DE U MORT
Alors auâsi sument dans tous lesmust^les une contraction énergique, maU lente et progrûsiive : ils deviennent plui dura et entraînent les membre! dans le sens où leur énergie est prédominante, dans la flexion. En considérant que cette contracture est, en général, d^autant plus prauoQcée qut la mort a été plus rapide, d'autant plus forte que le sujet était plus ngoOi reuXy qu'elle survient en môme temps que la coagulation du sang dans le coBur; d'un autre côté, en remarquant qu'elle est h peu près nulle ou qu*elle n'apparaît pae du tout chez les individus ayant succombé à uni longue maladie , ou épuisés par une bémorrhagîe abondante, ou bien encore asphyxiés par des gaz qui maintiennent le sang liquide, on a été amené à penser que la contraction cadavérique est intimement liée par son essence à la coagulation du sang, qu'elle est peut-être un pbéaomtoa analogue à la cootractico du caillot sanguin.
Aussi longtemps que persiste la roideur cadavérique, aucun phénomène de putréfûctiofi ne se manifesta Mais, à une époque qui varie suivant lei conditions hygrométriques et thermométiiques de Fatmosphère, suivant Kt milieu dans lequel le cadavre se trouve placé, suivant son degré d'obésilé et d'humidité^ la nature de la maladie qui a précédé la mort, etc.« U décomposition des tissus organiques s'établit. Pendant le cours de cette décomposition putride, il s'effectue dans la matière animale une véritable fermentation dont les produits intermédiaires sont encore inconnus : maïs dès que Toxygéne intervient dans ce mouvement moléculaire» il domi naissance à de Teau et à de l'acide carbonique, produits extrèoies de Vogg* dation des substances organiques; Tazote s'unit à une certaine quaatîli d'hydrogène et se dégagea Tétat d'ammoniaque. L*eau, Tacide carboui^ et l'ammoniaque, tels sont donc les produits dans lesquels se résolvent, m définitive, toutes les matières animales en putréfaction. Ces matiôres, dont la composition est ordinairement si complexe, retournent, comme on le voit» aux combinaisons inorganiques qui avaient seiTi aux plantea à kl élaborer (""), u C'est ainsi, dit Dumas (1)^ que l'étude de la putréfaction, qui, au premier abord, ne parait faite que pour inspirer un senti oient di répugnance» acquiert un intérêt tout philosophique, en nous révélant n enchaînement de phénomènes admirable par sa simplicité, i»
(*) Pendant loul le cours de la putféraction, les prodtiîlt voUtilf qui se défKfttnt inihili^ une oàeur fétide^ due probablement à la présence dn soufVe et du ptiiM^hare «Unt «m aia«Hf ; en outre, Q se Torme de L'hydrogène sulfuré» Quiint au dt^gageuient d'hydr^fèiie pliotaliirti qui produirait, dans les ctmeliéreâj le phénomène si connu des /etuc foUeti^ et qui sérail tt ■ la déeemposition des matières animales renfermant du phosplK>re, m fmX a bèaoîfi dt mth firmatlon*
Lorsq^ie la putréfactian s'établit en présence de substan&ea basiques capablaa de détertnÉatt la formation d*un acide, en remarque, au nombre des produits, une certaine quantité d'aoîdl Bietique, qui rcite uni à la base. La formation deœt acidt est due, dans ee e«s, à TffitiétftfM de l'ammoniaque, un des produits de la puirélactîon normale. (Dumas, Chimie jiAifiief, il nie^/. Paris, lâù6, p. Tù\.}
{i} nniAS, Chimie physioL et méd*t P* 7^9*
riif.
EXPLICATION DES PLANCHES