‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 3)Chapitre 97 sur 108 · I. Quant à ce qui concerne les premiers · texte numérisé non relu

I. Quant à ce qui concerne les premiers

be L’eau s'élevait, dans la bile humaine, à 0,9090 selon Thénard, 0,9000 d'après Frommherz et Gugert ; dans la bile de Bœuf, à 0,8750 suivant Thénard , 0,9044 d’après Berzelius, et 0,9154 selon Gmelin.

6 Ge qui est précipité de la bile fraîche soit par les acides minéraux étendus, soit par l’acide acétique , ou reste sans se dissoudre quand on traite l’extrait de bile par l’alcool, et qui s'élevait à 0,382 dans la bile humaine selon Thénard, à 0,0030 dans'celle de Bœuf suivant Berzelius, est, comme l'a prouvé ce dernier (1), un mucus tout-à fait semblable à celui de la vésicule biliaire, et qui se trouve dissous dans la bile au moyen de la soude. Fourcroy et Thénard l'avaient considéré comme de l’albumine.

Schultz (2) pense que le précipité brun qu’on obtient en saturant la bile avec de l'acide acstiqne; forme la partie essentielle de cette humeur, que c’est la matière biliaire proprement dite.

7° L’osmazome, qui, d’après Berzelius, formait, avec le lactate de soude et le chlorure de sodium, 0,6074 de la bile, restait, sans se précipiter, dans la dissolution alcoolique de l'extrait de bile, quand on ajoutait de l’acide sulfurique.

8° La matière caséeuse se précipite , par le refroidissement, de la dissolution alcoolique préparée à chaud, et l’on peut ensuite la redissoudre dans l’eau.

9° La matière salivaire reste après que l'alcool bouillant a extrait la matière caséeuse de la partie de l'extrait de bile qui est insoluble dans l’alcool froid.

A0 Il y adéjà long-temps qu'on avait remarqué une substance grasse combinée avec de l’alcali, et qu’en conséquence on avait considéré la bile comme un liquide savoneux. Cette graisse saponifiée s'extrait au moyen de l'éther, soit de la bile fraîche et épaissie, soit de la matière biliaire précipitée par l'acide sulfurique et débarrassée ensuite de cet acide. En évaporant le liquide éthéré, elle se sépare en acide stéarique, qui cris-

(1) Schweigger, Journal fuer Chemie und Physik , 1. X, p. 488. (2) Loc.cit., p. 75.

tallise sous la forme de feuillets , et en acidé éléique, qu reste constituant une huile d’un jaune pâle.

4e Outre là soude, qui s'élève, dans la ‘bile Humaine ! à 0,0054 selon Thénérä dans celle de Bœuf à 0,0050 rl le même, ou à 0,0041 suivant Berzelius, on trouve du chlo: rure de sodium , de l’acétate ou du lactate , du phosphate et du sulfate de soude, du phosphate de chaux et des traces dé fer. Les sels s’élevaient, suivant Thénard , à 0,0090 dans le Bœuf, à 0,0041 chez l’homme.

Schultz (4) nie l'existence de l'alcali libre dans la bile!, et pense que la réaction alcaline est une propriété qui appartient à la matière biliaire elle-même , attendu qu’elle est produite aussi par la dissolution alcoolique de l'extrait de bile, qui ne peut cependant point contenir d’alcali fixe ; attendu encore qu'il passe peu d’ammoniaque quand on distille la Bilé, et que cette dernière coagule le lait, tandis qu’un alcali libre empêche la coagulation. Mais la salive, qui est alcaline , coagule également le lait (2), et, si la soude est combinée chi-= miquement avec les principes constituans essentiels de la bile , elle peut passer aussi avec eux dans la dissolution alcoolique.

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