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2ft
5 , ... ans ....... • ,
15 & 20 ans
20 à 25 ana
25 à 30 ana
30 k 50 ana
(1) ScoRESBT, An Account oftheArctic Régions, 1820, t. I, p. 465» 468 ; t. U, p. 2i7.
(2) Hutchinson, On ihe Capacity ofthe Lungs {Med.^hir, Trans,^ L XXIX« p. 22t>).
(3) QUBTELET, Sur f homme et le développement de ses facultés^ ou Essai de pAii^f* sociale^ t. n, p. 86. Paria, 1835.
PRÊQUENCE, NATURE ET BHTTHME DIS MOQVEIIEIITS RESPIRATOIRES. 7S&
II ne paraît pas, dit Quetelet, que la différence des iexes ait une influence plus marquée k un Âge quelconque que vers Tépoque de la naissance; peut- Hre néanmoins trouverait-on une légère accélération pour les femmes, i'après les nombres que relate encore ce savant statisticien.
Vétat hygrométrique et la température de Tair ambiant peuvent modifier a fréquence des mouvements respiratoires. Dans une atmosphère humide, issez généralement ils se ralentissent; mais Tcffet est bien autrement sensible, chez certains animaux, dans le cas où l'atmosphère se refroidit. Saissy (1), surtout, aréuni à ce siyet un assez grand nombre d'observations. Vous nous bornerons ici à rappeler que, chez les animaux hibernants^ la respiration devient de plus en plus rare à mesure que le thermomètre baisse davantage, et même qu'elle finit par n'être plus appréciable quand Tengourdissement est devenu complet.
Il n'entre pas dans notre cadre d'examiner les relations qui existent entre la fréquence des mouvements respiratoires et certaines maladies du cœur ou du poumon, la phthisie et l'emphysème pulmonaires, etc.
b. — Nous n'avons pas à revenir sur la détermination de la quantité d'air ms en circulation, soit pendant les mouvements normaux de la respiralion, soit lors d'inspirations et d'expirations forcées; cette étude a été faite précédemment (p. 615 et suiv.). Ce que nous voulons rappeler, en ce monent, c'est que la fréquence plus ou moins grande des mouvements respiratoires influe sur leur étendue, et partant sur la quantité d'air inspiré dam m temps donné : il est expérimentalement établi, en effet, que cette quantité est moindre dans le cas où les inspirations sont rapides que dans celui où elles sont plus lentes (2).
0. — Les deux mouvements inspiratoire et expiratoire, desquels résulte une respiration complète, se succèdent d'après un rhythme déterminé. La durée de l'inspiration n'est pas égale à la durée de l'expiration ; cette der- Qière est la plus longue (*). On peut distinguer quatre temps dans chaque respiration complète : 1^ le mouvement inspiratoire ; 2" le temps de repos qui y succède, ou pause inspiratoire; 3" le mouvement expiratoire, et &^ la pause expiratoire. Celle-ci, qui précède l'inspiration, est généralement bien marquée (à moins de respiration très-rapide) et sa durée est, en moyenne, d'environ le quart de la durée totale d'une respiration complète. Quant à la pause inspiratoire, ou temps de repos précédant l'expiration, elle est constamment fort courte et souvent n'est guère appréciable, comme dans le cas où l'individu précipite sa respiration.
On doit à Vierordl et Ludwig (3) quelques recherches sur le rhythme res-
(1) Saibbt, Rech, expér. anat, ehim, et phys, sur les animaux mammifères kibemmts. Mémoire couronné en 1807 par l'Institut de France.
(2) G. VALlimil, Cwrundriss der Phffsiot,, p. 253.
O C'est le contraire que nous avons toujours obserTé cbes les chleM, aprèa la section dee
nerfs pneumogastriques ; l'expiration devenait notablement plus courte que t inspiration»
(S) ViBacavr et Limwic, Beitrâge sur Uhrê von den Athembewtgunçen lArchHf fStr phys. Heilkunde, 1865, U XIV, p. 253).
736 OB LA BESPIBATIOir.
piratoire/qu'ils ont faites à Taide d'un instrument particulier (le kymogmphion) : c'est un levier qui, par Tune de ses branches, s'applique contre h partie antérieure et inférieure du sternum, et qui, par l'autre branche portant un crayon, trace sur le papier une ligne courbe correspondant au mouvements d'élévation et d'abaissement du sternum. L'individu ea expérience est obligé de se tenir couché et immobile pendant toute la durée de l'observation.
Marey (1), en supprimant cet inconvénient, a rendu ce genre de recbeiches beaucoup plus commode. Son appareil consiste en une ceintsr; formée, sur un point de sa longueur, par un cylindre élastique dont k cavité est mise en rapport, à l'aide d'un tube de caoutchouc, avec Faor poule d'un polygraphe ordinaire. La ceinture mise en place, la dilaUlk du thorax agrandira la cavité du cylindre élastique, appellera par cooséquent l'air de l'ampoule, et le levier s'abaissera; si la poitrine se resserrt le cylindre, en vertu de son élasticité, reviendra sur lui-aième, chas$e.i l'air dans l'ampoule^ et le levier sera élevé. En inscrivant ces mouTemei:i< alternatifs dans les conditions les plus variées, on obtiendra des \m^ qui reproduiront très-fidèlement toutes les phases du mouvement re>p/ ratoire.
Marey, en expérimentant de la sorte, est arrivé aux conclusions suivantes: — L'immobilité des parois thoraciques n'est jamais complète : les pauses inspiratoires et expiratoires ne sont pas réelles, elles sont seulemeot apparentes. II n'existe ni rhythme normal, ni fréquence normale de la respintion, mais on peut déterminer les influences qui modifient cette fréquence et ce rhythme. — Si les voies respiratoires sont rétrécies, la fréquence tït diminuée, l'amplitude augmentée et le rhythme changé par allongemeiil de la période d'inspiration. — Si l'air rencontre un obstacle seulemfct dans l'inspiration, ou seulement dans l'expiration, l'obstacle allonge la p^ riode de respiration pendant laquelle il agit.
d. — 11 est évident que les mouvements respiratoires sont soumis à '< volonté qui peut les accélérer ou les ralentir, les renforcer, les diminntf ou même les suspendre. Mais cette suspension ne saurait avoir lieu au éù d'un terme très-court, parla seule intervention directe de la volonté ; aussi les mouvements dont il s'agit appartiennent-ils à la classe de ceux qu'oa nomme semi-volontaires et que l'on fait en partie dépendre du povt&f réflexe ou excito-moteur de l'axe cérébro-spinal. D'ailleurs les mouvementrespiratoires ne persistent-ils pas, avec une grande régularité, durant t sommeil ? Ne les observe-t-on pas aussi chez les apoplectiques ou cbez h animaux auxquels on a enlevé l'encéphale, en respectant le InUbe rachidi^ ou centre réflectif sans lequel la respiration ne saurait plus s'accomplir?
Plus loin, en étudiant les rapports du système nerveux avec cette grauà fonction, nous ferons voir que les mouvements multiples de la re^irati^^^ qui s'exécutent, soit à la tête (dans les narines, la bouche et le voile du
(1) Maret, Pn€umographie{Jautn. de Fanai, et de la phffsioi. de Vhomme etdu enimev, ^« année, 1865, p. A25-456).