‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observationChapitre 12 sur 64 · A. RAPPROCHEMENT DES SEXES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

A. RAPPROCHEMENT DES SEXES EN GÉNÉRAL

$ 249. Si l'amour ou le besoin de l'amour est un des plus puissans leviers de la sociabilité chez l’homme, l'instinct de la copulation ou de la procréation n’a pas moins d’empire sur l'animal.

1° Ces instincts organisent , chez les animaux qu'ils dominent long-temps, des unions durables, de véritables sociétés. Le soin de la progéniture est l’unique motif qui retienne ensemble les Abeilles et les Fourmis. Sous ce point de vue, quoique les animaux occupent un rang subalterne , la nature nous fait déjà pressentir en eux la puissance du tout sur l’individualité morale, en établissant la permanence de l'instinct de la procréation, dont elle varie seulement les formes et les directions. |

2° Des animaux qui ont l'habitude de vivre en troupes se séparent à l'époque du rut, et tantôt alors chaque mâle emmène avec lui plusieurs femelles, comme dans l'espèce de l'Outarde, tantôt les sexes s’accouplent par paires, comme chez les Tourterelles, tantôt enfin l’un ou l'autre de ces deux cas a lieu, comme chez les Chamois, où le mâle s'associe à une seule femelle ou à deux. É

3° Les animaux qui, en tout autre temps, vivent indifférens les uns auprès des autres, éprouvent , à l'époque des amours, le besoin d’une plus grande intimité. C'est ainsi que les Mollusques, les Poissons, les Reptiles, se rapprochent les uns des autres. Les Limaçons commencent par rester tranquillement

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