‹ Traité de physiologieChapitre 99 sur 141 · TEXTURE OU POUMON · texte numérisé non relu

TEXTURE OU POUMON

t soumis à la dessiccation, on les divise en tranches minces. Ce simple >rocédé conduit à reconnaître que l'étendue de leur surface intérieurCi Q contact avec le fluide respirable, s'accroît en raison de la multiplicité u cloisonnement, et que les cellules deviennent d'autant plus petites ue la puissance fonctionnelle des poumons augmente. Ghei les Gre* ouilles, les Crapauds^ les Salamandres terrestres, etc., ces organes se iontrent sous l'aspect de deux sacs membraneux, transparents et gros* lùrement divisés en cellules larges et irréguliàres par des brides ou replis 1 teneurs. Chez beaucoup de Reptiles proprement dits, le système des ellules est déjà plus considérable et chacune d'elles offre une capacité mindre; mais les poumons sont encore d'une texture assez peu comliguée pour conserver leur aspect de sacs vésiculeux semi-transparents» es Reptiles les plus élevés en organisation, les Crocodiliens, peuvent éanmoins être regardés comme établissant la transition des poches ulmonaires simples des Vertébrés inférieurs aux poumons complexes . à bronches ramifiées des animaux à grande respiration, comme les iammifères et les Oiseaux. Dans ces deux classes, les cellules ou utrilies pulmonaires, extrêmement fines, sont groupées à l'extrémité des tmuscules de chaque arbre bronchique, et leur ensemble forme^ pour laque poumon^ une masse spongieuse que l'air pénètre dans toutes ses irties. Plus loin, en parlant de la structure des poumons des Oiseaux, qui mt, de tous les animaux, ceux dont la respiration est la plus active, nous {Viendrons sur quelques-unes des modifications les plus importantes de is organes dans cette classe de Vertébrés.

Le procédé d'insufflation et de dessiccation des organes pulmonaires, îrmettant difficilement, dans les coupes qu'on fait de leur tissu, de mettre nu l'intérieur d'un des tubes bronchiques jusqu'à son extrémité termiile, divers observateurs ont substitué à ce procédé d'autres modes de réparation qui les ont conduits à formuler des opinions assez différentes ir la texture intime du poumon.

Keisseisen (1), par exemple, injecte, d'une manière lente et bien ména- 'Oy du mercure dans le système des tubes bronchiques^ puis il examine "c soin comment ce liquide se distribue dans les parties terminales de > tubes, notamment près de la surface du poumon : à ses yeux, il n'y a is» à proprement parler, de cellules pulmonaires; les bronches, divisées subdivisées, se terminent par des culs-de-sac arrondis, sans être renflées 1 ampoules, et conservent jusqu'au bout la texture qui leur est propre. Le l'me moyen d'investigation mis en usage par F. A. Bazin (2) lui fait opter Topinion deReisseisen; seulement il admet, le long des bronches

t\t RnsSBltDi,i>e fabrica pulmanum commentaiio^ u reg, Acatt scient, ikrolineusi prmmio vita. — Latine expressil J. L. G. Hecker. Berlin, 1822, in-fol., 6 pi. color. 2, P. A. Bazin, Sur la stntctuve et la terminaiion des bronches pulmonaires {Comptes *//'« de» séances de fAcad. des se. de Paris, t. II, p. 284, 390, 515, 570). — Sur la " t un» intime du poumon de T homme et dps nuimmw vevtéliiés (m^me recueil, t. YIII, •<T9 ; t. IX, p. 153).

terminales, de petits étranglements desquels résulte l'aspect monilifonne de ces parties. Quant à. Alquié (1), qui a employé le métal fusible de Darcet pour injecter les divisions bronchiques et qui a détruit ensuite la substance pulmonaire à Taide de la potasse caustique, il n'hésite point à affirmer, d'après la forme du métal solidifié, que les ramifications les plus ténues des bronches ne se terminent pas en simples canaux cylindriques, mab bien en renflements vésiculaires qui sont en nombre variable, deux à nnf pour chaque petit tube bronchique terminal.

Suivant d'autres observateurs^ tels ne seraient pas le mode de terminaison des bronches et la disposition des parties profondes du poum<Mi. D'après Rossignol (2), qui s'est servi de poumons insufilés dont le système sanguin capillaire avait été préalablement rempli par une injection fine et colorée (*), les dernières ramifications bronchiques se dilatent en une cavité qu'il appelle Venimmir^ et à l'intérieur de laquelle sont disposés. comme le seraient des alvéoles, beaucoup de petites cavités secondaires toutes en communication avec le ramuscule commun. En d'autres termes, chacun des infundibulums, ou chaque terminaison de tube bronchique, représente un petit sac de forme plus ou moins conique, à surface interne cloisonnée en de nombreux alvéoles, n'ayant qu'une seule ouverture de communication avec l'air extérieur et ne recevant qu'un seul rameau artériel. Sur une plus petite échelle, ce sac ou infiindibulum est donc la reproduction exacte du poumon des vertébrés inférieurs et des grenouilles en particulier; de telle sorte que le poumon de l'homme, envisagé som ce point de vue, peut être défini comme l'assemblage d'innombrables petits poumons semblables à ceux des reptiles et reliés entre eux 20 moyen d'un grand arbre bronchique commun.

De ses recherches sur la structure intime du poumon, Rainey (3) avait déjà conclu que chaque ramuscule bronchique, arrivé dans l'intérieur de son lobule, change de forme et s'y dilate en une cavité qui cesse bientôt d'être tubulaire. Mais cet observateur a surtout beaucoup insisté sur certains changements brusques de texture que présente chaque ramuscule aérien au moment où il plonge dans un lobule pour s'y perdre au milieu des cellules pulmonaires (/i) : tout à l'heure, en parlant de. la structure des parois de ces cellules, nous indiquerons les changements dont il s'agit. Antérieih

(i) Alouié, Ùisposition des ramifications et des extrémités bronehiqties démontrée à tûiàf dirijections métalliques (Comptes rendus des séances de PAcadm des se. de Paris^ L XI^ , p. 7A5).

(2) R0S8IGVOL, Rechercher sur la structure intime du poumon de thomme et des phn^rpaux Mammifères (Mém, des concours publiés par tAcad, de méd, de Beêg^iqme^ C I- Bruxelles, i8A7).

(*) Cette injection se com{>p8ait d'un mélange d'esience de térébenthine avec un lixièiBeée vernis de copal et du vermillon porphyrisé, que Ton poussait lentement dans r«rtère pnln»naire, de façon i la faire revenir par les veines.

(3) Rainbt, On the Minute Structure ofthe Lungs, etc. {Trans^ ofthe Med.-Chir, A». ^■ London, t. XXVIII, p. 581, pi. 28, fig. 1, année 1845). — /6t<f., t. XXXI, p. 299 ; t \\\\\, p. A7, année 1849.

(4) Hec, cité, t. XXXII, p. AS.

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