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MODE D*OBTGINE ET STRUCTURE DES CAPILLAIRES LYMPHATIQUES

chDOîdieOy un réseau lymphatique qu'il considérait comme appartenant à la pie-fflére et accompagnant les prolongements de cette membrane dans la masse cérébrale. Cette assertion a été contredite par les investigations plus récentes de Sappey, quia cherché^ inutilement aussi, les vaisseaux lymphatiques de la dure-mère et de la surface du cerveau.

Quant aux lymphatiques des musclesy ils ont été exactement décrits

surtout par Mascagni, Fohmann et Sappey. Ceux des os ont été signalés par

Cruikshank (1), et bien étudiés postérieurement par Bonamy (2), Gros (3)

et encore par Sappey. Enfin, dans les glandes, il existe, d'après ce dernier

observateur (6), deux réseaux de lymphatiques, un réseau interne, central

ou intralobulaire, qui naît sur les parois de la cavité creusée au centre de

ciiacon des lobules; un réseau externe, périphérique ou circumlobulaire^

qui en effet environne les lobules glanduleux. Ce second réseau échange^

arec les réseaux correspondants des lobules voisins, des branches anasto-

motiques extrêmement multipliées, d'où il suit que le système lymphatique

propre à chaque glande n'est en définitive qu'un vaste plexus dans les

mailles duquel les lobules ou éléments sécréteurs se trouvent comme

suspendus. Mais il faut avouer que les lymphatiques profonds de plusieurs

>iscères sont encore fort mal connus.

V. — Le moded'oripine et la structure des capillaires lymphatiques sont deux questions sur lesquelles les histologistes modernes sont loin de s'entendre. Elles paraissent fort difficiles à résoudre, à en juger par le nombre, des (ravaux qu'elles ont fait naître dans ces dernières années, et par la diversité des opinions que les auteurs y soutiennent. Sans entrer dans des détails que ne comporte pas un traité de physiologie, qu'il nous sufiisc de savoir que deux opinions principales partagent les anatomistes relativement à Vorigine des lymphatiques : dans l'une, on admet que les réseaux sont les véritables origines des lymphatiques; idans l'autre, on considère les réseaux comme des réservoirs dans lesquels viennent s'ouvrir une immense quantité de lacunes ou de canalicules plus petits.

La première opinion a régné sans contestation jusque dans ces dernières années, et de nos jours elle est encore généralement adoptée par les anatomistes français. Les réseaux d'origine des lymphatiques sont en connexion intime avec les réseaux des capillaires sanguins. Déjà bojanus (5), Jacobson (6), Webcr (7) et Rusconi (8) avaient observé

(f) CtriKSHAHX, ouvr. c//., p. 378.

(2) Brescbet, ioc, cit.

(3) Samt, ouvr. eit.f p. 612.

i) Saptct, Comptes rendus des séances de VÀcad, des sciences de Pariât t. XXXIV, p. 986, 2^jviai852.

5) BoiAurs, Anaiome Testitudinis Europœ, p. iàZ, pi. XXVI, ftg. 455.

5) J4C0MOR, Om nogte modificationer del lymphatiske System undergaaer i de lavere f iafter af Hvirveldyrene [Danske Vidensk, Selsk. Forhandl., S. XL, XUI, 1828).

(7) Wesbb, Veber das Lymphherz einer Riesens^hlange (Mullcr's Archiv fur Anatomie^ 1S35,p. 536).

'8} Rusoom, Sopra una particuiarità riguardente il sisiema linfatico delta Salanuindra ''''rtffre, Psvia, 1841. — Hiflesioni soprn il sistema linfatico dei Hettili. Pavia, 1845.

39& DE L*ABSOHPTtON.

que, chez les vertébrés inrérieurs, quelques capillaires sanguios sont plongés dans des* sinus lymphatiques; Cb» Robin (1) découvrit^ tm 1859. la môme particularité chez les mammifères. En étudiant le? CApillaire» sanguins de leur encéphale, il vit qu'ils sont entourés par une tunique contenant de la lymphe^ de manière que leur surface ôxterna est baignée par ce liquide; ce fait a été confirmé, quelques années plus tard, par les recherches de His (2). Gh. Robin, généralisant les données de Tanatomie comparée, les résultats de ses propres investigations sur Vencé* phale et d'autres organes, les travaux des histologistes sur le même sujet, a été conduit à professer les idées suivantes sur Torigine des lymphatiques : Les capillaires lymphatiques sont en connexions Intir&ei» avec les capillaires sanguins sans communiquer avec eux. Les canalicules qui forment les réseaux d'origine des premiers entourent complètement les capillaires sanguins ou sont seulement appliqués contre leurs parois : dans le premier cas, le capillaire sanguin est tout entier contenu dan^ Taxe des capillaires lymphatiques; dans le second cas, les deux peUtstubes sont immédiatement juxtaposés, et quelquefois le lymphatique est couché contre le canal sanguin de manière à l'embrasser dans une étendue plus ou moins grande de sa circonférence. A mesure que le capillaiM san^in devient artérîole, le lymphatique s'en détache peu à peu et s'isole ensuite complètement. Jamais les lymphatiques ne s'appliquent contre les veinules Dans tous les points de contact entre les vaisseaux lymphatiques rt lef vaisseaux sanguins, il n'y a qu'une mince membrane séparant le sani: de la lymphe , et non deux parois appartenant Tune au capillaire sanguin, Vautre au capillaire lymphatique, comme on aurait pu s'y attendre.

Puisque le sang qui circule dans les capillaires n'est séparé de la lymphe que par une seule membrane excessivement mince, il est évident qn il doit s'opérer entre ces deux liquides des échanges osmotiques continuels. Ce fait est d'ailleurs démontré par les injections avec des liquides très-dtCfusibles : Teau, par exemple, injectée dans les arlère>, comme on le fait en répétant les expériences hydrotomiques de Lacaucbic passe invariablement dans les lymphatiques dont elle distend les réseauV et les troncs.

Nous avons dit que les réseaux n'étaient pas considérés par tous h' histologistes comme les véritables origines des lymphatiques, mais comme les aboutissants de cavités et de canalicules plus déliés. Examinons rapidement cette opinion.

Après avoir étudié attentivement les corpuscules fUsiformes et étoiles du tissu conjonclif, Virchow(3), le premier, émit l'idée que leurs prolongr-

(1) CM. Robin, Recherches sur quefqueè particuiariiés de la slructuta de€ eopiifmref de\ r encéphale {Joum, dephye de BrowH-Séqiard, 1859, p 637).

(S) Hii, Vehei* ein pfHVbscutnrf^s Cnnafsystt^m in der nervOstn Cehti^i(n*galiM wul »i^ dessen Beziehung zum Lymphsystern (Zeitschrift f. wissenschaft . Zooi., 1865, p 127).

(1) ViRCHow, Verh. der Wuriburyermed, phijs. Geë.^ p. 31G et 817* — PéiM^kcenk laire. Pans, 1861, p. Al.

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menu pourraient bien être en communication avec les réseaux lympha* tiques. En s'anaslomosant les uns avec les autres et avec les capillaires lymphatiques, les prolongements des corpuscules du tissu oonjonetif encore appelés celluln ploêmatiques, formeraient un système de canaux analogues à ce que les anciens nommaient va$a ierom* Eecklinghausen (1) dit avoir injecté dans la cornée un réseau de tubei plasmatiqueê communiquant avec les lymphatiques du bord de cette membrane* Or, ces tubes ne sont autre chose que les prolongements des corpuscules du tissu coDJonctif de Virchow, prolongements dont les anastomoses forment des réseaux non-seulement dans la couche moyenne de la cornée, mais encore dans les tendons, les membranes fibreuses, le tissu cellulaire, etc. Recklinghausen (2) aurait vu directement les ouvertures de ces prolongements dans les lymphatiques du centre phrénique. F. Leydig (3) reconnaît aussi que les corpuscules du tissu conjonctif sont les origines des vaisseaux lymphatiques. Cette opinion semble confirmée par le mode de développement de ces vaisseaux; en eflGet,.Kolliker (k) a vu sur la queue du têtard que les prolongements des cellules plasmatiques s'allongent pour s'anastomoser avec des prolongements voisins, puis se creusent pour former des canaux lymphatiques. Mais l'opinion précédente est fortement ébranlée, s'il est vrai, comme le professe Ch. Robin, que les corpuscules étoiles n'aient point de cavité intérieure et que leurs prolon^* gemcnts ne soient point canaliculés.

Si les canaux intra-cellulaireB ne sont pas les racines du système lymphatique, ce système pourrait avoir son origine dans des espaces ou lacunes intercellulairei du tissu conjonctif. Déjà Brùcke (5), en examinant au microscope l'origine des chylifères, crut voir qu'ils naissaient dans des lacunes creusées au milieu de la substance amorphe et conjonctive de la muqueuse intestinale. Ludwig et Tomsa (6}^ dans un travail qu'ils firent en commun sur les lymphatiques des testicules, avancèrent que ces vaisseaux ne naissent pas de corpuscules fusiformes ou étoiles, mais dans les espaces qu'ils circonscrivent. Quelques mois plus tard, Tomsa (7) doiina à ces espaces le nom de fentes lymphatiques.

Il résulte de la diversité des opinions précédentes qu'il est encore be*soin de nouvelles recherches pour cûnnaitre la vérité sur l'origine des lymphatiques.

Quant à la structure des capillaires lymphatiques , les opinions sont aussi

(1) Kecklihghaussk, Die LffmphgeflUie und ihre Bni^wng mit Bindêffewebe, Berlin, 18ft9.

(2) RscujlfGHAUseN, Zur Fettresorption (Archiv fût path, ÀHAt» und Phyêiol,^ p. 189, 1862).

(3) F. Lkyuc, Traité d'hintologie, Paris, 1866, p. &56, fl(f. 2il,tfad, franc. (à) KSLLtUfci, Elimentê d*hiêtologie humaine, V9x\%i\M^j p. 626.

(5) fiiûCKB, Ueber die ChylusgefOsse und die RëêùrptioH des Ghyluê (Mém, de tAeù^ demie de Vienne, 1854, t. VI, p. 127).

(6) Ludwig et Tomsa, Die Anfûnge der LymphgefOsse im Hoden^ XLIU Band der SitzuHgS" Iferichte der Akademie der Wissenschaften^ 1862.

(7 Tomsa, Beitrûge zur Anatùmie aee iymphgefUssursprungeSf itti dêm ILVI Bands 4ér ^zungsberichte der Akad, der Wiss,, 1862.

306 DE l'absobption.

fort partagées. Les uns admettent avec Kolliker, Teichmann (1), Krausc (2)| Auerbach (3),Belaieff(6), etc.^ qu'ils ont une paroi propre^ trës-exteosible, translucide, très-mince, mais pourtant assez résistante; les antres soutiennent avec Frey (5), His (6), Ludwig (7), Tomsa(8), etc., qu'ils sont dépourvus de paroi propre^ et ne voient en eux que de simples trajets creusés dans les tissus. Uecklinghausen (9), tout en niant la paroi propre comme les auteurs précédents, admet néanmoins que les cavités ou les lacunes lymphatiques sont tapissées dans toute leur étendue par un épithéliam dont ses injections au nitrate d*ai^ent lui ont démontré la présence.

VI. — Sur le trajet des vaisseaux lymphatiques se rencontrent des corp> glanduliformes qu'on désigne sous le nom de ganglions lymphatiques. Lear nombre fort variable a été évalué approximativement à six ou sept ceuU. Leur forme est ronde ou ovoïde^ quelquefois aplatie et rendue irrégulière par la pression des organes voisins. Leur volume, plus considérable dan> Tenfance que dans Tàge adulte et la vieillesse, peut varier depuis la grosseur d'un grain de millet jusqu'à celle d'un gland de chêne. Leur con^btance est assez ferme; leur couleur naturellement rougeâtre devient souvent noire dans les ganglions bronchiques et blanche comme du lait dan^^ les ganglions mésentériques pendant la digestion. Us sont situés tantôt sous la peau, tantôt sous les aponévroses, et se groupent en général dans certaines régions riches en tissu cellulaire, comme le cou, l'aisselle, l'aine, le creux poplité; dans les cavités splanchniqucs on les trouve autour des ^'ai^seaux pariétaux ou viscéraux.

Les vaisseaux lymphatiques afférents pénètrent dans la substance des ganglions par tous les points de leur surface; les lymphatiques effsrents en sortent au contraire dans un endroit déterminé qu'on appelle le hilt, et qui est marqué par une petite fente ou par une dépression* Les ganglions reçoivent aussi des artères formant quelquefois un tronc commun, qui entre par une de leurs extrémités et se ramifie ensuite dans toute leur épaisseur; le plus souvent ces artères sont multiples et pénètrent par divers points du ganglion. Quant aux veines, elles sortent tantôt par les mêmes points qui donnent passage aux artères, tantôt par des points différents.

J.-F. Meckel, le père (10), en injectant un ganglion lymphatique lom-

(i) TacHMAim, Dos Saugadersystent, etc., p. 6. Leipsig, 186i.

(2) Kradse, Die Lymphgefàssanfânge in der Darmxotien^ 186A.

(3) AUERBACB, Untersuchungenûber Lymph una Biutgefâsse^ 4865.

(A) BelaiefFj Hechercfies sur les vais9eaux lymphatiques du gland {Joum, d'nnakamef> de physiologie, de Ce. Robin, 1866, t. Hi, p. 465).

(5) Fret, Unlersuchungen ûber die Lymphdrûsen des Menschen wid der Sâugeihieir in-A^*, 3 planches. Leipcig, 1861.

(6) W. His. Ueber die Wurzeln der Lymphgefâsse in den Hâuten des Kôrpers, eU {Zeiischrift f, wiss. Zool,, 1862, p. 222.)

(7) LuDwiG und Tomsa, hc. cit,

(8) Tomsa, loc. cit,

(9) Rbcelwghaosbn, loc. cit,

(10) J.-F. Mbckbl, Nova experim, et observât, de fitiihus venarum ac vasor. lytnpkt' Berol., 1772, | 1, p. 7 et suiv.

TEXIDRE D£S GANGLIONS LYMPHATIQUES. 397

baire, vit le mercure passer dans la veine cave inférieure, sans qu'il y eftt, assure-t-il, aucune rupture produite, et dès lors il admit une communication des plus fines ramifications veineuses des ganglions avec les vaisseaux lymphatiques.

Le résultat obtenu par Meckel n'en fut pas moins attribué, par Hewson et Mascagni, à une rupture; Haller partagea cette opinion^ et Gruikshank (1) continua à affirmer que jamais il n'avait vu un vaisseau lymphatique communiquer avec d'autres veines que les sous-clavières et les jugulaires internes.

Ed 1820, Fohmann (2) publia de nouvelles observations sur une communication des vaisseaux lymphatiques avec les veines, autre que celle qui est établie par les canaux thoraciques. D'après cet anatomiste, le mercure injecté dans les vaisseaux entrants des diverses glandes en sort tantôt exclusivement par les lymphatiques, tantôt par les lymphatiques et les reines, ou bien d'autres fois par les veines seulement. Ces observations furent faites sur le chien^ le chat sauvage ou domestique, le phoque, des chevaux et des vaches. Chez le chien^ il n'y aurait, au rapport de Fohmann, aucune trace de vaisseaux lymphatiques efférents, dans les ganglions placés au bord concave du gros intestin, entre le foie et le duodénum Chez plusieurs oiseaux, le môme anatomiste assure avoir vu quelques rameaux lymphatiques s'unir aux veines sacrées et rénales. Le professeur Ehrroann (3), en injectant les lymphatiques du bras, a trouvé le mercure dans les veinules qui sortent des glandes de l'aisselle, et Alex. Lauth (6) A obtenu des résultats semblables sur les glandes de l'aine. Une fois, ayant injecté une de ces glandes^ tout le mercure passa dans les veines^ et la dissection la plus minutieuse ne put lui faire apercevoir de lymphatiques H)rtants. Sur deux pièces déposées dans le musée de la Faculté de Strasbourg, et sur lesquelles les vaisseaux lactés sont injectés^ on a cru trouver des traces non équivoques du passage du mercure dans les veines mésaraïques.

Nous avons déjà rappelé que plusieurs anatomistes, et Mascagni (5) un des premiers, ont objecté que^ quand le mercure passe ainsi dans les reines, il y a toujours des ruptures. Fohmann (6), voulant répondre à cette objection, fait observer qu'il a constamment usé de grandes précautions pour éviter pareil accident; qu'il a pratiqué ses injections immédiatement «iprès la mort, ou du moins à une époque où il n'y avait encore aucun signe '!^: putréfaction; que, s'il se forme un épanchement dans la glande, tout pi^^sage dans les lymphatiques sortants et dans les veines cesse aussitôt;

i\, Cranfluifl, Anat, des vaisseaux absorbants^ trad. franc, de Pctit-Radel, p. 200. ^»m, 1787.

h FouAMir, Saizburger medU chirurg. Zeitung, iahrg. 1820, Bd. 11^ p. 319 ; Bd. III, ? 175.

•3 Licn, Essai sur les vaisseaux lymphatiques ^ p. 35. Strasbourg, 1824.

'^ Alex. Laoti, loc, cit.

.V NàKAGin, Vasorum lymph. hist., sect. 5, p. 32, 33.

% FoHAHiiy Mém,cit,,p, 75.

398 DE l'aosorption.

qu'en admettant une rupture des toniques vaaculaires, on ne voit pas pourquoi la mercure ne sortirait pas aussi bien parles artères; qu'ilyade$ glandes sans lymphatiques efférents chez Thomme, le chien, le phoque (*); qu'enfin, sur des animaux récemment tués, on peut souvent distinguer, dao^ les rameaux veineux sortant des glandes, le môme fluide que celui qui est contenu dans les lymphatiques entrants.

Schrœder van der Kolk (1) prétend aussi être parvenu à faire passer une injection des glandes lymphatiques dans les veines, sans qu'une seule goutte de mercure se soit engagée dans le canal thoracique. Giovanni Rossi (2) tu, de son côté, quelques expériences sur le cadavre d'un jeune homme dans le but de vérifier l'existence d'une communication directe des veinules avec les lymphatiques : après avoir lié d'abord le canal thoracique à U pouces au-dessous du diaphragme, il injecta avec le mercure les vaisseaux efférents des glandes inguinales du c6té droit. Trois vaisseaux, en partie remplis de mercure et sortant des ganglions lombaires supérieur», vinrent s'ouvrir l'un dans la veine cave, l'autre dans la veine rénale, letroi* sième encore dans la veine cave. Gomme ces vaisseaux étaient complètement dépourvus de valvules, Rossi en conclutqu'il avait eu affaire à de» veines et non à des lymphatiques. Dans une autre expérience, il injeclales lymphatiques du mésentère; les vaisseaux sortant des ganglions les plus gros s'ouvraient, après un cours trajet, dans les principales ramificatiou» de la veine porte, et ces vaisseaux étaient, comme dans l'expérience précédente, complètement dépourvus de valvules.

Mais la plupart des recherches ultérieures faites par Àntomroarchi (5). PanÎEza (/i), Cruveilhier (5), Sappey (6), Lacauchie (7), Brûcke (8), Donders(9),Leydig (10),Kôlliker (11), His (i2),Frey (13), etc., tendent à établir qu'il n'existe aucune anastomose entre les lymphatiques et les veines ètm répaimeurdes gangliofaiymphatiqueê. Aussi, dans l'état.actuel de la science, n'admet-on généralement aucune communication entre le système lympha* tique et le système veineux, que dans les points où le canal thoracique

(*) RosENTHAL (Froriep's Sotizcn^ etc., t. Il, p. 5) a reciiflé cette erreur de Fohiiàjiii .lî a trouvé, chez le phoque, que tous les lymphatiques de l'intestin gi 61e se rendent au panen^^ dÀieUiy mais que de celui-ci il ne sort qu'un seul gros tronc lymphatique (duetut Koftnihaiianus); tandis que, d'aprôs Rudolphi {PhysioL, t. II, 3* part , p. 341-250}, lepsncrati d'Aselli du chien fournil une multitude de vaisseaux efférents.

(1) LuCHTMANS, De absorptionis sanœ etmorbosœ discrimine, Utrecht, 1829.

(2) GieVAifin Roabi, Annali univerê, di med., janvier 1826.

f3) AsToaHASCiu, Àcad, deêêc. de Paris, séance du 13 juiUoi 1829.

(4) Panizza, Memorie dcW /. ft. htitufo Lomb,^ 1841, t. I.

(5) Cruveilhier, Anat, descript., t. III, p. 356, V édit,, 1834.

(6) Sappey, loc. cit., p. 625. paris, 1850.

(7) Lacauchie, Traité dhydrotomie, p. 80. Paris, 1853.

(8) QRilCKEy Uefter Djmphge fasse und Lymphdrûsen, in Sitzunysbefichte der MVft- Ahad,, 1852, 1853, 1855.

(9) DoRDERS, Physiologie des Menschen^ 1856,

(10) Leydig, loc. cit,

(11) KOlliker, Handbuch der Gewebelehre, 1862.

(12) His, Untersuchungen ueberden Bau der Lymphdrûsen, Leipzig, 1851.

(13) Fret, loc, cit.

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