‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observation (volume 5)Chapitre 77 sur 81 · IL. Quant à ce qui concerne les proportions quantitatives · texte numérisé non relu

IL. Quant à ce qui concerne les proportions quantitatives

lo La quantité des parties solides est accrué dans lés maladies inflammatoires (5), notamment dans la Synoque , cas où Pinfusion de l’eau dans les veines s’est montrée salutaire (6). Elle est diminuée dans le typhus , et particulièrement dans la fièvre jaune , d'après Steevens (7). Cet état de choses est annoncé déjà par la proportion respective du sérum et du caillot : la quantité du premier diminue dans les inffammations sthéniques (8), où, suivant Gendrin (9) , elle est à celle du second comme 4:2; dans le typhus; au contraire, cétte quantité augmente , de manière qu'au rapport de Reid Clanny (10),

(4) Loc. cit:, p. 356.

(2) Loc. cit, t. IT, p. 445.

(4) Loc. cit., p. 454.

(5) Hunefeld, Physiolagische! Chémie , t. IT, p. 225. . (6) Andral ; Précis d'anatomie pathologique, t. E, p. 547. (7) Medico-chirurgical review, t, XXV, p. 247.

(8) Thackrah, loc. cit., p. 408.

(9) Loc. cit., p. 445.

(40) Archives générales, t. XVIII, p. 290.

quand la proportion du sérum. au caïllot était de 1 : 0,23 dans l’état de santé, elle devient de 1 : 0,13 au plus fort de la maladie. Thackrah (1) a trouvé la proportion de 4 : 3,30 dans une synoque , de 112,82 dans la pneumonie, de 1; 2 81 dans la gastrite , de 1 : 2,50 dans la fièvre tierce, de 1 : 1,60 dans la fièvre quarte , de 1°1,56 dans la phthisie pulmonaire, de 1:1,29 dans l'hydropisie, de 1 : 1,23 dans l’hémiplésie ; Brande (2), de 10,18 dans un rhumatisme aigu, de 1° 0,16 dans la pleurésie, de 1: 0,15 dans la péripneumonie, de 120,14 dans la scarlatme, de 1:0,14 dans le vertige, de 120,13 dans la commotion cérébrale, de 1: 0,10 dans la pleurésie , chez un enfant. La dissidence entre les divers ‘observateurs , sous le rapport de la quantité absolue, ne doit pas nous induire en erreur ; car chacun d'eux s’est servi d'une échelle particulière. D’après Lauer (3);, la proportion du caillot au sérum diminue chez les personnes débiles , dans les maladies chroniques, celles surtout qui sont accompagnées d'une perte d'humeurs , après de fréquentes saignées, et dans les cas de suppression de sécrétions aqueuses , tandis que l’inverse a lieu chez les sujets robustes.

Il faut aussi avoir égard à la densité du caillot, qui, suivant la remarque déjà faite par d'anciens observateurs (4), est plus considérable dans la fièvre inflammatoire , le rhumatisme et la goutte. Selon Gendrin (5), le caïllot est plus solide et plus compacte dans l’inflammation; mais il lui arrive quelquefois (6), quand la saignée est interrompue par une syncope, de devenir mou et volumineux : il reste aussi peu dense (7) lorsque l’inflammation s’est élevée jusqu'à la faiblesse indirecte. Dans les maladies de mauvais caractère , toutes les fois qu'il y a tendance à la gangrène, dans les fièvres typhoïdes, etc... le caillot est également mou, gélatineux et mal limité.

(2) Loc. cit,, p. 405.

(2) Meckel, Archiv fuer Anatomie , A828 , p. 337.

(3) Hecker, Annalen der gesammten Heilkunde, t, XVIII, p. 442, (4) Haller, Lives, physvot., t. IL, p. 47.

(5) Loc. cit., p. 4M.

(6) Loc. cit., p. 439.

(7) Zbid., p. 454.

2° La quantité de la fibrine augmente dans les inflammations, suivant Davy, Whiting et Kœnig (1). Reid Clanny assure qu’elle diminue dans le typhus , Parmentier et Deyeux dans le scorbut , Nicolas et Guedeville dans le scorbut (2), Brandt dans la commotion cérébrale (3).

3° Davy prétend que {le cruor diminue dans les inflammations , tandis que la fibrine augmente (4). Suivant Reid Clanny, les deux substances diminuent également dans le typhus.

4° La pesanteur spécifique du sérum et la proportion des parties solides qu’il contient augmentent dans les fièvres (5) ; l’accroissement est surtout sensible dans le rhumatisme aigu, suivant Marcet (6).

5° Gendrin dit que le sérum est plus visqueux dans les inflammations (7), et Traill assure qu'il contient alors près de deux fois autant d’albuminé que pendant l’état de santé. Dans le scorbut, il est plus pauvre en albumine, et, d'après Parmentier et Deyeux, se coagule moins par l’action de la chaleur. Henry et Soubeiran assurent que, dans le diabète , il ne contient que les trois-quarts de l’albumine qu’on y rencontre ordinairement (8).

6° La quantité des sels est souvent accrue dans la fièvre, suivant Thackrah (9); elle diminue dans le typhus, mais moins. cependant que celle de l’albumine, aurapport de Reid Clanny. Steevens n’a guère remarqué qu'une diminution des sels dans la fièvre jaune (10). On prétend que les phosphates sont moins abondans chez les diabétiques (41).

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