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ABSOBPTION DANS LES RÉSERVOIRS DES GLANDES. A7S

>> voies de l'absorption : la bile cystique est plus amère^ plus colorée, lus épaisse que la bile hépatique ; Turine, qui est restée dans la vessie, a ne couleur plus foncée, une odeur plus forte que celle qui est expulsée eu de temps après son arrivée dans ce réservoir; le sperme acquiert dans *s vésicules séminales une consistance et une viscosité plus ou moins raodes; les larmes, accumulées dans le sac lacrymal ou dans les tumeurs icrymales conmiençantes et non accompagnées d'inflammation des parois o^ac, deviennent aussi plus épaisses. Dans la grenouillette, aifectton qui econnalt quelquefois pour cause une oblitération de Torifice du conduit e la glande sons-maxillaire, le liquide accumulé dans le kyste a la consisioce du blanc d'œuf, etc.

Plusieurs expériences pratiquées sur les animaux, des observations pa- U)logiques très-variées, démontrent bien qu'en effet les produits des éerétions^ accumulés dans leurs réservoirs, sont en grande partie réorbés.

Simon a vu, chez les pigeons, un dépôt de matière verte dans le cloaque, ix à vingt heures après la ligature des conduits biliaires ; Tiedemann et melin (1), ayant lié le canal cholédoque sur des chiens, ont retrouvé, aelques jours après, des matériaux biliaires dans l'urine ; et, chez un de es animaux, disent-ils, toutes les membranes muqueuses présentaient oe coloration jaun&tre, le péritoine aussi contenait une sérosité d'un Qoe rougeàtre foncé. On sait que, dans l'ictère, souvent dû chez l'homme la présence de calculs dans le canal cholédoque (d'où accumulation de *fiuide dans la vésicule), le liquide sécrété par les membranes séreuses. Ht offrir également une teinte jaune : dans un cas cité par Braconnot (2), i effet, on y a constaté, par l'analyse chimique, la présence des matém de la bile. Fourcroy et Vauquelin, Nysten(3), Orfila et Bracon- •t h), etc., ont fréquemment trouvé dans l'urine les principes constituants la bile résorbée.

Lorsqu'il existe un obstacle à l'émission des urines, leurs matériaux Qvent être repris par résorption comme ceux de la bile, puis diversement minés : par le vomissement^ par la peau, par le rectum, par les ma- 'iles, par les organes salivaires, etc. On a rapporté, à ce sujet, diverses nervations qui pourront ne pas paraître toujours bien concluantes. Cae malade, citée par Grégoire Horstius (5), était tourmentée par une leniion d'urine, à la suite d'une plaie dont la cicatrisation mal dirigée ait oblitéré le méat urinaire; il y avait tous les jours des vomisseeots d'un liquide urineux. Van der Wiel (6) a rapporté l'histoire d'un eillard atteint de la pierre, qui resta pendant seize jours sans uriner; le

1, Tiunumi MCmel», heeh, expérim, physioL etchim. sur ia digestion; tr. deiourdan. •n», 1827, t. II, p. 7, iî.

'.2 BftACOBiHlT, Journal de cAim. méd.^ t. ni, p. 4S0. ^) Nnmi, heeherehes de pkysiol. et de chimie pathol.^ p. 261. (V OiriLA et Bbacormot, Joumai de chimie méd.^ t. III, p. ASO. \^) Houni opera^ t. Il, Ub. XT, obt. 54, p. 257.

^ Vai m Wbl, Observationes rariores medioœf anaUmucm et chirurgitm, obt. 51. «ï^. 1M7.

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patient vomit plusieure fois une urine très-salée. Marangoiii (1), Mares* chai (2), ont vu des faits semblables. Qhet un malade observé par J. Zeviani (3), il y eut suppression de l'excrétion urinaire. à la suite d'une plaie des parties sexuelles : le corps devint le siège d'une infiltration générale et la transpiration prit une odeur urineuse; ilyeutaussidesvomiisemeDtsde matières ayant cette même odeur. Un individu, atteint d'ischuriet rendit^ par le rectum, un liquide ayant toutes les propriétés physiques de rurine(4}.lue fille âgée de quatorze ans, et n'ayant pas la moindre apparence de parties g^ nitales^ expulsait par les mamelles un liquide séreux qui remplaçait l'excrétion urinaire (5). Un jeune homme tourmenté de dysurie rendit, par le^ organes salivaires et la bouche, un liquide qui, présentant toutes les qualités de l'urine, continua de couler pendant quatre jours (6). Boerhaave ? a relaté Tobservation d'un négociant qui s'abstint d'uriner pendant un juur et une nuit; il succomba, et, à l'autopsie, on trouva dans les ventricules cérébraux un liquide semblable à de l'urine.

Des faits du môttie genre ont été aussi vus par Nysten (8). Une personne ûgée de vingt-six ans, ofi'rait un défaut complet d'excrétion urinaire qu'ac compagna bientôt une infiltration de l'abdomen et des membres inférieur? au bout de trois semaines^ ces symptômes prirent un accroissement cofisidérable^ et, en môme temps, eurent lieu des vomissements d'un liquide de couleur oitrine dont la malade rendit^ un jour^ plus de 30 litres! U liquide vomi fût analysé par Nysten qui y constata la présence de Turét Chez une autre femme, âgée de quarante ans, le môme observateur i retrouvé de l'urée^ de l'acido urique et les sels de l'urine, dans les malièi rendues par le vomissement, après une rétention d'urine causée par chute. Toutefois, nous devons faire remarquer que cette dernière ob vation a été révoquée en doute par divers auteurs qui ont avancé Nysten avait été le jouet d'une supercherie : la malade^ dit-on, avalait urines.

Peut-on rapprocher de ces faits ceux dans lesquels les divers princi des matières fécales auraient été soumis à une résorption par suit» séjour prolongé de ces matières dans l'intestin? L'ancien Journal de nu cine (9) rapporte des exemples de suppression partielle ou totale de Ttic tion stercorale ayant duré des mois, même des années, et accompa? d'une transpiration abondante et fétide. Rullier (10) parle roôtae d'un eool* siastique qui n'allait jamais à la garderobe; le corps de ce malheurcfl

(1) Mabangoni, Af^. Âcad,^ année 1715.

(2) Marescbal, Journal de médecine de A. tloux, t. XXX, p. 558, antiée 1769.

(3) J. Zevianj, Memorie di maiematica e fisica^ t. VI, p. 93. Veronœ 1792. (A) PiGilLiif, Oburvationâs phy9icfy-mediMe^ obs. il, p* 2S. Hambarfi teei.

(5) Journal de médecine ^t Vandermonde, t. VHI, p. 59, année 17Ô8.

(6) Actes de la Société littéraire dUpsQl y 1737.

(7) Boerhaave, Prœlectiones Àcademica. Ooltinf® i7di| t. III, pt 315.

(8) Nysten, Recherches de physiol, et de chimie pathoL, p. S78| aSO. l*wii« ISil.

(9) Journal de médecine de Vanbermu]|0I, t. IV| p. 853 et 257» âiinét 175S» ^^^ p. 510| année 1759.

(10) RuLLURy Dict, des se, méd, en 60 vol« Art. Inhaxjltiom.

IBSOSmON DANS LES CAVITÉS StftBVSBS BT DANS D'AUTaSSCAVITlS GLOSES. &7S

ixbalaii une odeur repoussante et son linge était sans cesse teint en brun MT le produit de la transpiration cutanée*

^BSûEPTlOiV DANS LES CAVITÉS SÉREUSES ET DANS d'aUTRES GAVIT£s CLOSES.

A là surface interne de toutes les membranes séreuses s'opère une sécrétion lisante dont le produit parait destiné ji favoriser le glissement des deux iilleU qui composent ces membranes. L'existence seule d'une pareille MioD démontre la nécessité d'une résorption correspondante, sans qijt'lle, après un certain temps, le liquide s'accumulerait en quantité "p f'onsidérable.

L'.inalomie a consacré la division des membranes séreuses en plusieurs r>'es : membranes séreuses splanchniques, membranes synoviales artllires, bourses muqueuses des tendons, bourses muqueuses sous- 'inhs. En ce qui concerne l'absorption, on peut rapprocher de ces •les closes les aréoles du tissu cellulaire, les vésicules qui logent la j>^e, les chambres de l'œil, etc.

^ expériences nombreuses sont venues démontrer que les membranes "^1 splanchniques^ bien qu'elles soient peu vasculaires, ont la propriété Wirber facilement diverses substances. Déjà Musgrave (1) avait observé . qnnnd on introduisait une quantité assez notable d'eau dans la plèvre '■ «bien vivant, le liquide était bientôt absorbé après avoir déterminé crande anxiété respiratoire. Nuck, Petit, Krazenstein (2), etc., ont in- ^ <le l'eau dans le péritoine d'un chien: ce liquide^ dont la quantité vait jusqu'à 6 onces, a disparu en quelques heures. Lebkûchner (3) '^ dans la cavité péritonéale d'un chat, 0<%25 de prussiate de potasse ^us dans 6 grammes d'eau ; au bout de six minutes, le sérum du sang 'i^nt un peu de ce sel et l'urine en renferme davantage. Uâ grammes 'iie de bœuf sont injectés dans la cavité péritonéale d'un autre chat; ^ minutes après, l'animal est tué et l'on trouve de la bile à la face rnp du péritoine. Pour prouver la perméabilité des séreuses splanch- 'f^, Lebkûchner a encore institué l'expérience suivante : la cavité •^du thorax d'un lapin est ouverte entre la cinquième et la sixième : on y fait passer une dissolution de prussiate de potasse et l'on ferme aie. Trois minutes après, l'animal est misa mort; une goutte d'une 'itjtion de sulfate de fer est appliquée à la paroi gauche encore intacte nédiastin, et aussitôt on reconnaît manifestement la formation de bleu ^rfbse. Du reste, sur des lapins, en injectant comparativement une solu» <!«' nitrate de strychnine dans une anse intestinale ou dans le périloinei vu presque constamment les accidents tétaniques et la mort survenir Mte dans ce dernier cas.

HriciATC, Philos. TransacL, n^ 240.

Halui^mvt. cité, U i, p. 5&Î.

l-u&ûcinEa» ioc. cit.

&76 DB l'absorption.

L'éaei^e du pouvoir absorbant de la séreuse péritonéale dépead-il de ouvertures ou pores lymphatiques que Recklinghausen dit avoir tus sq le centre pbrénique du diaphragme des lapins (1)? Il est permis d'en doute jusqu'à ce que de nouvelles observations soient venues confirmer celles d l'histologiste allemand.

Des expériences, faites par Dupuytren (2), démontrent que le pà loine et la plèvre n'absorbent pas seulement les liquides, mais encore i gaz, et méme^ dit-on, certains corps solides, tels que des morceaui i viande, de poumon, de foie, etc.; dernière assertion qui assurément a besoin d'être appuyée sur des preuves plus convaincantes que n'en c porte la mention d'expériences sans détails. Depuis lors, des recherci analogues ont été entreprises par Michaélis (de Prague), qui a prou qu'entre le mode de cette résorption et la digestion proprement dite ils a d'ailleurs aucune analogie à établir^ et qu'en pareil cas, après ia i sorption de toutes les parties liquides de la viande, il reste un noyau q l'analyse chimique démontre être une sorte de sawm solubk qui se résod au fur et à mesure de la transformation.

Il parait, d'après des expériences de Babault, communiquées par Gerdn à l'Académie de médecine de Paris, que l'iode injecté dans la timtgueM nale des chiens est facilement absorbé et peut déterminer quelquefois d accidents d'intoxication.

Est-il besoin de rappeler ici, à propos de l'absorption dont les mei séreuses sont le siège, ce que les médecins sont à môme de constaler les jours, c'est-à-dire la résorption plus ou moins rapide d'épanché séreux ou sanguins par la plèvre, le péritoine, la tunique vaginale, ou l'arachnoïde cérébro-spinale elle-même?

L'absorption dans les synoviales articulaires^ dans les bourses muqi des tendons et les bourses muqueuses sous-cutanées, est aussi suffis prouvée par la disparition, spontanée ou aidée de topiques résol d'épanchements plus ou moins considérables qui existaient dans ces ca

On ne saurait non plus se refuser à ad mettre l'existence d'une ab^) plus active encore dans le tissu cellulaire^ quand on assiste à la dispa parfois si prompte d'épanchements de sérosité dans l'œdème, dlnfiiti d'air dans l'emphysème^ de suffusion de sang dans les contusions. A occasion, on peut rappeler que des substances salines, solubles, dé dans le tissu cellulaire, se retrouvent très- vite dans divers fluides sécn

Chaussier a aussi constaté^ dans ses expériences, que l'on pouvait fl poisonner des animaux en leur insufflant du gaz acide carbonique ^^tf peau ; il prétend également avoir vu disparaître, par résorption, un ce urinaice qu'il avait introduit dans le tissu cellulaire sous-cutané d'un cM

Dans les vésicules adipeuses, l'absorption de la graisse est bien rem quable par l'énergie avec laquelle elle s'accomplit dans quelques cas :^

(1) Rbcklingxauseii , Zur Fettresorption ( ViacHOW*s ^rcAii;, t. XXVI, p. 172; ^^

(2) RuLLiia, loc, ciU

(3) Oebdy, Acad. de méd. de Paris, séance du 16 dèeemlire 1846.

LYMPHE ET CHYLE. Ull

élé frappé de la disparition rapide de la graisse chez les individus qui

subi d'abondantes évacuations, chez certains cholériques par exemple?

ic espèce d'absorption se fait au contraire d'une manière très-lente

*iks animaux hibernants; et Ton comprend qu'il devait en être ainsi

pareil cas.

)uanl à Tabsorption qui s'effectue dans le globe de l'œil, elle est sufliunent démontrée par la disparition complète d'épanchements de sang ou pus existant dans la chambre antérieure de cet organe.

In dehors de l'état physiologique, on voit aussi l'absorption s'opérer ^-activement sur des surfaces accidentelles: ainsi en est-il du derme mdé par un vésicatoire ou par une brûlure; des plaies encore assçz rentes on même d'ulcères situés dans des régions très- vasculaires ; des itrices de nouvelle formation; de l'intérieur des abcès, etc.

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