IV. Parmi les substances vépétales
lo Courten (7), Magendie (8), Gaspard (9) et Hertwich (10) ont injecté de l'huile grasse à des Chiens, à des Chevaux et à des Renards, dans les veines jugulaires ; la respiration devint toujours pénible, souvent stertoreuse, quelquefois accompagnée d’une expectoralion visqueuse et sanguinolente. De fortes doses occasionèrent la mort avec promptitude, fréquemment au bout de quelques instans. Les poumons étaient gorgés de sang, et de l'huile se trouvait mêlée avec celui qui remplissait les dernières ramifications de l'artère pulmonaire. Le
(1) Journal de Magendie , t. I, p. 178.
(2) Scheel , Loc. cit.,t. I, p. 46.
(3) Jbid., p. 184.
(4) Loc. cit., p. 462.
(5) Dieffenbach, Loc. cit., p. 475.
(6) Journal de Magendie , t. I, p. 475.
(7) Scheel, Loc. cit., t. I, p.185.
(8) Journal de physiologie ,t. I, p.87
(9) Zbid., p. 477. , dosjrslisie (40) Dieffenbach , loc. eit,, p. 56. La 7 00104
cœur gauche et l’aorte étaient vides. L'huile séjourne aussi dans les vaisseaux capillaires d’autres organes, comme l’établissent des expériences de Magendie, qui, en ayant injecté dans les veines des intestins , trouva après la mort, survenue au bout de quelques heures , le foie volumineux et d’un jaune rouge. Gaspard a également observé un œdème douloureux de la cuisse après une injection d'huile dans l’artère crurale. ,
8° La gomme arabique agit de même, suivant Magendie et Viborg (1). Hertwich a vu aussi cette substance gêner la respiration, la rendre oppressée et irrégulière, produire des accès de suflocation , et causer la mort, quand la dose en était forte (2) : les poumons regorgeaient de sang, et présentaient des extravasations sur plusieurs points de leur étendue; le cœur droit et l'artère pulmonaire étaient pleins d’un sang noir, dans lequel on apercevait des stries blanchâtres de gomme. Quand la mort ne survenait qu'au bout de plusieurs jours, les symptômes et les lésions cadavériques étaient les mêmes qu’à la suite d’une fièvre putride.
-V. Allen Moulins (3) et Gaspard {4) ont injecté du mercure coulant dans la veine jugulaire. Il survint bientôt des symptômes de péripneumonie ; les ramifications de l'artère pulmonaire et de petites pustules disséminées dans les poumons contenaient du mercure, dont une certaine quantité se trouvait aussi dans le cœur droit. Du mercure que Gaspard (5) ‘fit couler dans une veine intestinale, était parvenu, au bout d'une heure, dans le foie, mais n'en avait pas tra- versé les vaisseaux capillaires. Injecté dans les artères d’une partie (6), le métal y détermina la paralysie, linflammation, la suppuration , et on ne le retrouva que dans les vaisseaux capillaires de cette partie / notamment dans ceux des points qui Suppuraient.