A. ACTES SUCCESSIFS ET PHÉNOMÈNES CHIMIQUES
DE LA SÉCRÉTION
Actes successifs. — La sécrétion comprend deux actes distincts.
(1) Il ne faut pas oublier cependant que la cellule caliciforme n'est que temporairement une glande; après avoir fonctionné comme telle elle va se reformer comme cellule cylindrique avec ou sans cils pour redevenir ensuite caliciforme et ainsi de suite.
LA SÉCRÉTION
a. Le premier est, suivant l’expression de Claude Bernard, un acte de synthèse organisatrice ; il consiste en l’élaboration et l'accumulation des matériaux de la sécrétion.
b. Le second est caractérisé par un processus de désintégration. C’est de plus un acte moteur. Les matériaux accumulés sont amenés à leur état définitif et mobilisés.
Ces deux actes dans leur ensemble sont successifs. Ils peuvent néanmoins se poursuivre parallèlement, comme on le constate sur la cellule du pancréas en action; la séparation commence au pôle basal delà cellule, pendant que le pôle opposé est le siège des phénomènes définitifs de la sécrétion. L’excrétion cellulaire peut suivre immédiatement le stade de sécrétion sans passer par celui d’emmagasinement ou de repos (Heidenhain, Stoehr, van Gehuchten, Nicolas).
D’une manière générale, la constitution et l’élaboration des réserves répond au repos apparent de la glande ; le phénomène de désintégration et de migration exocellulaire à la phase d’activité glandulaire, de sécrétion telle qu’on l’entend dans le langage usuel.
Phénomènes chimiques. — Les phénomènes chimiques de la sécrétion sont de deux ordres :
a. Les uns lui sont communs avec ceux qui accompagnent toute activité cellulaire ; ils sont liés à la phase de fonctionnement du protoplasme sécréteur;
b. Les autres ne peuvent être compris dans une formule unique ; ils varient, suivant la nature du produit sécrété, d’une glande à l’autre et parfois dans une même glande, d’une cellule à l’autre.
Phénomènes chimiques communs liés au fonctionnement. — Les glandes sont le siège d’une oxydation. Le sang veineux qui sort de l’organe est moins riche en O2 et plus riche en CO2 que le sang artériel qui entre. Le phénomène a lieu même pendant le repos apparent de la glande; il s'exagère pendant le fonctionnement proprement dit. Pour apprécier ces différences à leur valeur réelle, il faut se rappeler que la circulation est en moyenne trois fois plus forte pendant l’activité glandulaire que pendant le repos (Chauveau).
Il disparaît du glucose en même temps que de l’oxygène. Chauveau estime que CO2 en excès dans le sang veineux, est le témoin de l’oxydation du glucose et que, dans la glande comme dans le muscle, cette réaction est la source principale, sinon exclusive, du travail physiologique de la glande, c’est-à-dire delà dépense d’énergie qui est liée à l’activité spécifique du protoplasme sécréteur.
La démonstration est faite sur la parotide du cheval. Les dimensions et la topographie des vaisseaux de la glande se prêtent à des analyses comparées