‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 90 sur 108 · LARMES · texte numérisé non relu

LARMES

7° Les propriétés de la matière soluble dans l'eau seulement se rapprochaient davantage, d'après Gmelin, de celles de la substance caséeuse que de celles de la matière salivaire. En effet, l’évaporation répétée la rendait insoluble : elle était précipitable non seulement par les acides, mais encore par les sels des métaux pesans, et le nitrate de mercure la précipitait en rouge. Il y avait peu ou point de matière salivaire proprement dite.

8° L’acide libre était de l'acide acétique ou de l'acide lactique.

9e Les sels, dont la quantité s'élevait plus haut chez le

Chien que dans la Brebis, étaient du carbonate, de l'hydrochlorate, du phosphate et du sulfate de soude , avec peu de potasse , du carbonate et du phosphate calcaires. Leuret et Lassaigne indiquent du chlorure de sodium, du chlorure de potassium, du phosphate de chaux, et une trace d'oxide de fer.

10° Chez les Poissons, le suc pancréatique se distingue par sa consistance et sa viscosité.

ZIT. Larmes.

$ 824. Les larmes sont un liquide clair comme de l'eau, inodore et de saveur salée, qui exerce une réaction alcaline faible. Suivant Fourcroy et Vauquelin , elles contiennent 6,99 d’eau et 0,01 de substance solide , qui, après l'évaporation, reste sous la forme d’une masse jaunâtre , extractiforme, non complétement soluble dans l’eau, composée de matière organique (mucus), soude, chlorure de potassium , phosphate de soude et phosphate de chaux. Lorsque les larmes se sont épaissies à l'air par l'effet de l’évaporation, les alcalis les ramènent à leurétat primitif de liquidité. Les acides s'emparent de la soude des larmes fraîches, et dissolvent celles qui ont acquis plus de consistance. L'alcool précipite des flocons blancs; le chlore, des flocons jaunes, qui ressemblent à l'extrait des larmes et sont insolubles dans l’eau. Berzelius admettait autrefois (1) que les larmes diffèrent des autres sécrétions sé-

(1) Schweigger, Journal fuer Chemie, t. X, p. 379.

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