I. Exécutent une contraction dans certaines circonstances
1° On ne peut point les injecter pendant la raideur cadavérique ($ 634 , 4). Bell, par exemple (3), a trouvé, sur une Tortue, l'injection impossible immédiatement après la mort, quelque force qu'il employât, tandis que le lendemain elle s'opérait avec facilité. Mais ce phénomène ne prouve pas qu’il y ait de force musculaire , puisque la substance organique en général se condense pendant la raideur cadavérique (6635, 2°).
{1) Meckel, Archiv fuer Anatomie, 4828, p. 339. (2) Loc. cit,, p. 463, (3) An essay on the forces by which circeulate the blood , p. 35.
25 Lorsque l’on excise une partie, le sang s'échappe des vaisseaux capillaires , parce qu'il y était auparavant comprimé, et qu’alors l'effet de la pression se trouve détruit ; les capillures eux-mêmes se resserrent dans ce cas, d’un côté parce qu'ils reviennent à leur diamètre naturel, de l’autre parce qu'après qu’un vide s’est produit dans leur intérieur, la pression des parties environnantes et celle de l'atmosphère les obligent de s’affaisser ($ 734, 5° ).
3° Les vaisseaux capillaires coupés en travers se resserrent au contact de l'air frais et cessent de saigner. Ce phénomène devient plus prononcé encore par le frottement du doigt, ou par l'application de l'eau froide, de l’eau salée, de l'alcool. De même que, dans l'inflammation de la cornée transparente ou de la conjonctive , l'instillation de la teinture d’opium détermine souvent une constriction instantanée des vaisseaux capillaires distendus, de même on observe ce phénomène , à l'aide du microscope, pendant l’action des stimulans mécaniques , chimiques et galvaniques, et l’on voit les capillaires se distendre ensuite de nouveau (1). Thomson, dans plus de cent expériences sur la membrane natatoire des Grenouilles, a vu les capi!laires se contracter dans l'espace de deux minutes après l'application de l'ammoniaque, et il n’y eut que trois cas dans lesquels l'expérience ne réussit point : la contraction s’étendait de chaque côté à une certaine distance du point irrité, et on pouvait la reproduire trois à quatre fois dans l'espace d'un quart d'heure (2). Hastings (3) a fait des observations analogues. Enfin, certains liquides irritans , injectés dans les artères d’un animal vivant , déterminent peu à peu la constriction des vaisseaux capillaires. Mais tous ces phénomènes n’indiquent pas qu'ils possèdent une force motrice propre : ils ne tiennent qu’à des changemens de cohésion, dont les uns sont l'effet immédiat de la température et de circonstances chimiques, tandis que les autres dépendent d'un changement survenu dans le rapport des organes avec la marche du sang.
(4) Wedemeyer, Untersüchungen, D 320.
(2) Meckel , Deutsches Archiv , t. I, p. 443. (3) Jbid., t. VI, p. 228.
IT. Les capillaires eux-mêmes n’exercent aucune influence sur la marche du sang. Tant que ce liquide coule dans leur intérieur, ils demeurent complétement immobiles, et lors- * qu'ils se contractent , ils ne peuvent qu'intercepter les courans, comme l’a observé Thomson. ER