LAIT
reuses en ce qu'elles contiennent une substance. particulière , distincte de l'albumine , non coagulable par les acides ou la chaleur, mais uscop DIE, comme le mucus nasal ,.des épais-
sir, par l’évaporation libre au grand air, en un mucus jaune el Lincoluble) ’
IV, Laït.
$ 825. Le lait contient de la graisse (S 520 j 8° ), de la ma-
tière caséeuse ( $ 520, I), de l’osmazome, avec un péü de matière salivaire ( $ 520, 12°), du sucre de lait ($S 523 , 13°),
de l'acide lactique ($ 520 , 14°), des sels solubles dans l'al-
cool ( lactates de potasse ; de soude, d'ammoniaque, de chaux et de magnésie, chlorure de potassium et chlorure de sodium), d'autres solubles dans l’eau seulement ( sulfates et phosphates de potasse et de soude), d’autres enfin insolubles dans l'eau et l'alcool (phosphates de chaux et de magnésie , avec des traces d’oxide de fer ). ù
En analysant le lait de deux femmes, Megsenhofen (1) obtint :
EURE RNA NES AMAR 0,8835 0,7893 Extrait alcoolique ( beurre , 1 acide MACTIQUE P'ELC)S MES 0,0881 0,1712 Extrait aqueux . . . . . : . . 0,0129 0,0088 MATIETE l'CASÉEUSRS "PR 2 RACE 0,0147 0,0288 Phosphate de chaux et de magnésie 0,0008 0,0019 Payen a trouvé dans le lait de deux autres femmes (2) : Lu 1 eg arc pdpaie Yes ati à 0,8600 0,8560 MR SU SU 0e Le © 0,05 16 0, ,0820 Extrait aqueux, avec sucre de | … db garnie te ve: dép 0,0762 0,0793 Matière caséeuse et sels inso- LL de pen ep ie 0,0018 0,0025
L’humeur prostatique et celle des glandes de Cowper (S 115).
(1) Zeitschrift fuer Physiologie, t, TL, p. 274. (2) Journal de Chimie médicale, t, IV, p. 448.
BILE. 439 se refusent à tout examen approfondi. On assure que la première contient de l’albumine.
$ 826. La bile ‘est formée dans le foie, et en partie versée immédiatement dans l'intestin , en partie conduite dans la vé- . sicule biliaire, d'où elle passe dans le canal intestinal. Sur les cadavres, on la trouve dans les conduits biliaires du foie, et, en appuyant sur cet organe , on peut la faire couler tant dans la vésicule que dans l'intestin, de même que la compression de la vésicule l’oblige à tomber dans le canal alimentaire, Lorsque, pendant la vie, un point quelconque des organes qui la charrient vient à devenir imperméable, il se manifeste une tuméfaction, soit entre ce point et le foie , soit dans. le foie lui-même (1).
4°.Dans les vivisections on voit, de temps en temps, environ deux fois par minute, chez les Chiens, d’après Magendie, une goutte de bile couler du canal ape dans l'intestin. Aussi. Graaf a-t-il recueilli six grains de ce liquide en huit heures sur un Chien, et Keil deux gros en une heure sur.un Chien de grande taille, faits d'après lesquels Haller (2) pense qu'on peut admettre que la sécrétion biliaire s'élève à environ vingt-quatre onces en vingt-quatre heures, chez l'homme, évaluation évidemment trop forte pour ce qui concerne l'état normal. Comme le chyme est acide, etque cet acide’ est neutralisé par la bile, Schultz (3) calcule la quantité 'sécrétée de la bile d'après celle du chyme produit et d'après celle de la bile nécessaire , en vertu de ses expériences, pour neutraliser l'acide de ce dernier. En procédant de cette manière; on trouve qu'un gros Chien sécréterait par jour trente-six onces, et.un Bœuf tente-sept livres et demie de bile. Or si le Bœuf avait
(4) Haller, Element, physiolog., à, AVE. p. 578, — Froriep, arte zen , L'XCIT De 70
(2) Element. physiolog., t. VE, p. 604.
(3) De alimentorum concoctione, p. 407.
4/o BILE,
autant de salive que le Cheval, comme le pense Schultz (4), c'est-à-dire dix livres , il résulterait que ces deux sécrétions seules égaleraient, en vingt-quatre heures, la masse totale du sang.
2° La bile est un liquide vert jaunâtre et amer; celle qu’on trouve dans les conduits biliaires est plus claire, plus jaunâtre, plus liquide et moins amère ; celle que contient la vé-
sicule, plus verdâtre, plus épaisse et plus amère. Elle à une
odeur fade, toute particulière, et une pesanteur spécifique de 1020 à 1027. En l’examinant au microscope , on y découvre, d'après Weber (2) , des globules ronds et elliptiques, de volume divers, en général fort peu volumineux, plus petits même que ceux qui existent dans le lait et le mucus.
3° La bile réagit à lamanière des alcalis. Cependant, comme le fait remarquer Schultz (3), ce n’est qu’au bout de quelques minutes qu'elle ramène au ;bleu le papier de tournesol rougi. Elle est décomposable à un haut degré, s’altère à l'air avec une grande promptitude , y devient en très-peu de temps fétide et d’un jaune brun , mais ne passe que plus tard à une décomposition complète. A la chaleur , elle ne se coagule point. Lorsqu'on la chauffe doucement, elle donne un liquide clair comme de l’eau, qui a une odeur fade toute spéciale , ne subit aucun changement de la part des réactifs,
mais ne tarde point à se putréfier ; ce produit exhale quel-
quefois l'odeur du muse, quand la distillation a duré long-temps; il se trouble par le refroidissement, et précipite par l’acétate de plomb. Le résidu est un extrait brun verdâtre foncé, qui a une saveur amère et en même temps un peu douceâtre, attire l'humidité de l'air, se dissout presque en entier dans
l’eau et l'alcool, se boursoufle et fond à la chaleur, brûle
avec une flamme claire, et laisse un charbon poreux, difficile à incinérer. Les acides faibles et les acides forts en petite quantité font naître un précipité de mucus dans la bile ; si ensuite on ajoute un acide fort en plus grande quantité, il
(4) Loc. cit., p. 103.
(2) Anatomio des Menschen, t.I, p. 163.
(3) Loc. cit., p. 69.
BILE. 4x se précipite de la résine biliaire , en flocons d’un vert foncé, et le reste de la liqueur donne par l’évaporation des sels, qui consistent en soude et chaux combinées avec l’acide dont on s’est servi. La bile est miscible avec l’eau. Les alcalis et leurs sels ne font que la rendre plus liquide. Les terres alcalines et leurs sels forment avec elle des savons insolubles. Les sels métalliques se combinent avec ses parties organiques, donnant lieu ainsi à un précipité savoneux et d'apparence rési- . neuse. L'alcool précipite le mucus et dissout les autres substances organiques.
&° L'analyse de la bile, commencée dans les temps modernes par Cadet et Fourcroy (1), a été poussée plus loin par Thénard, Berzelius (2), L. Gmelin (3),. Frommbherz et Gugert (4). Comme les produits varient suivant la manière dont le liquide à été traité, ce qui na pas empêché de donner les mêmes noms à quelques uns d’entre eux, nous ne pouvons point passer sous silence les méthodes analytiques employées.
Thénäirdcommença par précipiter le mucus à l’aide des acides, puis il sépara les matières organiques au moyen du sousacétate de plomb. Berzelius n’eut recours qu’à l’acide sulfurique, lorsque l'alcool et l’éther ne suffisaient point pour opérer le départ. Gmelin s’est servi de tous les réactifs dans une opération très-compliquée, et comme son analyse de la bile de Bœuf passe pour da meilleure que possède aujourd’hui la chimie animale, nous en donnerons le précis dans le tableau suivant :