‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 16 sur 92 · PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DU SYSTÈME NER?E0X EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DU SYSTÈME NER?E0X EN GÉNÉRAL

SOUS du ganglion intervertébral), nous a engagés à répéter ces expér un très-grand nombre de fois sur divere animaux ; leurs résultats, constatés chez le cheval, le chien, fe lapin et la grcmuilh^ ont été inra- [xlables. ^^

Mais, pour les reproduire avec certitude chez la girnomlle^ il est indi^H [pensable (à cause do peu de longueur des nicincs, de Texlrôme facilu^ [avec laquelle Texcitatioii galvanique se transmet au delà du ganglion inter- [•vertébral, et par conséquent au nerf racbidien mixte) de prendre certaines I précautions qui, quoique bien simples, ne se sont révélées à nous qu'après [des essais longtemps réitérés, —Après avoir séparé la moelle de Tencipbale et avoir ouvert le raebis du côté de la cavité abdominale, on glisse [des languettes de taffetas verni, ou mieux des lamelles de verre 6i>w «ècAci, I au-dessous des racines lombaires antérieures laissées adhérentes à une siiffisante longueur de la moelle épinîère; puis, ayant coupé tous les n< I lombaires du côté opposé à celni de l'eïtpérîence, on applique Textrém d'un rhéophore sur la partie antérieure de la moelle, el l'extrémité I l'autre sur nn point de îa racine antérieure assez rapproché de cet organe: [dans ce cas, les effets se manifestent bientôt dîme manière aussi tranchée I que chez le chien, c est-a-dire que les contractions (lu membre abdominal [ne s'observent que dans deux cas, au commencement en courant inverse I et à l'interruption du courant direct. Mais si, appliquant les deux rheophores sur la racine antérieure elle-même, vous vous rapprochez du gtih IgliûD intervertébral, et que Texcitalion soit transmise au nerf miacte situé f immédiatement au-dessous de ce jj;anglion, vous verrez les phénomène se renverser et apparaître tels qu'ils ont lieu avec les nerfs qui n*ont une action exclusivement centrifuge, comme les racines antérieures.

Cn fait digne de remarque, c'est qu*en continuant à faire passer un courant dans les racines antérieures divisées (chez le cheval, le chien» etc.), on voit les contractions mnsculaires, excitées par le courant inverse qui commence, pei-sistcr beaucoup plus longtemps que celles dues au couraol direct qui cesse,

B. — Étudions maintenant riniluence du courant électrique sur II faàceaujL' antérieure et latéraux de in mtjelie epinih*e.

Après avoir coupé la moelle transversalement, au niveau de la douzième vertèbre dorsale, et incisé la ilnre-mère qui revêtait son bout eaudal, nous avons dtviêé et écarté tovtex tes racini'n antérieures et poatériettrvs dans la lo gueur considérable des faisceaux antérieurs sur laquelle nous nous pr posions d'agir; puis, ayant dépouillé ces derniers de la pie-mère dans ki points où devaient être appliquées les extrémités des rhéopbores, nous avons constaté que les coti tractions survenaient après tex-tifwtion de toute octim réflexe, dans le train postérieur de l'anima! (cbicn), seulement au commencement du courant inverse et A 1 interruption du courant direct, c^est-ànlire comme avec les racines antérieures spinales* — Nous croyons donc avou encore cuntribué, par ces expérience s, à démontrer la pro(jriéLé exclusive ment motrice des faisceaux blancs antérieurs de la moelle.

ACTION DE L'ÉLECTRICITÉ 5UR LE bYSlÈME NERVEUX.

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