‹ Traité de physiologie, consideŕeé comme science d'observationChapitre 23 sur 64 · I. Modalité de la monogénie · texte numérisé non relu

I. Modalité de la monogénie

& 270. 1° La génération par scission commence, chez les animalcules infusoires, par une sorte d’étranglement du corps, qui devient de plus en plus profond , jusqu'à ce qu’enfin les deux moitiés ne tiennent plus ensemble que par un filament, de manière qu'on croirait avoir sous les yeux deux animaux accouplés. Chaque partie qui veut devenir un tout s’arrondit, : se ferme, et se pose elle-même sa délimitation organique, ce qui la rend un individu. Ce phénomène de scission a lieu: lorsque l'accroissement est arrivé à son point culminant et qu'il dépasse en quelque sorte les bornes normales.

. La scission longitudinale repose sur l'accroissement en larseur. Les Bacillaires acquièrent d'abord leur longueur normale , puis elles s’élargissent , et alors elles commencent à se diviser en deux moitiés latérales (1).

Dans la scission transversale, la cause prochaine est l’accroissement en longueur. La Nais proboscidea est composée d'environ quinze articles ; lorsqu'elle a pris tout son développement en largeur , le dernier article de la partie postérieure, ou la queue, devient plus long que les autres , et acquiert en même temps dix à douze sillons transversaux , ou même davantage; ces sillons sont les rudimens de nouveaux articles, dans lesquels l'intestin se prolonge , avec les vaisseaux; le sillon le plus antérieur , ligne de démarcation entre la mère et l'enfant, devient de plus en plus profond, et derrière lui

(4) Nitzsch, Beitræge zur Infusorienkunde, p. 84.

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