‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 46 sur 92 · U PHOPRIÊTÉR ET FONCTIONS DES DIVERSES PARTIES DU SYSTÈME «ERTE0X · texte numérisé non relu

U PHOPRIÊTÉR ET FONCTIONS DES DIVERSES PARTIES DU SYSTÈME «ERTE0X

C'est seulement tûovn que nous :^îgaa1croo$ aussi le^ chûngeinen£$ éê lem* liérature qu'on a observés à la lace après l'arrachement du nerf facial*

Nous terminerons l'histoire physiologique du nerf facial en rappelant ctr-

■ taines parlicularités qu'on a observées dans les paralysies de ce nerf eliez

Irhomme, et qu'il importe au clinicien de connaître. Quand ces paralysie^

tont pour cause une affection des centres nerveux en avant de la protub*^-

prance annulaire, elles ont toujours lieu du côté opposé à la lésion. '

' parconséquent, du même côté que Théniiplégie du reste du corps^. i i

lésion existe dans la protubérance ou au-dessous d'elle, Thémiplégie facialf

pourra se manifester du cùté opposé à la paralysie des membres : cW

\V hémiplégie aketup (Gubler), déjà signalée par Burdaeb, Roniberg, Nas>t\

jLebert, Friedreicli, etc., comme un signe de lésion d*une moitié latérale

de la protubérance» et sur laquelle Gubler (1) a récemment publié un

important travail. Elle a été regardée comme la conséquence de la décui-

[sation des nerfs faciaux (2) : ainsi, suivant que ta lésion siégerait au-de4Lvus

ou ûu*dessous rie cette décussation, la paralysie faciale serait ou non directt

Jferf grand hypoglatie.

L — Nous savons déjà que tous les nerfs qui émergent du sillon collaléral antérieur de la nioeile sont exclusivement en rapport avec Texerciee do I* motilité : or, au bulbe, Thypoglosse ,se voit sur le prolongement de tf même sillon; de plus, sa distribution rappelle un nerf essentielleoicnl moteur. Cependant Mayer (3) a décrit cbe?. te bœuf, le chien et le porc une petite racine postérieure qu'il croit devoir assimiler aux racines spinil^' postérieures ou sensîtives, Vulpian (/i) a récemment fait une oouvflSi rlude de cette racine postérieure qu'il a trouvée également chez le chai.

Quoi qu'il eu soit, chez les chiens, en expérimentant sur le nerf accessoire de Willis, j'ai jm agir sur les lilets orifîinels de Thypoglosse sansj enlever la voûte do crâne, c'est-à-dire a travers respaceoccipito-atloîdie et jamais rarracliement de ces filets ne m'a paru être accompagné ( douleur.

IL — Lorsque, sur des chiens ou sur des chats, j*ai pincé ou divisé l'hy, giosâe, au-dessus de tm hyoïde, la douleur a toujours été assez vive pour leur arracher des ciis plaintifs, tt Quand on pince la neuvième paire (Ar/j (jioHse)^ dit aussi Herbert-Mayo (5), sur un chien ou un chat vivant, il résulte de la douleur. » Magendie (6) a obtenu les mêmes résultais* FanizzaC

(4) GiiDLEii, 00 t hémiplégie alterne envisagée comme signe de léiion de h ]»rotuàéfimf ûnnulaù*e rt f marne pretwe de fa décusifitiùji tien: nerfs facittUJo (liûz, heMùm» detné/i, Êi&

\ Mr., 1850, n«* 43, 45, 4(i). — Même recueil, 18!>8-5y, t V et VI,

(2) VULPUK, Thè^te inatiy, dc PivrÏB, W^2, n'* 170.

(3) Mayen, PhjAioL du -vr/çf. nfi'L\ par J. Mi'r.LEB^ Irad. dfl Jourdan^ t. I, p, i!2 «t III* (k) VuLMAU, Journal de physiologie di* (Itùmme ff dea ftnfmauj. 1S02, p t i 35.

(5) Mayo, Journ, de pltysiot. exi>éritH., U Ul, p* 3;V5.

ifi) BiAUEmilE^ ljeç(tni sur tejt fomt* du yyy/, nerv., L II, p. 29W. 'J) V\mr/k, Hicrt^he titerimenffdt .soprn i nervi, ctr. Pavie, 1HÎ14.

FONCTiONS DES NEflFS EiNCÊPH\MQtfES MOTKURS [PIÊRF H¥'Pi>ai.03î>E). 585

fsl assurément dans Terreur quand il aftîrme que, chez le chien, lirritalioii |t Texcision lie Thypoglosse ne sont point datiloiiTeuscs. AAais^ coraiiient expliquer qu'insensible à son origine, sur le chien» le P^w hypoglosse devienne sensible ultérieurement? — Ce nerf ne jonit, suikant Dous, que d'une sensibililé d'emprunt comme le facial, et il la doit principalement aux iilets anastomotiques qui lui sonl envoyés par la preimère anse du plexus cervical : toutefois les anastomoses avec le nerf lin ^ puai ne sont peut-être pas sans influence sur la sensibilité des rameaux qui perminent Thypoglosse (*).

IIL — L'effet !e plus manifeste qui résulte de la réaeciion des deux nerfs hypoglosses est rabolition immédiate et permanente de la contraction volontaire de tous les muscles de la langue, sans lésion delà sensibililé tactile et gustative de cet organe» Si, comme le fait remarquer PanizKa [I), on laisse pendant quelque temps un chien auquel on a coupé ces nerfs, sans manger ni boire, et qu*on vienne ensuite à lui présenter une quantité détermiaée de lait, l'animal approche son museau avec avidité, et exécute avec sa tête et sa mâchoire inférieure les mêmes mouvements qu'il ferait pour Jo/ïer, sans toutefois pouvoir tirer sa langue hors de la bouche; si bien qu'après quelques tentatives inutiles il y renonce. Alors» suivant cet observateur, pése-t-on le liquide, on en retrouve exactement la même quantité. Si f on offre à Fanimal un morceau de pain trempé dans du lait, itle saisit avec voracité* et se meta le mâcher; mais h peine est-il divisé, qu'il le laisse tomber pour le reprendre encore, le subdiviser, et ainsi de suite, jusqu'à ce que, après Tavoîr réduit en très-petils fragments, il fabandonne. Si, par hasard, la pointe de la langue vient, pendant les mouvements de la tête, à sortir par l'un ou Tautre angle de la bouche, elle reste dehors sans que le chien puisse la retirer, en sorte que, pendant les mouvements de masticalion, il la mord et pousse des cris de ilouleur,

U section des nerfs hypoglosses paralyse non-seulement les mouvements volontaires de la langue et ceux qui concourent à Tac te de la mastication, mais elleannule encore ceux qui aident à raccoraplissement de la déglutition, comme le démontre rexpérience suivante. 4Si, dit Panizza^ on forme un buï nvecdesdébrisde pain et de viande, et qu'on le mette surla face dorsale de la langue d'un chien, il se livre d abord à des mouvements tels pour le déplacer, qu'il devient évident que cet animal éprouve les plus grandes diUicull<^iy parvenir. Cependant on croirait qu'avec tous ces monvemenls il va 'inîpparle mâcher on l'avaler; mais, si le bol alimentaire ne s'échappe point de ia bouche par suite des mouvements de la mâchoire inférieure, il reloge entre la langue et Tarcade dentaire» et on Ty retrouve encore après plusieurs heures. La déglutition ne s'opère donc pas, à moins que le bol *'lirijentaire ne pénétre dans le pharynx, en y tombant par retïet de son Jtt)pre poids; encore, même dans ce cas, elle ne s^exécutc qu'imparfaite-

(*) NaasavoiJsdUprùcéiteiiimeiil ([i.513-âl8) quelle interpri^talion ouest en droit de donner riaa$iaiiiuj)« de riiypoglusse avec Ig piieiHiio^ustriitue.

586 PROPHlÉTfS KT FONCTIONS DES DIVERSKS PARTIES DU SYSlfeUIE RMVtlïX.

meul, aLleudu que le boK conipiiiiié p<ir les constricteurs du pharynx, a divise et revient, en parlie, dans la boncbe par son orifice paiitérinur t|iif

la langue paralysée ferme d unerikiiiière incumplèle. Le même ♦

si, pour faire boire ranimai, on lui verse un liquide daus U*

— De là résulte, ajoute Paniz^a, qu'il faut beaucoup de temps et depatien

pour nourrir 1 animal auquel on a fait subir la précédente mutilation (*)i1

Unepartieulariié qu*il n'est pas sans inl^^r«>t de noter» avec Panizza, c'< que, quand par hasard on renverse ou retourne la langue du chien, en intj riuisantdcs aliments dans sa bourbe, ranimai baisse et secoue chaque foiil tête avec la bourbe ouverte, pour remcUresa langue en position nalurdll

Puisque Fanimal, qui a subi la ràseclion des nerfs tiypoglosses et cl lequel on dépose un morceau de viande sur le dos de la langue, accomp certains mouveoienlsqui dénotent en lui la volonté de mouvoir cet orga puisque, dans les mouvements de mastication qu*il exécute, si la ten k vient à se pbu'er entre ses dents, il la mord et pousse descris; puisque enfi celle*ciélant retournée» il cherche, par lesniouvemenlsde su tfMe,àla r»*ra^ tre dans sa position habituelle, il faut en conclure que ranimai 9ent sa prûp langue, et que par elle il sent aussi le contact des corps tHranw;ers. Du resÉÉj pour avoir une preuve plus convaincante de ce lait, il sutïit dépiquer la 11 gue dans tous les points de son étendue, depuissa pointe jusqu'à sa bii«€î chaque jdqùre, l'animal donne des signes non équivoques de douleur, si Ton se rjipp roche de la base, des eCTorls de vomissemenl surviennent

Ces faits démontrent donc que la section des nerfs hypoglosses n'entraîne aucunement la perte de la semihilité générale de la langue.

Quant à la senstùHiié spéciale ou gmtative, il est difficile de savoir st Its efforts auxquels se livre Tanimat, après qu'on lui a déposé Taliment sorU langue, sont provoqués par le simple contact, par l'odeur ou la saveur d<" U substance alimentaire : aussi avons-nous toujours fait usage, dans w» expériences, de la solution aqueuse concentrée de coloquinte qui, corn» plétement inodore, possède une saveur amère des plus prononcées^ A peine une on deux gouttes ont-elles impressionné la surface de la lanpe (surtout h la base île cet organe), que le chien agite violemment sa tète cl ses lèvres, grimace et exécute des mouvements brusques de masticatioo, comme s'il chercbait à se débarrasser d'une sensation désagréable.

La sensii/iliié ymtaitve de la langue persiste donc chez un animal auqort on a coupé IfS deux nerfs hypoglosses.

Comme con Ire-épreuve, pour démontrer que les hypoglosses sont entièrement étrangers à la sensibilité tactile et à ta sensibilité gustativede| langue, il suHil d'ailleurs de rappeler que la section du lingual et du glosa pharyngien, de chaque côté, fait complètement disparaître de cet orgaoef^ tact et le goût.

M résuite évidemment de tous les faits qui précèdent que les nerfs hjpo*

(*) Toutefois, PniLiPEAUX el Vplpian {îievue fffi oowrv ncteniifiqwst, 13 ocl. 1865» p, 75i/ ont constaié que la section de» deux nerfa hypoglosses et méoif l'arrachement At\à^at^ oenlraie de ctsdeux nerfit ne tlétemiiacot pus la mort thet les chien» abandoiuiéf h ^^* ^ mêmes* commi» le font suppn^^ \e% expériences de Pani£%a.

l>0lfCnOllS DES NEBFS ENCÉPHALIQUES MOTEURS (NEBF HYPOGLOSSE). 587

glosscs liennenl sous leur dépendance immédiate la contraclion volontaire les musclesde la langue : mais il faut se rappeler que la plupart des muscles intérieurs ou latéraux du cou, animés, soit par le plexus cervical, soit par le n^f masticateur ou le facial, peuvent encore agir, d'où des mouvements iit(7ti^« àla langue paralysée par la section des hypoglosess.

IV. — Si, immédiatement après avoir divisé le nerf hypoglosse, on applique les deux pôles d'une pile à son bout péfûphérîque, on provoque des lecoosses convulsivcs très-manifestes dans la langue; tandis que cet organe Semeure immobile, quand on fait agir le galvanisme sur le nerf lingual ou SOT le nerf glosso-pharyngien, mis d'abord dans les mômes conditions.

Cette simple expérience contribue aussi à démontrer que, des trois nerfs de la langue, l'hypoglosse est le nerf moteur, à l'exclusion des deux autres qui ne peuvent le suppléer dans ses fonctions, ni lui servir d'auxiliaire.

J*aî dît (note de la page 581) ce qu'on doit penser de l'assertion de (Suarini, qui attribue à la corde du tympan l'usage de présider à certains mouvements de la langue en rapport avec l'articulation des sons.

V. — Opinions diverses sur les usages du nerf hypoglosse. — Historique. — Galien(i) rangea ce nerf au nombre de ceux qu'il appelle ttduri et motoriin, et déjà il en fit le nerf moteur de la langue, réservant au seul nerf lingual la faculté de transmettre les impressions sapides.

Au contraire, Boerhaave (2), se fondant sur ce que le nerf hypoglosse est uniquement destiné à la langue^ tandis que la cinquième paire se distribue à diverses autres parties, regarda le premier comme chargé des fonctions gustatives^ et crut que « le rameau que la cinquième paire envoie à la langue ne sert qu'à ses mouvements musculeux, commQ il fait ailleurs ».

I/opînion de Boerhaave fut adoptée et défendue par plusieurs anatomistes célèbres, au nombre desquels il faut citer Lecat (3), Cheselden (6), Lieutaud (5) et Hcuermann(6). Ce dernier rapporta même un cas où une prétendue section de l'hypoglosse, dans une opération sur l'homme, fut suivie de la perte du goiil : mais, en lisant le récit de cette observation, on reste convaincu que le nerf qui avait dû être coupé n'était point celui qui nous occupe, mais bien le rameau lingual de la cinquième paire.

Le sentiment de Willis (7) tient le milieu entre celui de Galien et celui de Boerhaave. D'après l'illustre physiologiste anglais, l'hypoglosse, quoique présidant surtout aux mouvements de la langue, n'en aurait pas moins de riafluence sur le goût. Vieussens(8), Hoffmann (9), Bohn(lO), Ortlob(li),

(1) Galien, De u.m partium^ lib. Vllï, cap. v.

(2) Boerhaave, In<ttit, modic, Paris, i 747, § 486, t. IV, p. 237, édit. franc, de La Mettrib.

(3) Lecat, Traité des sens. Paris, 1757, t. H, chap. du GoûT.

(&) Cheselden, The Anat. of the Human Body^ V édit. Londres, 1756, p.* 2 38.

(5) LiECTACO, Eleinonta physioi. Amsterdam, 1749, in-8, p. 291.

(6) Heuermann, Physiulogin, t. Il, p. 293.

(7) WiLUS, De atiima fjnitorum, pars physiologica, cap. xii.

(8) ViEDSSENS, Neurogrnphia universaiis. Lugduni, 1716, p. 211,

(9) Hoffmann, fdea Math, human. Anat. physioi, Altdorf, 1703, p. 306.

(10) BOHH, Circul. anat, physioi. Lipsi», 1686.

(11) Ortlob, loc. rit.

TiSS ^nOPRlÊTÊ^ ET POUCTÎOKS 1>ES DIVERSES PARTIES DU SVST£ll£ BTEBriDI.

Morgagni (1), Luchtmaùîi (2), professèrenl les mômes idées» clcrnièremeot refjrûdiiites pai Ribes f3). Tous ces autenrs s*accordent, eo effet, à supposer que l'hypoglosse envoie des filets à la muqueuse de la langue, quelqufs-uns mCme affirment les y avoir suivis jusque dans les papill Nul doute que des tilets anastomotiques du nerf lingual n'aient dû être pris pour des lUetsdc l'hypoglosse : poiirtaol il faut savoir qu'il existe, à hîi-ve des papilles^ des éléments contractiles auxquels peuvent se rend [quelques fibres terminales de Thypoglosse; mais ces fibres, pas plus que rioutes les autres qui proviennent de la môme paire nerveuse, ne sont o tainement en rapport avec la sensibilité spéciale de la langue.

Dans le but de combattre ropinioo de Willis et celle de BoerhaavCj on cite dans quelques ouvrages de cette époque deux observalion^, Tuoe Colnmbo [h), l'autre de Holfinck (5)» dans lesquelles il y avait absence génitale du goût chez deux sujets dont le rameau lingual de la cinquième paire n aboutissait point h la langue.

Bornons-nous ii rappeler ici que Tinvestigation anatomique, les eipérlence» rapportées plus haut, et les faid^ pathologiques (6), déposent en faveur de la niaïuére de voir la plus ancierme, celle de Galien, qui consid^ rail l'hypoglosse {sa sept ièmfj paire) comme destiné e.tr/^/. vmv/i'^rt/à in 11 uenrer la contraction musculaire.

En traçant Thistoire physiologique du nerf pneumogastrique, nousavû démontré qu'avec Bendz(7)on devait distinguer deux portions dans te ne s |) i n a I ; l'uni* ùtt (bu ii v e t l 'a u t rc vert' icaie . Luporiion ùuifxii re {bviuiche interne ou anastomotique des auteurs), don!

fies tilets irurigîne proviennent du bulbe rachidicn, dans Fintervalle qui i pare la jïreniiére paire cervicale du nerf pneumogastrique, a déjà clé;" pcnjr niins^ Tobjet d^ine étude détaillée (page 515 et suiv.) : de cette étude il est résulté quVlle préside spécialement à la phonation, qu'elle conce iiussi a influen(^er les mouvements du pharynx et ceux de rextrémilé sup

^Tteure de rtesophage; timdis que l'action propre qu'on lui a accordée sa les monvemenl^ du poumon, du cœur, rie Testomac et des deux tiers iufi rietu's de l'iËSophage, est fort hypothétique. Quant h la imtion cervicale du nerf spinal (branche externe)» qui ^u

{doit mainlcnanl fixer notre attention, elle naît sur les côtés de la raoclh cervicale» dans une étendue un peu variable, et va se ramiGer daos lei^ muscles sterno-cléido-masloïdien et trapèze, qui reçoivent en outre de> rameaux du plexus cervical.

(I) MoRGAGjn, ^<£Mr«i»^ amtamka, Uyde, 17Al,adT. 6, ammadv. 91, fi. Ifg.

{t) LiciTMANS, lïîcferf. de mporihm et gustu, Lejde, 1758, p, 69,

(3) BlBE9« /oc. ciL

{^) CoLUHto, U^ irunafamtni. Farit, IS72, lib. W, p, 493 et 48d«

(5) RaumcK. Ihââeti, QMitom^ Norimb., 1656, lib. IV, cap. xxxr, p. 733*

(6) LoiHiST, Tmtié danot, et de phynoi, du sysL nrrr.^ l. H, p. à99, (j'i Bcuat, Tr^etfttu^ dr amn^Ttt mler nm'imm t'ttfum «*/ ttccf^ttnrmm tl't^lr^, 1

lK3li.

fONCTIOWS DES WEllFS tîiilhPilAUoL bS 51UTIililii {^LM SPINAL). 589

1. — Cette dernière division du spinal est-elle insensible et exckisivcîTient motrice? Toutes les fois que, sur le chien, j'avais pu la saisir entre les mors d'une pince ou Tarractier h l'aide d'un petit crochel disposé pour cet usage, l'animal ne m avait point paru souffrir; mais» depuis. Cl. Bernard (i), et récemment Van Renipen (2), ont reconnu que ce nerf jouit d'une snisiàriifé rf'cun-f'nte cnjpruntée à la racine postérieure de la deuxièntic paire cervicale. Du reste, la branche externe du spinal, en dehors iiu raehts, m'a toujours semblé être assez sensible, sans doute à cause des filets anastomotitjues que lui envoient plusieurs branches antérieures des

» nerfs cervicaux. Qi^oi qu'il en soit, nous n'en pensons pas moins que le §pînal n'est que moteur par lui-même (*), comme les racines antérieures, le faciaU Thypoglosse, le moleur oculaire commun, cic, A la vérité, il s'adjoint des filets de sentiment» tantôt durant son trajet in tra- vertébral (ce qui est peut-être phis rare qu'on ne le suppose), tantôt après ce Irajeti ce qui est conslant; mais ces filets étaient aussi nécessaires à îa sensibilité des aiuscles animés par la branche externe du spinal que les filets propres de ce dernier sont nécessaires à leur contraction.

IL — Ch,Bell(3) est le premier physiologiste qui se soit sérieusement appliqué à déterminer les usages de la branche externe du spinal ; suivant lui, ils se rapportent à Taccomplissement de certains actes annexés à la respiration, comme le cri, Tcffort, la toux, l'éternument, etc. « Les nerfs intercostaux, dit-il, peuvent suffire à la respiration pour ce qui regarde rofFicedespmimons; mais ils ne pourraient exécuter les fonctions sffrftjoutée» à l'appareil respiratoire... Ifs ne peuvent suffire» par exemplcj pour <titatcr complètement la poitrine dans le cas où Vadim de la votx est ani- )iiec..... Il y a des muscles du tronc qui aident les muscles respiratoires ordinaires; ce sont ceux qui sont tes ptus propres à élever la poitrine, et qu'on voit forcément iniîueneés dans l'inspiration profonde, que l'action îoit volontaire comme dans la parole, ou involontaire comme dans les derniers efforts de la vie,,. Le sterno*mastoïdien élève ou hausse la poitrine» et son action est Irès-évidente dans lous les états où !a respiration est accélérée, surtout pendant 'le chant, la toux et réternument; le trapèze, le p'and denleïé et le diaphragme concourent au même but. i»

Puis, afin de démontrer que les nerfs rachidiens ordinaires ont une

(1) Cu BERRAnn, Ij^ons sur la pktjmti, el hipalhJ, du fi/st, nen\ Paris, 1858, 1. 1, p. 31.

(2) Van Kempen, SouvcHûa' recherches îwr la naL fonctionn. des racines des nerfs pneumo' llfû$trif{ue et spùmi, ïîruxefies, \MZ,

(•) Dans le but lie liii contester un pareil rtllc^ on nô saurait alléguer sun on g tue appnrenie dans le voisinage des racines postérieures : car, comme déjà nous en avons (kttla remarque, Umle répaisseur des colonnes an léro- latérales de h moelJe étant rcpuléo servir au mouvenieMl, évidemment les nerfs ijui naissent tout près des racines postérieures peuvent être moteurs au mime degré que ceux qui naissent h une grande dislance de ces racines, Vorùpne tippareitte du nerf ttutstioateur, du patlïéii*|uej etc., n*a pas lieu sur les prolongements des Taiaceauit aQtériturs de la raoclJe, et ils n'en sont pas moins des nerfs de mouvement, etc.. .

(3) Cr. Bttt, Mém. sur les nerfs qui n^sotienf ht miLsrles de In poitrine dans les netiom de la reiptration^ de In parole rt de l*eq>resHion (inséré dans Kj'posiL dustfst, mit* des nerfs^ Vnâ* de I. Oenesl, p. 108 ci suiv,)«

5U0 PHOPaiÉTÊS ET FOIfCllONS 0£S DIVERSES PARTIES DU SYSTÈHe KEIVIUI*

iDlluence bien distiacte de celle de la branche externe du spioaL en pûrliculier, €b* Bell cite le l'ait suivant: Si Ton veut faire sotilev^sr k épaules a un homme dont uo càié est complètement paralysie de* miiufe*^ nieutâ vûlonlaiieb, Il ne peut ùlevePr malgré tous beti eil'orls, ijue cell«i au côté sain ; taudis que le malade o'a qu'à faire uue gramlc iaspirdtton poi qu'immédiatement les deux épaules s'élèvent en niCme temps, o Puisqtj dit ee pliysiologis-te, les muscles trapèze et sterno*cléido-ma.«iloî4lieii reçc vent deux sortes de nerfs, dont les uns appartiennent aux mr/i volùfUê et les autres aux nerfs respiratoires (nerf spinal), ne sommes-nou$ pa$ risé à conclure que, l(»rsqu'on meut la tête, comme cet acte api strictemenl à la volonté, il est exécuté par rinfluence du système des nerfs volontaires; que, quand la poitrine est élevée, c'est par un de la respiration résultant de rinfluence des nerfs (jui fot»t agir le^ mtisclet respiratoires?» Celle conclusion lui parait ctuiOrmée par Texpéril suivante : u Si, chex un ine, on met à découvert le nerf respiratoire suf^ (branche cxlerne du spinal), et que Ton fasse ensuite accélérer la rej»pif lion de niantére à faire entrer dans une action violente le^ mu$cle.H uleiDO*' mastoïdien et trapèze, en même temps que les antres muscles de ta re^ ration, et si» dans ce monient, on fait la section du nerf, le mouvematt respiratoire des premiers muscles cesse, el ceux-ci retient dans le rel ment jusqu'à ce que Tanimal les mette en mouvement comme oit volontaires, »

Les résultats de cette expérience sont conlredils par ceux que Th. schoir(l), CL faernard(2) et moi^iuéuie avons obtenus; car, après la sectie des deux nerfs spinaux vers l'espace occipito-atloïdien, la contraction sterno-mastoïdiens était encore assez manifeste toutes les fois» qu'on la respiration eu comprimant modérément les narines ou la trachée, mes observations diU'èrent de celles de ce dernier expérimentateur en que, malgré la destruction conipiète de tous les filets origineù infé\ des deux spinaux, j'ai vu encore les sternormastoïdiens, mis à découvert. se contracter d'une manière sensible quaud les animaux poussaient des cris (*). — ^ Je ne saurais donc admettre sa théorie des fcmetions du spinil (qu'il propose d'appeler nerf antagojusle de la respiration)^ pas plus pour II branche externe que je ne Tai admise pour la branche interne, (Voy, pins haut, p. 515-526).

Dans celte théorie, en partie basée sur un des principes du syslèœede Ch. fîelU les agents actifs de la respiralion (muscles du larynx, cerUims muscles du thorax) reçoivent deux ordres d'influence nerveuse motricf. DansTétat de respiration simple^ rinfluence du spinal sur eux est nullc^ rt c'est le fmeumùgmtrique qui est supposé présider alors à i action dex musdeii

(1) Th, BiacBorr, Nervi aooetiùni Wittisii amt> el phyuû/t, Heidolberf^ iS3S.

(2) Cl. BcANAftl», lïfcA. ei^n'm. êur tes ftmct, du nerf^nat, ele. (Arvh, oéu 4ê

(*) On se rappelle qu«! Jt« ^putnl préside à 1» iitiotinUtin ftpécialeioent |uir ta porlîoii {Jbvnnrhc fnteriie), qui scuie uitsrîle le iiuui do n*-r/ vh'fti : aussi s.t |»ortîofl c«rfinlB(i triterne) éUitt délfuitt , les iinitmiux peuvent ilt encore profôrei- de« cris (voy ptai haut, p^ &li

pnTlfCTlu^s des mnifs encéphaliques moteubs (nerf spi;nal), 591

It'yiigietis en particulier; le nerf spinal n'excite des moovemenls qu*en ne de» actes de la vie extérieure, et c'est lui qui préside à tous les clianillients qtïi surviennenl dans l;i motilité du thorax et do larynx lors de la WÊpiraHon complexe, tels que Tetibrl, la voix. Ce fierf^ au lieu de favoriser la Wfûration, est considéré comme propre h arrêter ou à modifier eettefoncion Jor^^que le thorax et le larynx doivent produire l'c (Tort, hiphonaLiou^elc, juani au jjtcrno-mastoïdien et au trapèze, ils sont réputés ^tre entiôreraent Hiraiyi^és, pour ces acteë imioniaires^ après la destruction du spinal.

Or, il n'en a pas été ainsi dans nus expérienres : sou hument Ténergie Je leur contraction a paru Hvc sensiblement diminuée aussitôt après bpération, re qui devait nécessairement résulter de ta soustraction rime grande partie du principe nerveux animant ces muscles, El, comme tt première condition de tout effort un peu intense est tnie profonde impiratian^ si, après la destruction du spinal» l'effort n'est plus possible, rr ri'esl point (romme on le suppose dans la théorie que nous exami- \\*ms) parce que les sterno-mnstoïdien et trapèze paralysés pour cet acte tolon taire ne peuvent plus arrêter la respiration, mais parce que, suivant nous, leur mnnque de concours suffisant empêche toute profonde inspiration ou amplitition thoracique i^ans laquelle h* thorax ne saurait plus servir de point tixe dans leirort* Essayez, en effet, de produire un effort violent aussit^M après une expiration ou même après une inspiration faible, et vous eonstatere^ sur vousniênie rimpossibilité d accomplir un pareil ^ctc avec toute Ténergic qu'il récbme, — Ainsi, en d*autres termes, sans qu'il soit besoin d'avoir recours h la suppression d'une in fhence motrice fpétiûle sur les mnscles animés par la branche externe du spinal» lujus croyons Simplement que la section de cette branche détermine un affaiblissement m une deïni«paralysie de ces muscles^ qui, tout en leur permettant d'agir eticore dans ta respiration ordinaire, les rend incapables de s'associer syaergiqucment aux autres muscles qui se contractent avec vigueur dans le cri ou dans i elfort.

Ea étudiant les usages du nerf pneumogastrique, j*ai eu occasion de •iémontrer que les moyens d'innervation propres à entretenir une fonction ^emaltiplient en raison de son importance physiolf^giquc, et que la fonc- \Mm respiratrice étant des plus essentielles à îa consenation de la vie, des <*rlifices de toutes sortes sont nécessaires pour en assurer Finlégrité, et iliultipiicr ia distrihurion des libres nerveuses dans les organes chargés de *oo accomplissement. Dans mon opinion, les nerfs importants (au nombre ïle^oi nie le spinal) cpie Gh* Bell nomme mrfs re.^tpiratoîrè» additioti-

*ieh ^ /a/m, représentent un de ces nombreux artifices; seulement

joue crois pas ces nerfs appelés, comme le veut le physiologiste anglais, à tpansmeltre une influence motrice spéciale et autre que celle des nerfs nichidiens ordinaires qui agissent dans la respiration^ mais bien h seconder CCS derniers et mérae à les su|»pléer dans certaines limites. Je suis loin de regarder aussi eonunc nn fait démontré que la branche externe du spinal *oit étrangère aux uiouvciocfils volontaires de la léte, et que la contraction des muscles stcrno-mastoïdiens et trapèzes, propre à produire ces sortes

;>*J2 PUUPKltTÊS £T FOPiCTIONS l>ES IMVERSliS PAllTltS DU SYSTiiÉlE JlEAViGl.

de mouvements^ soit sons la dépendance exclusive des rameaux do pleine cervicaL Considérant Fagent nerveux comme identique dans tous les nerfi molours, je croîs qu'il peut se répartir dans les muscles» indistinctemeol a i'aidc de toutes les ramifications des nerfs moteurs qui s*y rendent — Parce que tel muscle se conlractera successivement, tantôt avec un groupe musculaire pour accomplir un mouvement déterminé, lanlt'klavec unaoti pour prùduire un mouvement différent, ce n'est pas une raison pour né< siter deux ordres d'infitenrc nerretise motrkûy quoique d'ailleurs deux d'origine diiTérenle ou un plus grand nombre puissent se rencontrer « (C muscle : le concours de ces derniers ne me parait avoir d'autre bot \ de mieux assurer l'exëculion des divers mouvemenls auxquels on muscle participe. Tout dé^iend tci de la première im^mlsion partie du < nervevjL- de rolttion et de vmrdmutiùn des mouvements : celui-ci corar lel ou tel mouvement, et aussitôt se contractent simultanément tiHis \m agents musculaires chargés de l'exécuter. Du reste, que les muscles coi»courant h un m(}me but soient animés par le nit!*me tronc nerveux m bien par des nerfs multiples à origines fort distantes, la coordintUdi motrice ne paraît pas moins précise dans un cas que dans l'autre,

ÏIL — Quand, après l'excision de la branche externe du nerf spinal, ( force les animaux à courir ou à faire un effort quelconque, on remar^if qu'ils sont vile essoufllés, La dilatation et rélcvation de la poitrine, *i iu) portantes dans ces cas, n'étant plus guère influencées que par le^ mil»des Inspirateurs ordinaires, ont lieu incomplètement par suite de b semi-paralysie des muscles sterno-cïéido- mastoïdiens et trapèzes; aussi les animaux font-ils des inspirations répétées, mais vaines, dans le butilc dilater suffisamment leur poitrine, dilatation préalable sans laquelle totit effort est absolument impossible.

Enfin, après îa destruction de la branche externe du nerf spinal^ onob^ serve également une irrégularité dans la démarche de certains aoto (du cheval notamment)» irrégularité provenant de la suppression d'il rap[mrt préétabli entre les mouvemenls du thorax et ceux du roeiab antérieur (*).

FROrRlÉTÉS l-T FONCTIONS ÛU GRAKI4 SYMPATniQtJB (*^,

Blftigré les questions importantes (]ui restent à élucider sur les pf( priétés et les fonctions du grand sympathique» il faut reconnaître qu*ê s'aidant des connaissances acquises sur le rùle du centre nerveux céphak rachidien et des nerfs de la vie animale, qu'en s*appuyant sur une eip rimentatioji directe ou indirecte et sur robscrvation de différents

[*\ Nous avons clic précédemment (p. bh2) les U\\a quî démontrant qu*une ^orlîon iln ii^f jpfn<rAest chargée de U'nnsmeUre îiii cœur l'infltience parlkulîêre que la moetle lUonp sur cet organe,

{*''\ Ctiiii^ullcZf rour c!<! «]ui cunccjiic la dispOMiti«ni gcncritle et l'cliido arial<»oiiqiic d«|

«ymptUbiqUCr noire ïriHtv ff'tutftt, '•( ^h* jth'J^i^jf, tflf >yy/, /?'Vt'., t. Il, I*. \9llclMUl»

PIOPMÈTÊS ET FONCTIONS OU GBAND SYMPATHIQUE. 593

^nes morbides, on est parvenu à établir un certain nombre de données âtives sur les attributs physiologiques de cet appareil nerveux spécianent destiné aux viscères et aux vaisseaux.

L — Senùbilité du nerf grand sympathique. — Bichat (1), Wutzer (2)^ Iwtein {S), refusent la sensibilité au grand sympathique^ et Dupuy Alfort) (&) dit avoir enlevé les ganglions cervicaux sur le cheval sans oiter de douleur. Au contraire, Haller (5), en parlant d'un chien auquel ftvait irrité le plexus hépatique^ s*énonce ainsi : « Visum est animal Anne.» Flourens (6)afl5rme qu'ayant pincé les ganglions semi-lunaires lez plusieurs lapins, les signes de douleur ont été manifestes. Brachet (7), L irritant à plusieurs reprises les ganglions thoraciques, a obtenu les êmes résultats, surtout quand il agissait sur leurs filets de communicam avec les nerfs spinaux. Mayer (8) a aussi constaté que les animaux, ir lesquels il coupait le ganglion cervical supérieur ou irritait le plexus ilaire, souffraient indubitablement. « Non-seulement, dit J. Millier (9), li vu plusieurs fois l'irritation mécanique ou chimique du ganglion Dliaque déterminer de la douleur chez les lapins, mais encore j'ai emarqué, dans les expériences auxquelles je me suis livré, conjointement fec Peipers, sur la ligature des nerfs rénaux, que cette opération était ort douloureuse. »

Au milieu de ces assertions contradictoires, j'ai voulu, par mes propres opériences, me former une opinion. Sur plusieurs chiens, j'ai irrité IcsganipODssemi-lunaires en ayant soin d'éviter la lésion des pneumogastriques ou le tiraillement de quelques nerfs rachidiens, par l'intermédiaire des grands Berb splanchniques. Ces animaux ont donné des signes non équivoques de douleur, qui toutefois ne se sont point montrés d'une manière aussi fiieet surtout aussi rapide qu'à la suite de l'excitation d'un nerf sensible delà vie animale. 11 m'a paru important de ne pas opérer immédiatement Vrts réventration de l'animal et après le déplacement des viscères; sinon b vives souffrances qui résultent de cette manœuvre, en masquant celles fu'occasionne l'excitation du grand sympathique, peuvent amener beaucoup dWertitude dans les résultats. Sur d'autres chiens, ce n'est qu'après une Station prolongée des ganglions cervicaux et lombaires que j'ai réussi à We naître des manifestations de sensibilité^ d'ailleurs moins prononcées pie dans mes expériences sur les ganglions semi-lunaires. Ceux-ci me

(1) BiCBAT^ Anat génér, Paris, 1812, t. I, p. 227.

(S) WOTZEB^ De corporù humani gangl, fabr. atque taïu. Berlin, 1817, p. 181.

(3) LoBftTEiN, De nervi sympnth, humani fabr. et morbis. Paris, 1823, p. 94 et 95.

(â) DUFinr, Observ. et exjïérim, sur C enlèvement des ganglions gutturaux des nerfs tri* piÊtÈchmiques sur des chevaux {Journal de CowviAKt, 1816, t. XXXVIl, p. 340).

(5) Hàllib, De partib. corpor, hum, sent, et irritab. {Opéra minora, t. I, p. 357).

(•) Flouius, Rech, expérim, sur les propr. et les fonct. du syst, nerv., 2« édit. Paris, US, p. 229.

(7) BiACBBT, Hech, ex})érim, sur les fonct. du syst. nerv. gangl., 2« édit. Paris, 1837,

(8) MATia, Acta natur. Curios.^ t. XVI, p. 11.

(9) I. MVlleb, Physiol, du sy\t, nerv., trad. de Jourdan, t. I, p. 119.

LOSGET. — l'HYblOL. 111. — 38

594 PROPRlf TÉS ET PONCTtnSÎS DES DEVERSES PARTIES DIT SYftTËMi NERVECl.

semblent donc f^usceptibles de transmet Ire à l'animal le» iinpfestiODS qu'ih subissent, plus tôt et plus vivc^meiit que certaine;>» Autres dé[iendaacef du grand sympathique. — Les grands nerfs splanchniques m ont ioujoun pani jouir d'une sensibililé apprécia t»le, au moins .sur les chieas*

Les sensations douloureuses que font éprouver, dans les maladies, le» organes auxquels le grand sympathique se distribue, établissent suffisamment sa faculté de transmettre les impressions sensitives, et viennent coû* firmer les résultats de l'expérimentation : Tinjection d*un laverornt salitr occasionne des coliques; certaines tumeurs du mésentère, certains ulcère du reiu font beaucoup soulIVir les sujets qui en sont affectés, etc. Si l'on voulait regarder, avec Reil {!}, les ganglions comme des demi-conducleurï qui arrêtent ordinairement la propagation des impressions fiiii " laissent passer que celles qui ont beaucoup d'intensité, on s'exj d'une part, comment dans l'état de santé nous pouvons n'avoir point cou* science d'impressions faites à des viscères qui^ au contraire, devienoeot douloureux dans l'état de maladie» et comment, d'autre part, des g»^ glîons qui d'abord paraissent insensibles deviennent sensibles k la si d'une excitation directe et suffisamment prolongée; nous durons à w sur cette interprétation (*), C*est, comme je Tai dit, en agissant sur lesgiiK gtions cervicaux et lombaires que j'ai pu constater ce phénomène qui aurait été vu aussi par Bracbet (2) sur les ganglions thoraciques : mes essais si derniers ont été constamment infructueux, à cause de l'état d'anxd*angoisse déterminé, chez les animaux, par Taffaissement du poumon qm suit l'ouvertm'e d'un côté du thorax.

IL — Mùtricité du grand sjjmpatfiiqm. — La constitution anatomique i grand sympathique, et surtout les expériences^ révèlent en lui une inOueii motrice. On n'ignore pas qu'il renferme des filets semitifs et des fllfli moietirs émanés des deux ordres de racines spinales on de nerfs crânien»; qu'il constitue, par conséquent, un organe nerveux mixte (**)* Or, to nerf mixte ou simplement moteur, excité directement par nos irrii ordinaires, provoque des contractions des parties musculaires auiqtieltt il se distribue : prouvons qu'en effet l'application immédiate de ce» ageaUj au grand sympalhique peut donner lieu à pareil résultat. On sait q«*âa tôt que l'air atmosphérique frappe Tintestin d'un animal, les mouTameoUl de cet organe deviennent très-aclifs, qu'ils conservent cette activité pendant quelque temps, et qu'ensuite ils diminuent peu à peu, jusqu'à ce qu'ils soient devenus très-faibles et même inappréciables : si l'on attrnii

(I) RWL, i'rhiT (Itâ Eigemchaftân des Gatifftien-^ystemf und mn Verhâftnh» lum Cmf^m hraiSystem (Rm's Arch.,i. VÏM, p. 189).

(*) Pttor fThhv inaug.^ Paris. 10 juin 1846) proposa d'exptîqtier la ««DfibQité < ^ami sympathique, u rélat nomi.il, par la f^iit^te^se numérique lie set Ahr«t MHiilivii» < l'exjiUalion de cette fiicuUé, duu^ l'état morbide, |>ur une hypérémic uéTrilénuUfue de [ rèauilerail leur compression ou leur étranglement.

(2'i Bft4CHET, if>f\ itL

{**) Plus loin, je reviendrai sur tes moyens d*u9èiom qui existent entre te tjtlÉBi^ spinal et le grand sympathique, ainsi que lur \m diverses îalcrprétaLîons qu'M wa

nOTUÈTiS BT fOMCnOHS DU 6BAIID SIMPATHIQIIE. S95

06 moment^ et qu'on touche les ganglions solaires ayec un morceau de potasse caustique^ au bout de quelques secondes les mouvements périital- Itquei du canal intestinal reprennent toute leur yiyaoité. Dans mes leçons, j'ai souvent répété, sur des chiens, cette expérience faite d'abord par J* Mûller (1) sur des lapins. — Les ganglions sympathiques, quand ils sont irrités chimiquement, peuvent donc mettre en jeu l'influx nerveux moteur dans les rameaux qui se distribuent à des parties contractiles.

Récemment^ dans des expériences faites dans mon laboratoire^ Legros et Onimus ont constaté qu'un courant électrique continu appliqué aux ganglions solaires augmente les mouvements péristaltiques de l'intestin^ tandis qne le passage d'un courant fréquemment interrompuy à travers ces mômes ganglions, arrête ces mouvements.

Dès 18&i, en appliquant le courant continu d'une pile faible aux grands nerfs splanchniques, chez des chiens, j'avais vu, dans certains cas, l'intestin demeurer immobile, et, dans d'autres, se contracter avec assez de Ibrce. Ce dernier résultat a été obtenu quand l'intestin renfermait des matières alimentaires; au contraire, celui-ci était-il vide, la stimulation des nerfs splanchniques demeurait sans effet. On se rappelle que j'ai déjà signalé de pareilles différences à propos de l'influence de la huitième paire sur les mouvements de rcstomac. — Depuis cette époque, Pflûger a reconnu qu'un courant rapidement interrompu et énergique, dirigé à travers les grands nerfs splanchniques, suspend les contractions de l'intestin.

Les expériences de Fowler (2), Ludwig (8), Webster {U), Crevé (5), et principalement celles d'Alex, de Humboldt (6), de Burdach (7), et les nôtres^ avaient démontré que les pulsations du cœur peuvent être ranimées ou accélérées par le galvanisme appliqué aux rameaux cardiaques du grand sympathique. — Les recherches, faites depuis, par Ed. et E. H. Weber, Budge, Mayer, etc. , ont donné les mêmes résultats, et de plus ont appris que la même excitation, dirigée sur les nerfs pneumogastriques, suspend les battements du cœur en diastole (*).

Toutes ces preuves directes suffisent pour rendre incontestable Tinfluence motrice du grand sympathique sur les muscles de la vie organique, et pour mettre en évidence Terreur de Volta, reproduite d'abord par d'illustres physiologistes, erreur consistant à croire que les nerfs des organes con-

(I) J. MOLLIR, ouvr. ciK, t. I, p. 122.

{%) FowLin, Experinu on Aninu Electricité 1794.

J8J Ludwig, Script, nevrol. min. sélect,, t. FV, p. 408, expér. 3.

(â) Webster^ Thatsnchen ùf>er Verbindung des Magens mit dem Leben. 179tJ, p. 4.

(5) Creve, Meiallreiz^ etc., p. 96.

(6) Alex. DE HuMBOLDT; Expériences sur le galvan, et sur Pirrit, des fibres musc, et nerv. Piris, 1799, p. 312, trad. de JadeloU

(7) Burdach, Traité de physiol, Parii, 1837, t. VU, p. 74, trad. de Jourdan.

(^ Bécemment, les frères Cyon (in Sitzungsb. d. Sftchs ges. d. Wissensch., etc., Leipiif , 1867) ootûiit connaître, comme antaj^onistes des pneumogastriques, des nerfs qu'ils désignent sous le nom de nerfs accélérateurs du cœur, et qui, naissant directement de la mcielle épinière^ ne fcnieot que traverser les ganglions cervicaux inférieurs et les premiers ganglions thoraciqucsi r aboutir ultérieurement aux ganglions intra-cardiaques ou deBiMAK.

596 PROPBIÉIÈS El FU^CliO^S DES DIVERSES PARJ lt:S DU SYS>TËMC HtBTàrX.

tractiles, placés en tlebors du domaîne de ta voloDlé^ sont inseosiblfs à raction galvanique.

Plus loin, en nous occupant de l'influence du grand sympathique sur l« mouvements de Tiris, sur la contraction de la lunique musculaire des vai^ seaux sanguins, etc., nous aurons occasion de sifoi^ler encore d'autre» preuves de la motricité de ce système si im parlant .^^H

IIL ^ SotiTces d* activité du grand sympathique, — A rexemple de Wôslow(i)j Bichat (2), etc., les uns considtU*enl les ganglions du grand sjfOh palliique comme des centres d'innervaLion cûmplélcmeol indépetnlaot» du centre nerveux cérébro*ïipinal et pouvant se passer de son concoure; tandis qu'avec Scarpa (3), Legallois {h), etc., les autres admettent ce codcours comme indispensable, et voient dans le grand sympathique un tppt* reii nerveux qui, à Taide d'innombrables racines, tire son îoOuence de U moelle épinière et de la moelle allongée.

S'il était possible d^intercepter les innombrables coumiuni&itions qui existent entre le système nerveux de la vie animîïle et le grand sympi*

I thique, d'examiner ensuite les changements qu'une pareille opéra tioô

[ entraînerait dans Texercice fonctionnel de ce dernier, nul doute qu*0D arriverait ainsi à déterminer s'il possède exclusivement en lui-mômc k principe de son action, s'il jouit d'une indépejulauce absolue dans s^ acte^j ou bien h apprécier la somme d'aclivité qu'il emprunte à Ta cérébro-spinal. lî suffit de réfléchir un instant h la disposition générale i grand sympathique pour reconnaître que les nnitilations nécessitées une telle expérience ne sauraient être compaliblcs avec la vie. Mais, on peut néanmoins établir, h Faide d'arguments suffisamment solides, que If

I grand syn^pathique, isuié el privé de toute influence étrangère, ne rcn

Irait pins intégralement ses fonctions.

On sait, par exemple, que le ganglion ophlhalmique communique un nerf moteur qui est le moteur oculaire commun» et avec un uerf sen-j sitif qui est la branche opbthaimique du trijumeau : or, si le nerf moteti oculaire commun est coupé ou atteint de paralysie, l'iris demeure immo bile; si la bninchc opbthaimique est lésée, ou si elle a été divisée ave le tronc du trijumeau, dans le cï^ne, la nutrition et les sécrétions du gloh oculaire s'altèrent (*). Pourtant le ganglion opbthaimique subsiste; peli cerveau fonctionnant isolément et par lui-mérae, comme le dit Bicba^ présidiint par lui seul au travail nutritif et sécrétoire de l'œil, aux: vements involontaires de l'iris, pourquoi ne fonctionne-t-il plus?. San doute parce que ses connexions avec l'axe cérébro-spinal sont détruite*, 1

(I) WiKstnw; Erftrtfti. ntwfom, Tmitê des netf^, | CCCLXIV. f2) Bk,HAT, Anndim, (jHii^r. Pam, 1812, L I, p. 21 !1.

(3) ScAttPA, Annfùm. annot, de tjongtih et pi(*Tnhus nen'orum. MeKlcne^ (779,

(4) Œiivt^x de LEGALLtt;8j l. l, p. 14^; édit. de 1830, avec des note* de Parts«L (*) Dans cette branche d>j trijumeau^ ainsi que il:ins les branche» itiaxiUajjrs tnfi^rttura ft 1

supérieures on admet aujourrijui, outre les Ot^res sensitïvcs, d'autres ûbre&dite» vn'ttt-m^i^'Utt | tii influencenl le^^ctes imlnlifs el sécrétoircs per l'enlreiiiisedenvab&eaux san^iin**

PBOPUÉTÊS ET PONCTIONS DD GOAND SYMPATHIQUE. 597

et qoe ces connexions lui donnaient un pouvoir qu'il ne possède pas en lui-même, au moins à un degré suffisant^ etc. —Je reviendrai tout à Theure sur l'opinion qui voudrait attribuer exceptionnellement un pouvoir tout à fait indépendant au ganglion sous-maxillaire.

Les observations pathologiques, qui prouvent Tintervention évidente de la moelle dans les fonctions du grand sympathique, ne font pas défaut dans la science. En étudiant le Traité des maladies de la moelle épinière^ par Ollivier (d'Angers), on rencontre un grand nombre de cas dans lesquels ont été modifiés, d'une manière fâcheuse, soit les battements du cœur, soit les mouvements de la portion moyenne du canal intestinal, c'est-à-dire de celle qui reçoit ses nerfs exclusivement du grand sympathique. Bellingeri(l) a remarqué, chez le mouton, que l'inflammation de la moelle épinière est souvent suivie de l'inflammation des reins, que l'urine devient trouble et semblable au sérum du lait coagulé : ces organes, comme chacun sait, ne possèdent encore que des filets du système nerveux ganglionnaire. On a aussi observé des exemples analogues sur l'homme (2). Brodie (3), Home [k] et Hunkel (5) ont reconnu que l'urine devient alcaline dans les lésions tranmatiques ou autres du cordon rachidien (*); et Krimer (6) a observé, chez des animaux, la suppression de la sécrétion urinaire, à la suite des lésions de la moelle, etc. — Rappelons aussi^ en passant, que Schifl*, Ludwig^ Thîry, etc., ont démontré expérimentalement l'origine cérébro-spinale des nerCs vaso-moteurs sympathiques et leur dépendance de la moelle ; que Bndge etWalIeront fait voir que les filets sympathiques^ agissant sur l'iris^ proviennent d'une région circonscrite de la moelle épinière {centre ciliO' spmat)y etc.

Dans un instant, nous montrerons de quelle manière s'établissent les connexions anatomiques entre le système cérébro-spinal et le système du grand sympathique, et comment on peut s'expliquer qu'ils s'influencent réciproquement

Les faits qui précèdent, auxquels nous en joindrons encore d'autres, sont donc loin d'être favorables à l'opinion dans laquelle chaque ganglion sympathique est regardé comme un petit centre qui agirait indépendamment de toute relation avec le centre commun cérébro-spinal. Néanmoins je ne crois pas qu'on puisse, dans tous les cas, absolument refuser aux renflements ganglionnaires, si riches en substance grise, en cellules nerveuses et en vaisseaux, une certaine coopération comme centres d'innervation ; car l'exemple des fœtus amyélencéphales prouverait le contraire. On dit, en effet, que des embryons sont parvenus jusqu'au terme de la maturité,

(1) Bbllingeri, Annali univers, di med.^ 1824, fascic. 92, 93, p. 379.

(2) Inflammation de la moelle avec suppuration du rein droit {Nouvelle Biblioth. médic, t. VI, p. 92; cit. d'OLLiviER, d'Angers, dans Vouvr, cit,^ Paris, 1837, t. I, p. 144).

(3) Brodie, Lecture on the Diseases of Unnary Organs, London, 1832, p. 161.

(4) Home, cit. par Bordach, Physiol., trad. franc., t. VUI^ p. 205.

(5) Udhkel, Journ. des connaissances méd.-chir.^ aoOt 1834, p. 376.

(^ i*ai dit plus haut (p. 369 et suiv.) pourquoi les résultats de certaines vivisections ne lenblaient point s'accorder avec les obeervation» pathologiques.

(fi) Krimer. Journ, cnmplêmmt, du Dictionn, da se. mi^d., t. XXV, p. 207,

5f s PROPRIÉTÉS ET PONCTIONS DES DlYI1l9tS PARTIES OU SYlTilII .NERVECH.

quoique leur moelle épinière el leur encéphale no so soient pa<i développés (•). Mais ceta ne saurait empêcher de reconnaître que, chez riflilltê^ l'action ganglionnaire propre est insnfllsante h l'entier exercice dea todih tions du grand sympathique*

La source d'activité du grand sympathique parait être surtout dâi la iubttanee grise de la moelle. Du reste, je reviendrai sur cette opioiol en cherchant à expliquer comment les mouvements qui dépendent dn grand sympathique ne sont point volontatras. Qu'il me suffise, en ce mo* ment, d'ajouter que, la pathologie et l'expérimentiition désignant It tnoiUl cornine un foyer d'action pour le système du grand sympathique, il n'eH guère permis de regarder les faisceaux IdancM médullaires autremenl qut comme de simples cordons conducleuj's, et que, par conséquent, il reste seulement Vuze grU de la moelle qui sait apte, à cause de ses caractém anatomiques et de ses propriétés, à représenter un véritahle centre d'actini

Divers expérimentateurs admettent que ia source d'action du grand jf-yra» palhique remonte plus haut encore que la moelle, attendu qu*iU auraienl tvu Texcitation directe de la moelle allongée (bulbe), de la protubérance annulaire, et même des couches optiques et des corps striés, provoquer des contractions dans des organes qui ne reçoivent leur influx nervei^ que du grand sympathique. jl

rV. — Le grand sympathique et ie syttème nerveux céréhro-$pincU $*infiMenemâ

rf'f'ipf^quefnent. -^ Mmjemd'ujmm de en deux îyêièmes, — M résulte déjà dil faits précédents que, sous le rapport physiologique, le grand synopa(litgQ0 et le système nerveux cérébro-spinal ollVent une solidarité des plus iottom. Toutefois il importe de confirmer cette vérité par de nouveaux exempta. Mais, auparavant, je crois utile de rappeler sommairement les mo7«tli^ de relation ou d'union qui existent entre ces deux systèmes.

Les ganglions sympathiques sont unis par des filets nerveux {rami tom*

mttnieantes) aux troncs spinaux ou rachidiens qui résultent de la fusion de

[deux racines spinales correspondantes, et celte union s'établit non loiû

des ganglions spinaux qui se trouvent sur le trajet des racines posté»

I ri cures (**). Mais les filets d^unîon dont il s'agit émanent-ils ducentre céré-

Ibro-spinal pour aboutir au grand sympathique, dont ils représenteraient

i origines ou les racines; ou bien, au contraire, provenant des ganglio»

«ympaihiques, voulais se rendre aux troncs rachtdiens pour se distribuer

avec leurs divisions à la périphérie? — Aujourd'hui, cette question eil

jugée, grâce à l'emploi de la méthode anatomique dont la science est re*

(•) Voy. EscHBJCHTj ùi MIIlleVs Archiv, 1834, p. 2S8, — Thèjt inaug. dt l^tLtsin, de Montpellier, etc,)

{**) Les ganf lions du grand sympathique sont con&tîlu^s piu* de» cellules nerYeiue» qui n^ pelJenl celles des ganglion» «pinauK, c esl-â-dife qu'ils conliennenl, oomme cei demipri, èm reilule^ bfpolntres en général plus petites. Toutefais on y trouve des cellulei mn/Z^peliiM m «i {»liu grand nombre et pe ut ôtre d'autres qui s^iii umpoknre^ . — Le« fibret lurreiitti dte griftf, géfùtinfuif^ ou de RcMAt [my. plus liant, p. 91) sont réputéet proTOnir de t€t dcia dentiers ordres de cellules : les nerfs rénaux sont presque exclttsîvemeiit formel éê «i^ ptrUculier de Ûbm.

PMPftltTÉS IT FONCTKNfS DU GBAIIO STWAIHIQUB. . 599

devable à A. Waller(i); car les dissections, d'ailleurs si consciencieuses, de Bidder et de Volkmann, avaient laissé encore un grand nombre de physiologistes dans rindécision. Nul doute que les rami communicantes ne renferment à la fois des fibres qui se dirigent, de dedans en dehors, avec les nerfs rachidiens vers la périphérie^ et d'autres libres qui, remontant vers la moelle ôpinière, viennent se mettre en rapport avec les deux racines, notamment avec tantérietire. En effet, après la section transversale des troncs rachidiens^ à leur sortie par les trous de conjugaison, A. Waller a constaté, chez la grenouille, que les fibres de la portion périphérique de ces troncs nerveux, cxtiniinées au bout de six semaines ou deux mois, ont subi une dégénéralion complète, sauf un certain nombre de fibres nerveuses restées tout à fait intactes, ainsi que les rameaux communicants eux-mêmes. Or, les premières, qui appartiennent en propre aux nerfs rachidiens, ont dégénéré parce qu*ollfs ont été séparées de leurs centres tropbiques (moelle épinière et ganglions spinaux): tandis que les secondes ont conservé leur structure normale, parce qu'elles sont restées en communication avec leurs centres Irophiques propres (ganglions sympathiques). Le résultat expérimental obtenu par Waller est donc venu confirmer la disposition anatomique décrite par Bidder et Volkmann, à savoir que, chez la grenouille, un grand nombre de fibres des rami cmftmvnicanfes mar- , chent des ganglions sympathiques vers les nerfs rachidiens pour les accom- ^ pagner dans leurs divisions ultérieures.

% Mais il importe de ne pas oublier que les rameaux de communication ^ entre les ganglions sympathiques et les nerfs rachidiens contiennent aussi ç^ des fibres qui remontent vers la moelle épinière en se mettant en rapport r avec les deux ordres de racines. Vulpian (2) a môme reconnu que (chez les ç mammifères), dans beaucoup de rameaux de communication, le nombre de fibres allant avec les racines vers la moelle est plus grand que celui des fibres qui vont avec les nerfs rachidiens vers la périphérie. — Quant au groupe de cellules nerveuses intra-médullaires, décrites par Jacubowitsch sous le nom de cellules sympathiques, et regardées par lui comme donnant origine à des fibres du grand sympathique, il en a déjà été fait mention en parlant de la structure des éléments nerveux. Bornons-nous à rappeler ici qu*à la vérité, jusqu'à présent, aucun anatoniisto n'est parvenu à suivre des tubes nerveux primitifs du grand sympathique depuis les ganglions de ce système jusque dans des cellules quelconques de Taxe gris de la moelle. Mais notons aussi qu'au lieu de voir dans ces cellules un point d'origine ou de départ, les physiologistes qui considèrent les ganglions sympathiques comme des centres d'action réflexe (question que nous examinerons plus bas), n'hésitent guère à voir plutôt dans les précédentes cellules seulement un point d'arrivée; sans se soucier d'ailleurs des nombreuses preuves opposées à cette opinion, qui exclurait toute influence centrifuge ou motrice du centre cérébro-spinal sur les organes recevant des filets du grand sympathique.

(1) A. WALLER, mém, cit,

(9) TULRAN, Uçons sur la physiol. génér. et comp, du tytt, nerv., p. 725. Parif, 1866.

600 PROPBltJÊS tf FONCTIONS DES J11V£RSES PARTiKS DU SYSTÈME MEEVÉUl*

Nous venons d'examiner brièvement la disposiUon aoatomique el ladii»&>

lion des filets d'union du système cérébro-spinal avec le grand sympil

Quant à la répartition des fîïets périphériques de ce dernier, on sait

[a lieu, sîms compter Irs membranes muqueuses, spécialement dans k&

tuniques musculaires des vaisseaux [nerfs vaso-moteurs de Stilliiig), dim

fCclles des canaux excréteurs des glandes, et aussi dans les fibres mnsoi-

t îaires des parois des organes creux contenus dans les cavités splancimiquei

Quand les précédents appareils nerveux (système cérébro-spinal el grand sympathique) se contre- ha lancent de tt-llc manière que Tun dVox nVi pîèlc pas sur le domaine de l'autre, il en résulte une barmonie d'action caractérise Tétat de s-inté ; mais quand cet équilibre est rompu, alors ou f< éclate r des désordres lonclionnels ou des maladies plus ou moins gravi Tout chanî^ement brusque survenu dans les organes centraux du »j tème nerveux de la vie animale peut réagir sur le grand sympathiquei l'ictère, la diarrbée, un lîux d'urine ctaire et limpide, se manifestent çhfî certains sujets au moment même où ils sont vivement impressionnés* Ln idées erotiques activent la sécrétion du sperme, La stimulation électriqBe |de la moelle épinière réveille les contractions inteslinaîes. Elle déter- [ miue aussi la contraction des vaisseaux, notamment des vaisseaux abdc^ Iminaux (Ludwig et Tbiry). Wilson Philip (i) a vu rapplicalion de ralcod à la moelle épinière, sur des animaux décapités, produire une accélération des mouvements du cœur. Stanley (2) a rassemblé un assez gi > nombre d'observations propres à montrer les relations fonctionnell étroites qui existent entre le plexus rénal, dépendance du grand syropa- I thique^ et la moelle épinière : ces observations, qui déjà prouvent bien kqueles lésions de la moelle troublent la sécrétion urinaire, sont coftj mées par d'autres auxquelles j'ai déjà fait allusion (page 371), — Ajoiil que, dans les ramollissements anciens de ce centre nerveux, les organes intérieurs qui reçoivent des filets dépendent du grand sympathique «oui quelquefois atrophiés d'une manière sensible, etc.

Des impressions transmises au centre cérébro-spinal, par des nerfs seniîl Ide la vie de relation, peuvent, en excitant d'abord celui-ci, provoquer ui réaction motrice dans des organes nniméspar le grand sympathique. — Sur' des chiens ayant subi depuis vingt-quatre heures la section de la huUièi paire, vient-on, comme je l'ai ftiil, h irriter assez douloureusement la aussi souvent qu'on répète Texcitalion douloureuse le coeur se met cha< fois k battre avec plus de violence par l'entremise des fdets cardiaques «yn*patbiques, — L'impression que le nerf optique transmet à rencéptiale est suivie d'un resserrement de l'ouverture pupillaire (*). Ce même etTetalieu

{{) WiLM)N Phiup, BiUioth, Univ. Genève^ t, X, p. 182; — ti An erpertm^ lmquér§ ada the îmcs of ihf ViL Funct.^ elc., chap. il, p. M ; chup, XI, p. 243.

(2) St\îïL£Y, Du rapport qui existe entre f inflammation des reins et les désortirm fimt' tionnetf de la moelh épinière et de ses nerfs {Arch, génér, de méd,, L V, p» 95, 2* lérii, mai i834).

(*) Les ramus€i)1e« nerveux qui Jiriini«iit le<i flùre,^ cirrulaires lisses de t'irii proTiiiiiiMMl do l^ang tiûri opUUialniiquey di^pcMidance du griind sympathique : on Miitque le nerf moteur ( f ommun fournit la rarine motrice de ce fanfflinu.

raOPBIÊTtS ET PONCTIONS OU GEAND SYMPATHIQUE. 601

«ussi quand on aspire de Teau froide par les fosses nasales. — La con- Uaction des yésicules séminales succède à Texcilation des nerfs du pénis. ^. Celle du corps de la vessie s*observe à la suite de la stimulation de la muqueuse de ce réservoir par l'accumulation de Turine (*). — L'impresâon brusque du froid sur la peau provoque des contractions douloureuses de l'intestin. — Chez une tortue de mer, dont les cœurs lympathiques ament été mis à nu^ les viscères enlevés el le tronc partagé transversalement en deux parties, J. MûUer (i) parvint à produire une contraction instantanée des cœurs d'un côté (ceux-ci étant depuis longtemps inertes), en pinçant fortement la patte de derrière ou en stimulant la peau avec la pointe d'un instrument aigu.

Réciproquement, les impressions vives émanées d'organes auxquels se distribue le grand sympathique peuvent^ en se propageant à la moelle épinière ou à la moelle allongée, donner lieu à la réaction de parties animées par des nerfs de la vie animale : c'est ainsi que l'irritation du canal intestinal due à la présence d'entozoaires (lombrics ou taenias) déterminent des iDonvuIsions, surtout chez les enfants; — que l'éclampsie suit de près les premières douleurs de l'accouchement^*);— que parfois les convulsions hystériques sont annoncées par des douleurs intolérables de l'utérus, des ovaires, de la région solaire, etc. — On peut citer également les spasmes des muscles respirateurs qui accompagnent le vomissement, quand celuid est provoqué par des irritations du canal intestinal, des reins, de l'utéras, etc. — J. Mûller (2), en pinçant le grand nerf splanchnique, qui se distribue à l'intestin après avoir traversé le ganglion semi-lunaire, a vu, sur des lapins, les muscles abdominaux du même côté éprouver des contractions.

Ces exemples, qu'il serait facile de multiplier, concourent donc à démontrer, suivant nous, combien l'école de Bichat s'éloignait de la vérité, en voulant isoler et rendre indépendant, sous le rapport fonctionnel, le grand sympathique du reste du système nerveux. 11 est évident, au contraire, que tout ce qui précède tend à rapprocher beaucoup ce grand sympathique des nerfs de la vie animale, au point de vue de sa dépendance du centre nerveux cérébro-spinal.

V. — Y a-t'il dans les ganglions du grand sympathique un pouvoir réflexe comparable à celui de la moelle épinière? — On sait que, chez un animal décapité, si l'on vient à irriter les téguments du corps, celui-ci se meut en totalité ou en partie, suivant l'intensité de l'irritation. Le mouvement résulte ici d'une action en retour exercée par la moelle épinière, puisqu'il ne peut plus se reproduire aussitôt que la moelle est détruite.

(*) La contraction involontaire du corps de la vessie est influencée par la moelle à Taide de filets du grand sympathique, tandis que la sensation du besoin d'uriner et la dilatation voleotaire do col vésical dépendent de filets nerveux cérébro-rachidiens provenant directement de li moeUe épinière.

(i) J. NUller^ Physiol.du syst. nerv., trad. de Jourdan^ t. I, p. 238.

(**} L'utérus ne parait recevoir que des filets du grand sympathique.

(2) J, MilLLER, ouvv. cit.

602 PROPRIÉTÉS BT POHCnONS DIS DIVBRSBS PARTIES DU STSTtHI NERTEUX.

Cette action propre de la moelle est ce qu'on nomme son réflexe f ). Or, les ganglions sympathiques auraient-ils par eux-mêmes im pouvoir analogue, c'estÂ-dire Texcitation centripète qui leur est transmiie par les filets de sensibilité serait-elle susceptible de <e réfléchir oa de réfr gir sur leurs filets moteurs pour donner lieu à des mouvements aaxqueb serait étranger le centre nerveux spinal?

Prochaska (i) dit que le cœur ne peut se contracter qu'autant que linh pression du sang sur ses cavités est transmise aux gangUom par les neib du sentiment, et réfléchie sur ses fibres musculaires par les nerfs du moivement

Plus tard^ Grainger (2) n'hésite point à résoudre la question par l'aflbmative, comme l'avait fait, une année auparavant, Clark (3) qui admd que a les ganglions font Toffice d'axes ou de centres par rapport à leun derniers filaments, et qu'ils constituent des moyens de réflexion de ces filaments sur la fibre contractile». — Grainger suppose, pour chaque gti^ glion, un système excito-moteur^ c'est-à-dire des fibres qui, distinctes dci fibres primitives cérébro-spinales, seraient propres au ganglion et en report avec son pouvoir réflexe.

Aucune preuve expérimentale n'était avenue confirmer Topinion de Prochaska sur la réalité d'un pouvoir réflexe dans les ganglions sympathiques, du moins en l'absence du centre cérébro-spinal. Récemment, Cl. Bernard (&), ayant isolé complètement le ganglion sous-maxillaire des autres centres ne^ veux (moelle allongée et ganglion cervical supérieur), a pu y provoquer des phénomènes qu'il regarde comme excito-moteurs, et déterminer pv son entremise une sécrétion dite réflexe de la glande sous-maxillaire.

Mais Eckhard (5), qui a répété cette expérience en prenant les précautions indiquées par son auteur, se refuse à admettre que les conclusions eD soient exactes : il afiirme que l'excitation du bout central du nerf lingual, divisé au devant du ganglion, ne produit une salivation que quaud cette excitation est très-forte et qu'elle est appliquée tout près du ganglion; œ qui, d'après ce physiologiste, s'explique par une irritation directe du ganglion sous-maxillaire lui-mômc. — De son côté, Schiff'(6), frappé de voir que l'expérience ne réussissait que chez certains animaux, et dans des conditions particulières, ne crut pas à la généralisation du fait, et entreprit une série de recherches qui lui démontrèrent que la salivation dite réflexe, provoquée en galvanisant le bout central du nerf lingual préalablement sectionné au devant du ganglion sous-maxillaire, ne s'observe que chex 1» animaux dont la corde du tympan envoie des filets qui, après avoir die-

(*) Voy. plus haut, p. 239 et suiv. le chapitre intitulé : Pouvoir réflexe et phènotnènet qm en dépendent.

(1) Pkochaska, Opéra minora^ t. II, p. 169.

(2) Graincer, Ohserv, on the Struct. and Funct. of the Spinal Cord. London, 1837.

(3) Clabk^ The Prncticnl Anat, and Elément Physiol, of the Nervou9 SyW. UNUIon, iS3i, p, 111.

(4) Cl. Bernard, Comptes rendus de PAcad, des se, de ParU, 1862.

(5) Eckhard, Experim, Physiol. des Nervemystems, GiesBen, 1867.

(6) ScHiFF, Leçons sur la physiol, de la digestion, trad. franc., 1868^ t. I, p. 28S-S91.

PIOnUiTÉS BT rOMCTIONS DU GBAND 8T1IPATHIQUB. 605

miné dans le lingual bien au delà du niveau d'émergence des premiers rAmeaux ganglionnaires, suivent un trajet récurrent pour atteindre le précédent ganglion. Selon cet expérimentateur, il s'agit donc là d'une excitation motrice (ou vaso-motrice) directe^ et il ne saurait être question d'arc lOiiitivo-moteur; ce fait tendrait par conséquent à détruire Thypolbëse de l'autonomie du ganglion sous-maxillaire.

Mais, dût-on admettre la iécrétion réflexe de la glande sous-maxillaire, ptr l'entremise du ganglion de môme nom, il n'en est pas moins certain qne Findépendance de ce ganglion est éminemment temporaire^ que toute •etion réflexe y disparaît bientôt et devient impossible dans les conditions indiquées plus haut Dans cette hypothèse, l'influence de l'axe cérébroqnnal paraît donc indispensable pour que les ganglions fonctionnent d'une hçon continue comme centres d'action réflexe. Aussi, la persistance stire des contractions rhythmiques du cœur séparé de tout rapport le centre nerveux cérébro-spinal, et leur cessation immédiate dans les 1 de cet organe séparées des principaux ganglions intra-cardiaques à l'aide de sections transversales, ne nous paraissent-elles pas, comme à quelques physiologistes^ suffire à elles seules pour établir que les ganglions do grand sympathique doivent fonctionner comme centres réflexes.

Toutefois, nous ajouterons une remarque : parce que le pouvoir réflexe, en admettant son existence dans les ganglions sympathiques, ne saurait s'y manifester d'une manière durable après la suppression du concours de l'axe cérébro-spinal, cela n'empêche pas de supposer que, à l'état normal et avec l'intégrité de ce centre nerveux, les ganglions puissent être le liège de phénomènes excito-moteurs incessants, et que, par conséquent, ib constituent des centres nombreux de réflexion, directement subordonnés à un centre commun d'action dont l'anéantissement enrayerait le Jeu de tous les autres ; comme on voit, dans une machine, l'arrêt du rouage principal produire bientôt l'immobilité des rouages secondaires.

VL — Des uioges attribués aux ganglions du grand sympaihique.'^Willis (1) oonsidère les ganglions comme des diverticules des esprits^ et le grand sympathique, en général, comme destiné à établir une sorte de consensus entre les organes dont le jeu est involontaire. Vieussens (2) place dans les ganglions, qu'il nomme plexm ganyliformes^ un principe fermentescible qui préside à la contraction de la libre musculaire; et Lancisi (3), les comparant au cœur, en fait des centres d'impulsion qui aident au mouvement du fluide nerveux.

D*après Winslow (4), on doit les regarder «comme autant d'origines ou de germes dispersés de la grande paire de nerfs sympathiques, et, par conséquent^ comme autant de petits cerveaux ».

(1) WiLLifl, Cerebri anat, nervorum descripi, et usus, Ia-8. Amsterdam, i683| eap. xxri, p. 210.

(2) Vnussins, Neurographia universalisy Ub. III : Dff fteroit, oap. T.

(3) LAiiasi, Epist ad Morgagni, de gangKis nsrvorum. (â) WntLOW, ExpoêiU anat. Traité des nerfs, } CGCUUV.

60/| Pr.OPfilÊTÊS ET FDNCTJOÎSS DtS DIVERSES PARTIES DU SYSTÈME NERVtUX.

U^Mint à J.-F, Meckel (1), il ussigne pour usage aux ganglions ; ï* de diviser les rameaux nerveux en ramiiscules, et ceux-ci en filaments; T dé I faire parvenir des rameaux par diverses directions ,^i des lieux éloignés; S"" de réunir plusieurs rameaux en un seul cordon. — Zinn (2) déffend • celte opinion, en ajoutant que les rameaux, rt-unis de divers poioisdun un ganglion, sont plus intimement intMésque dans les plexus; et Scarpa (S) ne voit aussi dans les renllement^ ganglionnaires qu'un artiliceanatomicii servanl à méliT, à diviser les filets nerveux^ et à iniluer mécaniquenient leur dislribulion.

J, Jobnston (û), frappé de voir que tous les organes auxquels se distribai^ le grand sympathique sont ceux dont le jeu est involontaire et non se< considère les ganglions placés sur son trajet comme destinés à isoler duœr^ veau les oi^ganes intérieurs, et tout le grand sympathique comme uo reiî d'hoiernent. Les ganglions^ en arrêtant les impressions éprouvées les organes intérieurs, el en les empêchant d'arriver au cerveau, font ces impressions ne sont pas perçues; et de nn>me, en arrêtant les volitii cérébrales» et les empêchant d'arriver jusqu'aux organes intérieurs, ih rendent le jeu de ceux-ci indépendant do la volonlé, Si le grand sjropa- Ihiquc, d'après le môme auteur, est parsemé de nombreux ganglions, s'il offre ainsi un aspect et une texture qui le dilTérencient des autres iicrfi, c'est qu'il devait aussi être apte à produire îa force nerveuse.

Bichat (5), Heil (6), Wutzer (7), et beaucoup d'autres encore, fé^ow rent Topinion de Winslow el de Johnston. Selon Reil, les plexus el M rameaux du grand sympathique transmettraient des impressions ci volitions s'ils étaient des conducteurs parfaits; mais on peul les regai comme des semi-conducteurs, et les ganglions comme des corps isolaol Il résulte delà» pourlleil, deux systèmes nerveux et deux sphères d'acUvil nerveuse : l" la sphère animale, où les impressions sont senties^ où It volition détermine les mouvemenls; 2** la sphère végétative, où Taclii nerveuse est départie lentement, contiuuclieraent, obscurément. Dans dernier système, les impressions, sans être propagées au centre nerveux mal, déterminent des nïouvements. — Toutefois, dans l'état morbide, cordons et les plexus communicants deviennent conducteurs, les gangU^ cessent d'être isolants, les impressions sont perçues, el les mouvemeo^ sont influencés par le centre nerveux animal.

Toutes ces hypothèses peuvent, en définitive, se rapporter à deux ment : avec Meckel, Zinn et Scarpa, les uns ne voient dans les ganj qu'un arrangement particulier, une simple disposition anatomique de fileU nerveux; tandis que les autres, avec Winslow, Johnston et Bicbat, coo«-

(1) h F. MacKEL, Mém, de rAcod. de Berlin, année 1749, p. 91, | XIV.

(2) Zimr, ifdd., année 1753, p. 137,

(3) ScARPA, Afittfom^ nnvot,, lib. 1 : ï}e gangtiùf et piexuhwt nervorum* lIodèfM^ 17 (A) J. JoBKSTON, On ifif Vite ùf thf! (iartfjhùftJi of the Nerves. London, 1771.

(b) BtcuAT, Atiuimn, génér. Pana, 1812, t. t, p. 213 et tuif .

(0) Reïl. AfCh. fur dif P/i»/.vio%w, Band VU, S. 189.

(7i WcTïEH, Dr mtfioHf hum. q^nt^L ffihr, tdqw n^ monoçraphiù* Bcriin, 1817*

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