‹ Traité de physiologie (volume 2)Chapitre 7 sur 92 · PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DU SYSTÈME NERVEUX EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS ET FONCTIONS DU SYSTÈME NERVEUX EN GÉNÉRAL

Le fttsrtei niAtlstlt est lé siège des facultés sefaSoHàlëà él iiitetlectnelles, du principe incitatétlf des mottVetâëdtô Volontàii'ës et ihvoloDlaires; il préside ëtii divéHies sympathies, Inlltiience les actes dé nutrition, de seérëtidiii dé caldHfiëâtiotl, eté.^ et dotnitlë tûhû leâ fonctions de réconotitie tout éntièfé.

Tous les ëti*es ftnitâés ne §Ôht pas héëës^ail^nient pôurVUs d^Un système Qënredx t les ph)tozoaires, qui sont lés animant les plus simples et (pii établissent eu qUélqtle SoHe la tratlsitioti ëtltre le flëgûé Végétal et lé Aègiië animal, peuvent bïïtït des matiiflestàtions pltis du moins pt^onoticées d*ë±citabilité et de mouvëniénti ëaiis le moiddrë iddiëë d^éléménts heHietix et moscdlaire figurée. Aussi, se t*efu8ant à admettre des propriétés physiologiqdes en l'absence dé leui* substVattim ordinaire, d-t-Oû été âmetié à supposer quCj dans la matière hottibgène (prdtoplàsma) qtii constitue ëëâ animaux, se trouvent ëonfusément associées la substance ncrvedsë et la substance musculaire que Ton voit^ dans des êtres plus élevés en organisation, se dissocier pour formel deux élémetits anatomiques distincts.

Toujours est-il que le système nerveux figuré, se manifestant par des flires et par des cellules spéciales, n'est pas Indispensable à la vie, mais qu'il doit être considéré comme un appareil de perfectionnement et d'harmonisation des fonctions. Toujours est-il aussi que, quand cet appareil est une fois constitué, localisé et distinct, son rôle si important le place au premier rang, à tel point qtl'oti â ptl justemeht avancer que les animaux sont d'autant plus parfaits que leur système nerveux est plus développé.

C'est surtout à l'homme et au type des animaux supérieurs ou des Vertébrés que se rapportera l'histoire physiologique que nous allons donner de ce système.

(*) Voyet, potrf ee qui concerile l'èliidé tuàtolitlique dti système nerveux^ noire ouvrage bitltalé : iRA^iMiiB R PHTftioLoeiE mj stSTfttn iifettVBtJi Dis L'HoÉvis fe* tes aniHavi VÉftTtBàÉs; ouvrage contenant des observations patholoffiquês relatives à ce sffstène et iks eapéHÊntëS sur tes animaux des classiss supérieures j 2 vol. in-8 avec planches.

sa PBOPRIÊTÊS ET FONCTIONS DD SYSTÈME NERVEUX EN GÉNÉRAL.

Une question capitale, soulevée depuis longtemps par l'observation des maladies, résolue d'une manière tantôt affirmative et tantôt négative, s'offre tout d'abord dans l'étude du système nerveux : cette question est relative à la possibilité de distinguer les uns des autres, dans ce système, les appareils spéciaux de la sensibilité, de la motricité et de l'intelligence.

Hfttons-nous de reconnaître que, dans l'encéphale, pareille distinction laisse encore beaucoup à désirer, et que, sur ce point, aujourd'hui la science est riche plutôt en hypothèses qu'en vérités rigoureusement établies.

Mais en est-il de même quand il s'agit de discerner les conducteurs des impressions des conducteurs du mouvement, soit dans les cordons nerveux, soit dans la moelle épinière ; et, dans le cas où cette délimitation importante aurait été mise en évidence chez les animaux vertébrés, pourrait-elle aussi devenir manifeste dans les parties analogues du système nerveux des animaux sans vertèbres? Tel est le problème physiologique dont la solution devra d'abord nous occuper.

Puis, nos efforts s'appliqueront à démêler, autant que possible, dans l'encéphale lui-même, les parties plus spécialement en rapport avec l'exercice du sentiment, du mouvement et de l'intelligence; — à étudier le mode d'action de l'appareil nerveux moteur et de l'appareil nerveux sensitif, et l'influence des agents électrique, mécaniques et chimiques sur ces deux appareils ; — à faire connaître les rapports plus ou moins directs du système nerveux avec les phénomènes dits sympathiques, et avec les actes de sécrétion, de nutrition, de production de chaleur, etc.

Enfin^ cherchant à expliquer les phénomènes intimes de l'action nerveuse, il nous faudra examiner, à côté d'anciennes hypothèses^ la théorie moderne fondée sur l'identité présumée de l'agent nerveux avec Télectricité; — et faire succéder à cette étude d'ensemble celle de chacune des dépendances du système nerveux en particulier.

Mais, avant d'aborder l'examen de ces différents points^ nous croyons devoir rappeler, comme pouvant servir d'utile introduction, les notions les plus positives que la science possède aujourd'hui sur la structure intime des éléments nerveux.

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