AZOTE
exhalé.
abMrLé.
Les conclusions à tirer des travaux qui viennent d'être mentionnés sont assez évidentes. — L'inanition, qui en général diminue l'activité des phénomènes respiratoires, n'agit pas également sur tous : l'absorption de l'oxygène a lieu en moindre proportion qu'à l'état normal, mais l'exhalation de l'acide carbonique subit une diminution plus notable encore; d'où il semble résulter que l'animal, à l'état d'inanition, brûle une plus forte proportion d'hydrogène que dans les conditions ordinaires. — L'exhalation de l'azote diminue très-sensiblement aussi sous l'influence de la privation d'aliments; parfois elle devient nulle ou presque nulle, et d'autres fois même elle est remplacée par une absorption d'azote s'élevant à des quantités à peu près équivalentes à celles qui représentent l'exhalation normale de ce gaz. — Les expériences de Boussingault notamment démontrent que la différence, habituellement constatée dans la production de l'acide carbonique, le jour et la nuit, tend à devenir plus sensible encore durant rinanition«
3* — C'est surtout aux expériences de Regnault et Reiset (2) qu'on peut anssi emprunter les résultats nécessaires pour apprécier Yinfluekce de h nature de l'alimentatim sur les variations de la puissance respiratoire. Ces
(1) Regnault et Reiset, loc. cit., eipér. 21«, 23% 37% 51% 54% 59«. "*^ Regnault et Reiset, loc. cit.
LUSES QUI FONT VÂEIEB L'INTENSITÉ DES PBÊN. CHIM. DE Lk RESPIRATION. 681
suIUts conduisent à penser que ralimentation animale n'exerce aucune ;tion bien importante sur l'activité même des phénomènes respiratoires, et l'elle maintient cette dernière à peu près au même niveau qui s'observe ec le régime végétal. Seulement la quantité d'oxygène absorbé est emoyée différemment dans la combustion à laquelle ce gaz est destmé : nsi, lorsque les animaux se nourrissent de viande, et en général d'aliments :hes en matières grasses^ ils exhalent relativement une plus petite quané d'acide carbonique et brûlent par conséquent plus d'hydrogène; au intraîre, quand les aliments sont de nature végétale, la production de icide carbonique est relativement beaucoup plus considérable et la quan- ;é d'hydrogène brûlé devient très-faible. Parfois même il semble qu'on dve admettre que la totalité de l'oxygène atmosphérique absorbé s'unit du carbone, comme tendent à l'établir les observations sur le mouton le nous avons citées précédemment.
Voici d'ailleurs les principaux résultats que l'on peut déduire des expémees de Regnault et Reiset sur le point qui nous occupe : a, — Chiens nourris avec une pâtée composée de pain et d'eaux grasses limentation amylacée) :
Absorption d^oxygène par kilogramme et par | 1,153 s'unisieiit à du carbone ; heure, — 1^,242, dont ( 0,089 s'unissent à de l'hydrogène .
Mêmes chiens nourris aVec de la viande (alimentation azotée et grasse) :
Absorption d'oxygène par kilogramme et par C 0,892 s'unissent A du carbone ; heure, — 19^^192, dont ( 0,300 s'unissent & de l'hydrogène.
L — Pouleê nourries avec des graines :
Absorption d'oxygène par kilogramme et par ( 1,144 s'unissent a du carbone ; heure» — lffi',227, dont { 0^083 s'unissent à de l'hydrogène.
Mêmes poules nourries avec de la viande :
Absorption d'oxygène par kilogramme et par ( 0,939 s'unissent a du carbone ; heure, — l>^38i, dont ( 0,442 s'unissent & de l'hydrogène.
Dans une autre expérience, un chien, après avoir ingéré une grande la.ntité de graisse de mouton sans aucun autre aliment, a absorbé, par logramme et par heure, 1«%138 d*oxygène, dont 0«',789 seulement furent ansformés en acide carbonique, le reste 0,349 s'élant combiné avec de lydrogène.
n est utile de faire observer ici que les animaux soumis à l'inanition *ésentent, quant à la proportion de l'acide carbonique exhalé, la même odification que s'ils étaient soumis au régime de la viande. Cette observaan concorde avec d'autres faits qui démontrent qu'un animal privé d'alilents se nourrit à ses propres dépens, qu'il consomme pour les besoins de i respiration la substance même de ses tissus, et surtout les graisses mises k dépôt dans divers points de son organisme. La nature du régime alimentaire influe encore momentanément sur