz, comme le prouve l'analyse chimique de ceux qu'on à trouvés en pareille circon- Stance. Ainsi J. Davy (1) introduisit du gaz hydrogène dans le sac pleuréal de deux Chiens ; au bout de quelque temps, ce gaz était remplacé par de l'azote, qui avait nécessairement dû être exhalé par la membrane séreuse. Nysten (2) fit passer, à plusieurs reprises , six à sept pouces cubes d'air atmosphérique dans les veines jugulaires d’un Chien : il entendait le bruit de cet air à chaque battement du cœur; l'animal se remettait parfaitement au bout d’une ou de |quelques minutes ; la mort ayant été causée enfin par une trop grande quantité d'air, le gaz qui existait dans les cavités cardiaques droites se trouva contenir 0,11 d'acide carbonique.

6° Les accumulations morbides de gaz dans des espaces clos prouvent la possibilité d’une sécrétion gazeuse dans ces mé-. mes espaces. L'emphysème du tissu cellulaire dépend fréquemment , sans doute , de ce qu’il a pénétré de l’air par une plaie, ou de ce que les humeurs ont subi un commencement de décomposition, par exemple dans des cas de gangrène ou de Contusion ; mais souvent aussi on le voit survenir tout à coup, sans cause appréciable, ou après la disparition de la gale, après la morsure d’un Serpent , etc. Divers auteurs, Laennec entre autres, témoignent que des congestions d'air peuvent avoir lieu dans divers sacs séreux, sans que ces poches offrent aucune solution de’continuité par laquelle le gaz se soit introduit, sans qu’il y ait eu épanchement d'aucun liquide propre à le produire , tandis que les symptômes de la maladie attestent que le dégagement du gaz ne s’est point opéré uniquement

(4) Loc. cit,, p.505.

(2) Recherches de physiologie, p. 46. .

après la mort. J. Davy (1) a trouvé, dansles deux médiastins d’un cadavre , des vésicules pleines d’un gaz composé d'azote 0,89, oxygène 0,07 et acide carbonique 0,04; l'état normal de toutes les parties d’alentour lui acquit la conviction que ce gaz avait été sécrété ; cependant il présume que l'oxygène provenait du dehors , et qu'il s'était introduit par inadvertance pendant le cours de l'opération. Le même chimiste a trouvé, chez un sujet atteint de phthisie pulmonaire, la surface des poumons présentant , au dessous de la plèvre, des bulles d’air, semblables à celles qui, d’après les observations de Baillie, sont quelquefois sécrétées dans cette maladie; ce gaz était composé d'azote 0,883 et d'acide carbonique 0,167. Enfin, Davy (2) confirme qu'il est commun de rencontrer de l'air, sans aucune trace de putréfaction, dans les vaisseaux sanguins des cadavres ($ 715). |

7° Des phénomènes analogues s’observent même dans l’état normal. Quelques Lézards et Crapauds ont la faculté de se gonfler par une sécrétion de gaz entre la peau et les muscles, faculté qui se rattache peut-être aux bulles d'air qu’on a fréquemment trouvées dans les vaisseaux RUE de ces animaux ($ 715, 2°).

C'est surtout la vessie natatoire des Poissons qui mérite de fixer notre attention. L'air qu’elle renferme consiste en azote, oxygène et acide carbonique. Les’ proportions de ces trois gaz varient non seulement chez les diverses espèces, mais encore chez les ‘différens individus d’une même espèce. En général, c’est l'acide carbonique qui abonde le moins, et la proportion de l'oxygène, par rapport à l'azote, est moins considérable chez les Poissons d’eau douce que chez ceux d’eau salée. Fourcroy n’a trouvé, chez les Carpes, que de l'azote et du gaz acide carbonique ; mais Humboldt et Provençal y indiquent , terme moyen, 0,877 d'azote, 0,052 d'acide carbonique, et 0,071 (quelquefois 0,107 dosyéène), Ces deux derniers expérimentateurs n’ont jamais trouvé moins de 0,01

(4) Loc. cit., p. 513.

(2) Loc. cit,, p. 507.

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d'oxygène chez les Poissons d'eau douce ; il y en avait 0,043 à. 0,024 dans l’Anguille, et 0,092 à 0,096 dansla Tanche. D'après Configliachi, la vessie natatoire des Poissons vaseux contient moins d'oxygène et plus d'acide carbonique que celle des autres Poissons. Erman(1) a trouvé 0,058 d'oxygène dans la Brême, et 0,099 dans la Perche ; sur soixante et dix-neuf Poissons , il n'y en eut qu'un seul dont le gaz de la vessie natatoire contint moins d'oxygène que l'air atmosphérique. La quantité de l'oxygène s'élève, selon Vauquelin, à 0,05 dans le Brochet, la Lote et la Perche; suivant Biot, de 0,0 à 0,87 dans les Poissons de mer. Configliachi a trouvé jusqu’à 0,40 d'oxygène chez ces derniers; Delaroche (2) en a également rencontré une quantité considérable, qui s'élevait jusqu'à 0,919 chez un individu de Trigla cuculus , mais qui d'ailleurs variait beaucoup dans la même espèce, puisqu'un Congre, par exemple , en fournit 0,008 seulement, et un autre 0,870, c'est-à-dire au-delà de cent fois plus que le premier. Humboldt a trouvé, chez l'Exocætus volitans (3), 0,94 d’azote, 0,04 d'oxygène et 0,02 d'acide carbonique. -

D'après les recherches faites par Delaroche (4), la vessie natatoire est un sac parfaitement clos chez la plupart des Poissons de mer, chez tous les Jugulaires, tous les Thoraciques et quelques Abdominaux, par conséquent, chez lama jeure partie des Poissons. Là donc aussi elle est évidemment un organe de sécrétion gazeuse, qui se développe du canal intestinal , à l'instar des poumons, mais s’en sépare tout à fait ($ 4AS), et qui, sans entrer en conflit immédiat avec l'eau aérée ou l'atmosphère , exhale d'abord de l'air en dedans, pour le réabsorber ensuite, de même que les vésicules, séreuses exhalent de la sérosité , qu’elles repompent. plus tard. Chez les autres Poissons qui sont pourvus d'une vessie natatoire , celle-ci conserve des connexions immédiates avec l'œsophage, par un canal aérien spécial, et-elle paraît également

(1) Poggendorff, Annalen der Phystk, t. XXX, p.432. (2) Annales du Muséum, t. X, p. 211.

(3) Reise in die AND len ;t. I, p. 309.

(4) Loc, cût,, p. 198,

SÉGRÉTIONS SUPERFICIELLES GAZEUSES. 371 sécréter de l'air, mais celui-ci peut être chassé à l'extérieur par des mouvemens volontaires de l'animal (*). En effet , il est fort improbable que l'air arrive dans la vessie par le canal , qui souvent offre une ouverture fort étroite et entourée d’un sphincter, de manière qu’on ne parvient à faire passer l'air de l'œso phage dans la vessie qu'avec beaucoup de peine , après avoir lié l'intestin, et qu’on ne rencontre non plus jamais d'eau

. dans cette poche. L'air que celle-ci renferme ne saurait étre . Celui que les Poissons viennent humer de temps en temps à la

surface de l'eau , car ces animaux ne montent point à là surface pendant l'hiver, et beaucoup d’entre eux ne quittent jamais le fond , quoiqu'il y ait beaucoup de gaz dans leur vessie , que Configliachi a épalement trouvée remplie chez des Poissons qu'il avait empêchés pendant des mois éntiers de venir à la surface. On voit quelquefois ces animaux expirer

de l'air et vider leur vessie natatoire quand ils veulent s’en

foncer, mais leur ascension ne peut plus se faire ensuite qu'autant que l'organe s’emplit de nouveau, en sorte qu'il y à pour eux non seulement absence de nécessité , mais même

. impossibilité d'y introduire de l'air, quand ils se présen-

tent à la surface. Il faudrait donc alors que l'air mêlé avec l'eau se séparât d'elle dans l’œsophage, pour aller gagner la vessie natatoire ; mais la vessie de Tanches que Humboldt et Provençal avaient tenues plongées dans de l’eau chargée de gaz hydrogène, ne contenait pas d'hydrogène, quoique célui-

” ci soit infiniment plus facile à séparer de l'eau que le paz

oxygène. D'ailleurs , on explique bien mieux les nombreuses différences du contenu gazeux de cette poche, en l'attribuant aux variations que les états divérs de la vie font subir à la sécrétion. Le seul argument qui semble s'élever contre ln sécrétion gazeuse , admise déjà par Needham , dans les vessies

natatoires pourvues d’un canal aérien, c'est que ces dernières woffrent pas comme les autres un tissu vasculaire composé de

vaisseaux parallèles , serrés les uns contre les autres ; et for

(*) Consultez, sur le mécanisme de Penflure volontaire du Fahaka (T'es trodon physa), Geoffroy Saint-Hilaire; dans la Description de l'Égypte, t. XXIV, p. 485. \

mant des masses , des stries ou des villosités d'un rouge de sang à la face interne. Mais , outre que la famille des Murènes présente une vessie na‘atoire de ce genre , qui a cependant un conduit aérien, l’objection repose sur l'hypothèse que le tissu en question a seul la faculté de sécréter des gaz. Or, les faits allégués plus haut attestant que la peau et toutes les au tres membranes possèdent ésalement cette faculté, une vessie matatoire quelconque devra pouvoir remplir aussi le même office, puisque constamment elle reçoit des vaisseaux sanguins, qui se distribuent dans son tissu. Mais si, quand il y a un canal aérien, elle se débarrasse par là du gaz en excès qu'elle contient, lorsque ce canal n'existe pas, elle doit résorber l'air qu'elle: a sécrété, et alors elle n’est plus seulement un organe expiratoire , comme dans le premier cas, mais elle représente un organe respiratoire : intérieur complet, ce qui fait qu'elle est munie d'un tissu vasculaire particulier. Delaroche à remarqué des vaisseaux d'une couleur plus pâle, qui se répandaient en divergeant du tissu vasculaire rouge sur les renflemens de la membrane interne de la vessie natatoire et se terminaient en cet endroit ; ne seraient-ce point là des vaisseaux qui ramènent l'air ?

Nous aurons plus tard à revenir encore sur la vessie natatoire des Poissons , considérée dans ses rapports avec le mouvement. La même chose aura lieu pour les vésicules de plusieurs Méduses. L'air contenu dans ces vésicules paraît également n'être que sécrété, et l’animal semble l'expulser de son corps lorsqu il veut s’enfoncer dans l’eau, car les orifices sont pourvus de muscles sphincters et se ferment sur-le-champ , à l'instar de valvules, quand on a chassé l'air par la pression. D'ailleurs, chez des Méduses voisines, notamment les Velelles et les Porpites , le disque corné ou calcaire contenu dans la masse du corps renferme également des cellules aérienes.

8 Les plantes n'exhalent pas seulement de l'air , elles en contiennent encore à l’état libre, dont une partie a été absorbée par elles dans l'atmosphère, et conduite , d'après Brongniart , par les stomates, dans les trachées, tandis que l’autre s'est dégagé e de Ja substance végétale elle- “même! Des espaces remplis d'air , et provenant ou de cellules ou de méats inter-

SÉCRÉTIONS SUPERFICIELLES GAZÉUSES. 979

cellulaires, se rencontrent dans la tige des Graminées et des Ombellifères, dans la moelle des arbres et arbrisseaux , dans les pétioles de certaines plantes aquatiques, dans les gousses de diverses lécumineuses, etc. Leur formation est due soit à la disparition du suc qui remplissait auparavant leur place; et qui a été remplacé par de l'air à mesure qu'il se desséchait , ou qui même en à dégagé par l'effet de sa décomposition, soit à la production préalable de vides, qui attirent ensuite l'air de l'atmosphère ou de la substance végétale , ets'en remplissent. Comme l'absorption de l'eau prédomine beaucoup sur l'évaporation dans les plantes grasses, ces végétaux n'offrent point non plus d'espaces pleins d'air. L'air contenu dans les légumes du Baguenaudier , dans les utricuies du Fucus vésiculeux et dans les follicules de l’Asclepias syriaca, ressemblait complétement à l’air atmosphérique, selon De Candolle (1), quand ces organes y étaient demeurés pendant quelque temps exposés, mais changeaït, eu égard à la proportion de l'acide carbonique et de l'oxygène , lorsque ces mêmes parties avaient été tenues sous l'eau , soit à l’ombre, soit aux rayons du soleil, D'après Saussure , l'air contenu dans des cosses de pois qui venaient d'être cueillies, se composait d'azote 0,792, oxygène 0,193 et acide carbonique 0,015. Dutrochet a trouvé dans les cavités pneumatiques du Nénuphar jaune, différentes proportions d'oxygène et d'azote, de manière que le premier était plus abondant dans les feuiiles , et le second dans les racines (2). | L'air contenu dans les trachées renferme, dans le Clusia rosea, Suivant Humboldt, 0,14, et dans les Malva arborea et Cucurbita pepo , selon Bischoff, 0,085 d'oxygène de plus que l'air atmosphérique ; mais Focke a trouvé (3), dans un Potiron cueilli avant le lever du soleil , 0,987 d'azote et 0,013 d'acide carbonique.

$ 818. Tous les corps organisés exhalent du gaz acide car-

(4) Physiologie végétale’, t. I, p. 448.

(2) Mémoires pour servir à l’histoire anat. et physiol. des végétaux et des animaux, t. I, p. 340.

(3) Diss. de respiratione vegetabilium, p. 21.

LA

374 SÉCRÉTIONS SUPERFICIBLLES GAZEUSES.

bonique par celles de leurs surfaces qui sont en contact avec l'air atmosphérique.

I. La quantité de ce gaz que les organes respiratoires Fe l’homme et des animaux exhalent pendant un laps de temps , donné, dans l’état normal, ne peut être évaluée que d’une manière approximative. Elle varie suivant la température, la pesanteur et la composition de l'atmosphère , mais plus encore en raison des modifications particulières que peut. offrir l'organisme. Une influence considérable est exercée à cet égard non pas seulement par l’âge et le sexe, le volume du corps, la structure de la poitrine et l'ensemble de la consutution, mais encore par l'état passager et la proportion respective des diverses activités vitales, déterminés soit par des influences physiques ou morales, ‘soit par la périodicité aux différentes époques du jour et de l'année. Ajoutons encore que l'expiration dans un réservoir clos , à laquelle on a recours lorsqu'on veut faire des expériences sur l'air expiré, présente plus de difficultés et exige de plus grands efforts que celle à l'air libre, et qu’ense livrant à ces eflorts on court le risque de dépasser la mesure ordinaire. Nous voulons connaître le résultat de la respiration naturelle ; mais cette fonction s’exerce d'une manière purement instinctive , sans que notre conscience en soit informée, sans nul concours de notre volonté, tandis que, dans les expériences, l'attention est tendue , la volonté se fait sentir, et l'intelligence vient porter le trouble dans les opérations de l'instinct. Du reste , la décomposition de l’air n’est point sans difficulté , et il peut aisément se glisser des erreurs, soit quand on le transvase d’un récipient dans un autre , soit même quand on l'analyse. Enfin les expériences de ce genre ne peuvent durer que fort peu de temps sur l’homme et les animaux à sang chaud , et cependant on est obligé, pour établir les comparaisons nécessaires , d'en étendre par calcul le résultat à des périodes plus longues , ce qui fait qu’une erreur , minime dans le principe, devient énorme par multiplication. Après avoir signalé ces difiicultés , nous allons faire connaître les résultats des expériences.'

4° Et d’abord nous rapporterons ceux ‘qui sont relatifs à

| SÉCRÉTIONS SUPERFICIELLES GAZEUSES. 375 l'expiration de l’homme. Ces résultats varient beaucoup , sui“ vant qu'on expirelentement ou rapidement l'air qu'on inspiré; puisque celui-ci se charge d’une quantité plus ou moiïhs considérable d'acide carbonique selon qu'il séjourne plus ‘ou moins long-temips dans les poumons. Ainsi la première portion d'air qui sort par l'expiration est moins chargée , d’un côté parce qu'elle a été inspirée la dernière, de sorte qu’elle n’est restée que fort peu de temps en contact avec les organes respiratoires, d’un autre côté parce qu'elle provient seulement de la trachée-artère et de ses branches, et non de la profondeur des poumons.

Jurine a trouvé (1), dans la première portion d'air chassée par une forte expiration, 1,01, dans la seconde 1,05, dans la troisième 4,16, et dans la quatrième 1,59 pouce cube d'acide carbonique ; quand cet acide s'élevait à 0,06 dans la respiration ordinaire , il montait à 0,11 après trentesecondes de suspension de la respiration.

Dans une expiration naturelle, la première. portion contenait , selon Allen et Pepys (2), 0,035 d'acide carbonique ; et la dernière 0,095... | .-Abernéthy (3) rendait, par une expiration ordinaire ; douze pouces cubes d’air, contenant un huitième — 1,5 de pouce cube d'acide carbonique; tandis que Jurine (4) expulsait, par une forte expiration de quarante pouces cubes, quatre pouces cubes de cet acide.

Après s'être aceoutumé à respirer aussi librement dans son appareil qu’à l'air libre , H. Davy trouva , dans plus de.vingt expériences, que :son éxpiration naturelle. donnait 42,75 pouces cubes d'air, contenant 0,094 = 4,2 pouce cube de . faz acide carbonique. Or, comme il se trouvait déjà 0,0078 = 0,4 pouce cube de ce gaz, dans la même quantité d'ait atmosphérique inspiré, les organes respiratoires en :avaient

(4) Rapport de l’air avec les êtres organisés , t. IL, p.272. (2) Philos. Trans., 1808, p. 259.

(3) Chirurgische und physiologische Versuche, p: 440.

(4) Rapport de l’air avec les êtres organisés, t. IT, p, 272.

376 SÉGRÉTIONS SUPERFICIELLES GAZEUSES.

ajouté 0,086 —1,1 pouce cube (1), ‘ce qui, avec l'habitude qu'avait Davy de respirer vingt-six à vingt-sept fois par minute, donnerait à peu près vingt-neuf pouces cubes par minute , quoique l’auteur lui-même n’en indique que 26,6.

Dans une expiration extrêmement forte, de 98,7 pouces cubes d'air, celui-ci contenait 0,045 — 4,5 pouces cubes d'acide carbonique , ce qui, déduction faite de 0,7 pouce cube déjà existant dans l'air inspiré , donne 3,8 pouces cubes (2).

En faisant plus d’eflorts encore, il expira cent trente-neuf pouces cubes d'air, contenant 0,043 — 6 pouces cubes d'acide

carbonique , dont cinq provenaient des organes respiratoires, puisque l’air inspiré en contenait déjà un (3).

Enfin, quand il avait inspiré pendant une demi-minute par le noël et expiré quatorze à quinze fois par la bouche, dans son récipient, il trouvait dans ce dernier cent soixante et onze pouces cubes d'air, contenant 0,82 — 14 pouces cubes d'acide carbonique, de sorte que celui-ci s'élevait à un pouce cube par chaque respiration, et à vingt-huit pouces cubes par minute (4).

Nysten (5) fit respirer, pendant une demi-minute ;\ trois hommes bien portans par un tube muni de deux bras susceptibles d’être fermés à l'aide de robinets, qu'on ouvrait alternativement pour permettre, l'un d'inspirer dans l'atmosphère , l'autre d'expirer dans une vessie.

Un homme robuste, vif et à large poitrine ; expira pendant ce laps de temps 2910 centimètres cubes = 162,642 pouces cubes (prussiens), contenant:0,055 = 160,05 centimètres cubes — 8,945 pouces cubes (prussiens) d'acide carbonique; comme il y avait dans l'air, avant la respiration, 0,005 = 14,55 centimètres cubes — 0,813 ‘pouce cube (prussien) d'acide carbonique, la quantité réellement expirée de cet acide était de 8,132 pouces cubes.

(4) Physiologisch chemisohe Untersuchungen ueber das Athmen, p.402, (2) Ibid., p. 101.

(3) Loc. cit., p. 100.

(&) Loc. cit., p. 403.’

(b) Recherches de physiologie, p. 490.

‘Un autre homme , de tempérament irritable , d'une constitution faible et à poitrine étroite, expira 2650 centimètres cubes —:148 pouces cubes d'air, contenant 0,050 — 132,50 centimètres cubes = 7,405 pouces cubes d'acide carbonique, dont 0,740 pouce cube provenaient de l'air inspiré , et 6,665: pouces cubes des organes respiratoires.

Enfin ; une femme de moyenne taille, d'une bonne constitution et d'un tempérament vif, expira 2668 centimètres cu— bes— 149,115 pouces cubes d'air, contenant 0,0475 —026,75 centimètres cubes = 7,084 pouces cubes d'acide carbonique, dont il provenait 0,745 pouce cube de l'air inspiré , et 6,339 des organes de la respiration.

Ainsi, dans l'espace d'une minute, un homme robuste expira 16,264 , un homme faible 13,330, et une femme 12,678 pouces cubes de gaz acide carbonique, qui s'était développé par le fait de la respiration. Du reste, Nysten (1) a trouvé que , quand le mouvement respiratoire était devenu difficile par suite d'une maladie, que ce fût une péripneumonie ou une phthisie pulmonaire , une hydropisie de poitrine ou une ascite , il se formait moins d'acide carbonique. La quantité de ce gaz expirée pendant une demi-minute, en cas de phthisie pulmonaire, fut, chez un sujet qui avait beaucoup de peine à respirer, de 75,9 centimètres cubes —4,242 pouces cubes (2), et, chez un autre dont la respiration était moins pénible, de 155,4 centimètres cubes = 8,685 pouces cubes (3); dans une fièvre adynamique, avec respiration gênée, de 67,25 centimètres cubes = 3,788 pouces cubes (4); dans une fièvre bilieuse, avec respiration lente, de 215,2 centimètres cubes = 12,027 pouces cubes (5); dans une pneumonie, de 106 centimètres cubes = 5,924 pouces cubes (6).

D'après Allen et Pepys, un homme inspira en onze minutes,

(4) Loc. cit., p. 200 , 242.

(2) Zbid., p. 198.

(3) Jbid., p.197.

(4) Ibid, p. 494.

(5) Lbid., p. 493.

(6) Zbid., p. 195.

dâns trente-huit fortes respirations, 3460 pouces cubes d'air atmosphérique, et expira 3437 pouces cubes d'air contenant 0,085— 292,145 pouces cubes d'acide carbonique ; celui-ei s'élevait donc.à 26,558 pouces cubes par minute. En réspirant à sa manière ordinaire, dix-neuf fois par-minute , cet homme expira, dans l'espace de onze minutes, la même quantité d'acide carbonique , ce qui fait, pour une expiration de 16,5 pouces cubes d'air, 1,3978 pouce cube d'acide car: bonique (1). Allen et Pepys aëmettent que cette expérience donne la proportion normale , parce que son résultat s'accorde avec ceux des expériences publiées par Davy ; mais, comme l'expérience fut faite dans un moment où le thermomètre de Fahrenheit était à cinquante degrés et le baromètre à 30,4, ils ont calculé que, dans les conditions ordinaires, c’est-à-dire le thermomètre étant à soixante et le baromètre à trente, la quantité de l'acide carbonique s’éleverait par minute à 27,45 pouces cubes. À cela, nous répondrons que ; si l’on:voulait se permeitre des corrections pour arriver à la proportion normale, il faudrait avoir égard non seulement au thermomètre et au baromètre, mais encore aux autres conditions de là vie, qui exercent une influence bien plus importante; D'ailleurs, Allen et Pepys n’ont point pris en considération là quantité ordinaire d'acide carbonique que contient l'air atmosphérique. Or, si cette quantité est de 0,005, elle s'élève, pour les 3437 pouces cubes d’air expirés en pas minutes, à 17,185 pouces cubes, c'est-à-dire à 1,562 pouce cube par minute; de sorte qu’en admettant même la correction précitée, la quantité d'acide carbonique expirée par Minute serait de 26,88 pouces cubes, et non de 27,45.

Le même homme expira une autre fois avec plus de ra: pidité, ce qui donna, en vingt-quatre minutes et demie, 789,76 pouces cubes d'acide carbonique, c’est-à-dire 32 pouces cubes par minute (2).

Un autre homme expira en cinq minutes et demie 3311 pouces cubes d'air, avec 0,085 =281,45 pouces cubes d'acide

(4) Philos. Trans., 1808, p. 254:

(2) Zbid., p. 257.

carbonique, dont la quantité était par conséquent de 51 om. par minute (1).

Enfin, après une inspiration naturelle , il fut expiré avec beaucoup d'effort, en une seule fois, 204 pouces cubes d'air, contenant 0,095 — 19,38. pouces cubes d'acide darhonix que (2).

.Menzies (3) expira à la fois 40 pouces cubes d'air, contenant 0,050=2 pouces cubes d'acide carbonique: Gomme il respirait dix-huit fois par minute, il admit, pour ce laps de temps, 36 pouces cubes d'acide carbonique ; ce qui est incontestablement trop, puisque une expiration ordinaire ne donne pas plus de quarante pouces cubes d'air.

La quantité relative d’acide carbonique contenue dans l'air fourni par une expiration, est évaluée par Coutanceau (4) de 0,075 à 0,077; par Prout. (5), terme moyen, à 0,0345; par Apjohn (6), à 0,036, ce qui ne nous apprend rien sur,la quantité absolue.

La quantité d'acide carbonique expirée dans l'espace de vingt-quatre heures a été estimée , par Lavoisier et Seguin (7); d’abord à deux livres cinq onces et quatre ‘or0S, puis, plus tard (8) à 14930 pouces cubes = 8584 grains français —15894 pouces cubes —9243 grains prussiens, contenant 2820 grains français de carbôhe; par Menzies (9), à 51840 pouces cubes 7 3,9697 livres troy; par Bostock (10), d’après: Davy ; à 31680 pouces cubes = 17811 grains anglais = 29045 pouces cubes 16873 grains prussiens; par Allen ‘et Pepys(41), à 39534 pouces cubes — 18683 grains anglais = 36209 pouces cubes = 21057 grains prussiens, contenant 5363 grains ans

. (4) Zbid., p. 256.

(2) Lbid., p. 259.

(3) Crell , Chemische Annalen, 1794, t. II, p. 33.

© (4) Révision des nouvelles doëtrines chimiéo-p hysiologiques , r. 285. (5) Schweigger, Journal fuer Chemie, 1: XV, p. 47. 46) Medicinisch-chirurgisehe Zeitung ,t. XXV, 30. (7) Hist. de VAcad. des sciences, 1789, p. 977. (8) Ibid., 1790, p. 609.

(9) Creil, Cneche Annaleñ, 1794 ,1t. IL, p. 33. (10) V’ersuch ueber das Athemholen, p.96.

(41) Philos. Trans., 1808, p. 265:

580 SÉCRÉTIONS SUPERFICIELLES CAZEUSES,

glais de carbone ; par Dalton (1), à 2,8 livres poids de troy = 17151 grains — 29492 pouces cubes prussiens ; par Jurine, à 34560 pouces cubes français — 38317 pouces cubes prussiens. Toutes ces évaluations sont fort incertaines, puisque la respiration n’est pas toujours, durant les vingt-quatre heures , telle qu'elle à été pendant l'expérience. Cependant les variations en sens inverse qu'elles.présentent, établissent peut-être une sorte de balance ; car si, dans l’état de calme, on ne fait point des inspirations si profondes que pendant une expérience , l’expiration dans. un espace clos est en revanche plus difficile qu’en plein air, et, dans la vie ordinaire, on exécute de temps en temps des expirations plus profondes que les autres. De même, si l’on respire moins en dormant que pendant la veille ($ 606, 8), d’un autre côté l’homme éveillé respire plus aussi quand il se remue que quand il reste tranquille. Si donc nous réunissons les observations qui viennent d'être rapportées, nous pouvons fort bien considérer comme moyenne de la quantité d'acide carbonique exhalée à chaque expiration 4,4 pouce cube prussien, ce qui donne, par minute, le nombre des respirations étant de vingt, 28 pouces cubes, par heure 1680, et pour vingt-quatre heures 40320 pouces cubes = 23448 grains, contenant 6483 grains de carbone. Berzelius (2) trouve une tel? quantité invraisemblable , parce que la nourriture journalière ‘en introduit à peine autant dans le corps , outre qu'une autre portion encore de carbone s'échappe par d'autres sécrétions. Mais la question de savoir d’où le carbone provient en si grande abondance peut être mise ici de côté, puisqu'elle nous occupera ailleurs, et nous devons plutôt consulter l’analogie avec les animaux pour apprécier l'évaluation qui vient d'être donnée.

4° Collard de Martigny (3) est le seul qui ait entrepris de faire des observations sur la quantité d'acide carbonique que les animaux exhalent par leurs poumons : au moyen d’un tube plongé dans la trachée-artère de Lapins et de Cochons d'Inde,

(1) Froriep, Notisen, t. XXVI, p. 229.

(2) Traité de chimie, t. VIT , p.400.

(3) Journal de Magendie , t, X, p. 453.

il força ces animaux d'inspirer dans l'air et d'expirer dans uni vase clos. Voici quels furent les résuliats de ses expériences :

En vingt-quatre En une heures.

heure. CORTE IS Pouces | Pouces | Grains, cubes, | cubes.

1) Lapin, 1 heure après avoir mangé, |;

donna , en 11 minutes, 0,279 litre|:

—15,5935 pouces cubes d’acide

Carbohique An) 2 MENU THRARA TRS 85,05 | 2041 | 1186 2) Lapin, 6 heures après avoir mangé,|

donna, en 14 minutes, 0,198 litre].

— 11,0662 pouces cubes d'acide

CARDOMUUE 1. CHINE SR 47,42 | 2138 | 661 3) Lapin , une heure et demie après]. R

avoirmaungé, donna, en 9 minutes,

0,301 litre —.16,8228 pouces

cubes d'acide carbonique. . . . . 112,15 | 2691 | 4565 A) Lapin, après avoir mangé, donna, |,

en A1 minutes, 0,288 litre =|

16,0963 pouces cubes d'acide car-|° |

Poniqueiiishn sin athitiethtes 87,79 | 2107 | 1225 5) Lapin, 8heures aprèsavoir mangé,

donna , en 12 minutes, 0,193 litre

— 10,7868 pouces cubes d'ucide|

carbonique: / ... . : PER 83,951 "4929410752: 6) Lapin , 1 heure après avoir mangé, |.

donna, en 12 minutes , 0,374 litre!

= 20,9029 pouces cubes d'acide

CALDONAAIONS. 0.0, PALAU 104,31 | 2508 | 1458 7) Lapin, 1 heure après avoir mangé |,

donna, en 13 minutes , 0,311 litre

= 17,3818 pouces cubes d'acide |

carbonique sd eme 80,22 | 1925 | 1119 8) Lapin, 3 heures après avoir mangé,

donna , en 15 minutes, 0,239 litre,

= 13,3577 pouces cubes d’acide

CARDONQUAr LT, ee 53,43 | 1282 | 745 Ainsi des Lapins donnèrent en 97 mi-

nutes 122,0078 pouces cubes d'a-

cide CAPROMIqUE . AU à 75,46 | 1811 | 1053 1)Cochon d'Inde, depuis 8 heures |

sans nourriture, donna, en dix mi-

nutes, 0,201 litre —41,2339 pou-

ces cubes d'acide caïbonique. . .| 67,40 | 1617 } 940

Er]

382 SÉCRÉTIONS SUPERFICIELEES GAZEUSES.

‘ILL'exhalation d'acide carbonique par la peau est consi: dérable chez les animaux sans vertèbres et chez les vertébrés à sang froid.

Spallanzani (1) à trouvé que des Écrevisses, auxquelles il avait coupé les branchies, exhalaient encore de l'acide carbonique , bien qu'en moindre quantité. Une Couleuvre à collier (2), qui avait exhalé 0,04 de cet acide, dans l’espace de sept heures, en donna, dans lé même laps de temps, 0,01 après la ligature de trachée-artère, et 0,02, après celle de la trachée-artère et de l'œsophage. Des Grenouilles (3) qui, à l’état d'intégrité, avaient exhalé 0,065 à 0,070 d'acide carbonique en neuf heures, donnèrent, dans le même espace de temps, 0,040 à 0,065 de cet acide après qu'on leur eut enlevé les poumons. Des Salamandres n’en donnèrent guère moins après l’excision de ces organes (4), et en fournirent autant (5), ou même plus (6), que quand elles jouissaient de toute leur intégrité.

Edwards (7) a égalemeut observé la persistance de cette exhalation, chez les Grenouilles, après l’occlusion des voies aériennes.

Lorsque les organes respiratoires sont plus développés, la peau y prend moins de part, sans cependant cesser totalement d'y contribuer. Elle a été observée, chez l'homme, par Milly (8), Cruikshank, Abernethy (9), Jurine, Wurzer (10), Collard de Martigny (11), Mackensie et Ellis (2).

(4) Rapport de l'air avec les êtres organisés, p. 425.

(2) Zbid., p. 221.

(3) Ibid., p. 393.

(4) Ibid, p. 311.

(5) Lbid., p. 345.

(6) Jbid., p. 316.

(7) Influence des agens DHtsiquée sur la vie, p. 42.

(8) Hist. de l’Ac. des sciences, 1777, p. 361.

(9) Chirurgische und ph dotthe PF. ersuche , p. 408.

(40) Gunther, Darstellung einiger Resultate, die aus der Anwendung der pneumatischen Chemie auf die prahtische Arzneikunde hervorgehen, p. 50.

(41) Journ. de Magendie, t. X, p. 465.

(42) Meckel, Deutsches Arehiv, t. LIL, p. 609.

SÉCRÉTIONS SUPERFICIELEES: GAZEUSES : 583

Abernethy introduisit sa main, à travers du mereure dans une cloche en verre pleine d'air atmosphérique. La main exbala , en einq heures , un volume d'acide carbonique presque égal à celui d’une once d’eau ; une autre fois, en neuf heures; plus d’un volume égal à celui d’une once d’eau (1); cette fois une partie de l'acide avait été résorbée. Dans d’autres expériences , où la résorption n eut point lieu (2), la main exhala, dans l’espace d'une heure, au moins trois gros en volume. La surface de la main étant declle du corps entier comme 1 : 38,5, ce dernier aurait donc exhalé, dans l’espace d'une heure , un volume d’acide carbonique équivalent à 115,5 gros d'eau ; sk Von ne compte que 2 gros pour la main ; l'exhalation du corps entier aurait été l'équivalent de 77 gros d eau (3). Or si, d'après les poids et mesures anglais, une once d’eau occupe 1,9043 pouce cube, il résulte de là, dans le premier eas, par heure, 27,45 pouces cubes anglais, et, pour vingt-quatre heures, 658,8 pouces cubes — 603 pouces cubes = 350 grains prus: siens; dansle second, par heure , 18,3 pouces cubes anglais, et pour vingt-quatre heures 139,2 pouces cubes 402,08 pouces cubes = 244 grains prussiens.

Milly (4) recueillit dans un bain, pendant l’espace de deux heures , et au moyen d’un entonnoir ayant huit pouces de diamètre, une quantité d'acide carbonique équivalente à une demi-pinte = 26,5 pouces cubes ; il avait eu soin de frotter la peau auparavant, de manière qu'ici une surface correspondante de tégumens, excilée par la chaleur et le frottement , avait dégagé une très-grande quantité de ce gaz.

EEE. La quantité de gaz acide carbonique qu'exhalent la peau

et les poumons simultanément, ressort des expériences dans lesquelles on a tenu pendant quelque temps des animaux dans un vase clos , pour examiner ensuite l'air que renfermait le récipient. On doit prévoir qu'ici, le même air étant inspiré et expiré à plusieurs reprises, les poumons et la peau pris

(4) Loc. cit., p. 117.

(2) Loc. cit., p. 124.

(3) Loc. cit., p. 136.

(4) Loc, cit., p. 223.

ensemble donneront à peine plus d'acide carbonique que les poumons seuls dans les expériences précédentes (2°) de Collard de Martigny, où l'animal inspirait toujours de l'air frais. Du reste , si les résultats de ces expériences diffèrent beaucoup les bts des autres à l'égard d'une même espèce d'animal, la cause doit se rattacher en partie à des erreurs d'observation ou de calcul. Cependant nous ne pouvons pas omettre de relater celles mêmes dont le résultat nous paraît incertain. Une autre cause tient à la différence de volume des individus d'une même espèce. Malheureusement il n'y a qu'un trèspetit nombre d'expérimentateurs qui aient eu égard à cette circonstance, Treviranus le premier a fait voir combien elle était importante, et il est arrivé à d'intéressans résultats en comparant le poids du corps de différens animaux avec:la quantité d’acide carbonique exhalée par eux (1). Il a calculé combien de pouces cubes de cet acide s'échappaient, dans l'espace de cent minutes, en supposant le poids du corps de cent grains. Comme il paraît plus convenable de prendre une période naturelle pour mesure, et de comparer le poids du corps avec celui de l'acide carbonique exhalé, j'ai donné, dans la dernière colonne du tableau suivant, la proportion entre le poids de l'acide carbonique exhalé en vingt-quatre heures et le poids du corps de l’animal ; lorsque ce dernier n’est point indiqué par l'observateur, j'ai renfermé entre deux parenthèses l'évaluation, qui n'est alors donnée que sous forme conjecturale. Les calculs ont été faits en poids et mesures de Prusse ; mais, pour qu'il füt possible derectifier les erreurs, s’il s'en était glissé quelques unes, j'ai noté les quantités signalées par les observateurs eux-mêmes. Quelques décimales ont été laissées de côté pour éviter de multiplier les chiffres , quoiqu’elles aient été prises en considération dans les calculs.

(1) Zeitschrift fuer Physiologie, t, IV, p. 22.

SÉCRÉTION S suremriersuuns cazuss. 385 GAZEUSES.

Én une En 24 heures. Rapport

heure. au rs Pouces

Pouces etui

cubes. | cubes. corps.

Chiens. 1. LEGALLOIS (1).

Un Chien d’un à deux mois, pesant 2713 grammes — AA5AS grains, donna , en 132 minutes, de 41720 centimètres cubes — 5331 pouces cubes, 9,42 pour cent = 212 pouces cubes d’acide carbonique. . 96,667 | 2320 1339114 + 33 2. (2) Un Chien d'un à deux { mois, pesant 917 grammes — 15057 grains , donna, en 180 minutes , de' Ta quantité précédente | 7,65 pour cent — 178, 389 pouces cubes d’acide PUR LL carbonique. ) . [59,463 | 1497 829,1 + 48 3. DESPREZ (3). Deux'Chiens de quatre à cinq semaines donnèrent, en 102 minutes, L,018 litres — 224,580 pouces cubes d'acide carbonique , par conséquent l’un d'eux (à | ne 000 grains). . 66,053! 4585] 921,(1: 21) . 4. Id. (4). Un Chien de sept à huit mois donna, en 102 minutes, 2,777 litres — 155,216 pouces cubes. . 91,304 | 21941! 1274 5. Ib. (5). Un Chien de cinq ans donna, en 91 minutes, 3,768 litres = 210, eue pou= ces cubes. . . «1138,862| 3332] 1937 6. : EDWARDS (6). | Trois |

(4) Œuvres , t. IT, p. 65, n°4,

(2) Ibid. n° 6.

(3) Annales de chimie, t, XXVI, p. 356.

(4) Ibid., p. 355.

(5) Zbid., p. 354.

(6) De l'influence des agens physiques sur tà vie, p. 644.

En 24 heures. Rapport

Pouces

Lubes Grains.

Chiens d'un à deux jours ne donnèrent, terme moyen, en cinq heures, chacun pas plus de 17,86 centilitres — 9,982 pouces cubes (attendu que, comme. il résulte de l’expérience suivante, une résorption considérable eut lieuf pendant ce laps de temps trop long), ce qui fait pour l’un COUR RE OURS UE 7. Id. Trois Chiens d'un à deux jours donnèrent, en deux heures , terme moyen ,| chacun 14,86 centilitres —| 8,305 pouces cubes. . . .

Chats. 1. LEGALLOIS (1). Un Chat , pesant 634 grammes = 10410 grains, donna , en trois heures, de 41720 centimètres cubes — 2331 pouces cubes d’air,7,40 pour cent—172,559 | pouces cubes d'acide carbo- | | j niquésl sd 4 Mare, 187,919 | | 8021 : 13 2. Id. (2). Un Chat, pesant | 737 grammes — 12101 grains, donna , en trois heures, 6,20 pour cent de la quantité précédente — 144,576 pouces cubes 4\enk. F4, Sn, 3. DESPREZ (3). Un Chat, âgé de plus de deux ans (pesant 24,000 grains) , donna,

(4) Loc. cit., p.64, n°4.

(2) Ibid., n° 5.

(3) Loc, cit,, p. 356.

| En une heure.

EE

Pouces cubes.

en 95 minutes , 2,060 litres = 115,140 pouces cubes.

Lapins. 1. LEGALLOIS (1).

Un Lapin, pesant 997 prammes — 16371 grains , donna, | en trois heures, de la quantité précédente d'air7, 03pour cent — 163,931 pouces cubes d'acide carbonique. ;

2. Id. (2). Le même donna, le lendemain, en trois heu res, 6,16 pour cent—143,614 pouces cubes. . .

3. Id. (3). Un Lapin, pesant 947 grammes — 15550 grains, | donna , en trois heures, 6,56!

pour cent — 152 971 pouces cubes. .

4. Id. (4). ‘Un Lapin, pesant 1840 grammes — 30213 grains , donna , en trois heu-

res, 8,55 pour ‘cent—199, 376 | pouces cubes. | . .|66,458 5. Id. (5). Un Lapin, pesant 1175 grammes — 10293 } grains , donna , en 490 minutes, 6 81 pour cent— 158,801 pouces cubes. 10

6. DESPREZ (6). Six jeunes Lapins , âgés de quinze jours, donnèrent, en 125 minutes,

(4) Loc, cit., p. 63, n° 4.

(2) Ibid., n°2.

(3) Zbid., n° 4.

(4) Ibid., n° 7.

(5) Zid., n°41.

(6) Loc: oùt., pi 802.)

: En 24 heures. Rapport sit, | AU poids Pouces du cubes Grains. corps.

En une | En 24 heures. | Rapport

heure.

Pouces Pouces cubes. | cubes.

Grains. | corps.

2,955 litres — 165,165 pou- ; "

ces cubes, c'est-à-dire chacun. |13,213 317 184 7. Id. (1). Un Lapin, âgé

de plusieurs années, donna,

en 96 minutes , 3,076 litres =

171,928 pouces cubes. . .107,455} 2578] 1499 S. BERTHOLLET(2). Un La-

pin absorba , de 28,912 déci-

mètres cubes d'air, en 210

minutes, 3,3b pour cent =

0,968 décimètre cube; ïül

resta donc 27,944 décimètres

cubes = 1561,892 pouces cu-

bes d'air, avec 11,70 pour

cent — 182,741 pouces cubes

d'acide carbonique. . . .152,211| 1253] 728 9. Id. Un Lapin absorba , di

en trois heures , de la quantité

précédente, 2,70 pour cent}

= 1,069 décimètre cube; il] ::

resta 27,843 décimètre cu-

bes — 1556, 24 pouces cubes

d'air, avec 9 pour cent =

140,061 pouces cubes d'acide

carbonique . . . . . .146,687| 1120) 651 10.*7d. Un Lapin absorba,

en 220 minutes, 2,42 pour

cent — 0,699 décimètre cu-

be; ilresta 28,213 décimè-

tres cubes — 1576,92 pouces

cubes d'air, avec 11,56 pour

cent — 182,291 pouces cubes

d'acide carbonique. . . .149,715| 41193] 693 14. Id. Un Lapin absorba,

(4) Loc. cit., p. 351.

(2) Mémoires de physique de la Société d’Arcueil, t, IX, p, 461.

SÉGRÉTIONS SUPERFICIELLES GAZEUSES. 389

En une |. En 24 heures. | Rapport heure. | = — |au poids du

Pouces | Pouces \ Grains. | corps.

cubes. | cubes.

Es conne anne)

en 226 minutes, 2,53 pour cent = 0,731 décimètre cube ; il resta 28,181 décimètres cubes — 1575,13 pouces cubes d'air, avec 13,82 pour cent = 217 ,082 pouces cubes d'acide carbonique.

42. Id. Un Lapin absorba | en 150 minutes, 3,02 pour cent — 0,873 décimètre cube; ïül resta 28,039 décimètres cubes = 1567,20 pouces cubes d'air, avec 10, 77 pour cent — 168,765 pouces cubes d'acide carbonique.

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