DE LÀ MORT
du cœur cessent, on meart* La mort accidentelle sera donc d'autant plus rapide que sa cause agira plus immédiatement sur le centre circulatoire. Elle peut survenir à tous les âges: pourtant elle est beaucoup plus commune, à la suite de maladies, dans les premiers temps de la vie qu'à une époque plus avancée.
La mort natureile est bien plus rare : les accidents, les maladies, usent presque toujours la vie avant le terme que la nature avait fixé primitivement. Elle peut, d'ailleurs, arriver à un âge plus ou moins avancé, suivant les constitutions, les sexes, les races, les climats^ etc.
Quand Toeuvre de destruction suit sa marche la plus ordinaire, la vie disparaît dans le sens opposé à celui suivant lequel elle s'était développée: c'est du cœur aux organes périphériques que la vie semble marcher dans Tembryon, c'est de la circonléreoce au centre qu'elle quitte le vieillard. Alors les membres deviennent immobiles et obéissent. aux lois de la pesanteur, ils perdent leur sensibilité et leur chaleur; les muscles cessent d'obéir à la volonté, si la volonté existe encore; la peau devient froide et sèche, ou bien se couvre d'une sueur visqueuse; la face prend un aspect caractéristique, elle paraît amaigrie : les yeux rentrent profondément dans les orbites, la cornée se trouble, les paupières se ferment à moitié par l'abaissement delà paupière supérieure; les pommettes deviennent saillantes, le nez s'efllle; les lèvres, décolorées, restent béantes» et leurs commissures sont tirées en dehors et en bas. Les centres nerveux ont perdu presque toutes leurs facultés* La parole est devenue impossible ou incohérente comme la pensée elle-même; les yeux cessent de voir, les nerfs olfactifs sont insensibles aux odeurs; Touïe persiste plus longtemps. Les viscères abdominaux et thoraciqucs cessent aussi de remplir leurs fonctions. Les boissons tombent dans Toesophage comme dans un tube inerte, les contractions intestinales se ralentissent; la respiration devient courte, lente, irrégulière, se suspend quelquefois, puis reparaît et se termine par une expiration, par le dernier soupir. Le pouls est vile, de plus en plus petit; il offre de nombreuses rémitlcnces jusqu'au moment où il cesse tout à fait d'être appréciable. Le cœur continue encore quelque temps à battre, mais f^iiblement, irrégulièrement, et sa dernière contraction marque le moment qui sépare la vie de la mort.
De la vie, bientôt il ne reste plus que des vestiges épars dans différents tissus qui conservent encore^ quelque temps après la mort, des propriétés organiques ; les capillaires se contractent de manière à chasser dans les veines tout le sang qu'ils contiennent; rirritabililé des muscles se manifeste sous rinfluence de Texcitation produite par la pile voltaïque; Futérus peut expulser l'enfant qu'il renferme, quand déjà le cœur a cessé de battre, etc.
Mais bientôt ces phénomènes ultimes de la vie disparaissentj et le cadavre se refroidit complètement. Le sang se décompose, ses parties liquides inDEtrent les tissus, ses éléments sohdes se déposent dans le cœur on sur les parois des vaisseaux; la vapeur qui s'exhalait du corps avec une odeur de viande fraîche est remplacée par une odeur fade^ aigre, caractéristique.
LOWCET, — rUYSlOL, lll. — GA
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