ACTES SUCCESSIFS ET PHÉNOMÈNES CHIMIQUES DE LA SÉCRÉTION
(lulaires donnent naissance à leur tour à des formations beaucoup plus différenciées consistant en des réservoirs dans lesquels le produit de la sécrétion s’accumule pour en être expulsé à un moment donné. Le type le plus parfait des appareils de ce genre est la vessie urinaire; vient ensuite la vésicule biliaire. Les dilatations ampuliformes qu’on remarque sur les conduits galactophores sont une sorte de transition entre ces réservoirs proprement dits et les simples canaux glandulaires tels que ceux de la parotide ou de la sous-maxillaire.
Certaines glandes ont été remaniées par les vaisseaux et s’écartent beaucoup parleur forme et leur structure de ces données schématiques; telles sont le foie, le thymus, la thyroïde, le pancréas.... On leur donne le nom de glandes vasculaires (Burkardt, Milne-Edwards), ou de glandes conglobëes (Renaut). Quelques-unes n’ont pas de canal excréteur ; leurs produits sont nécessairement repris soit par le sang, soit par la lymphe.
Il y a des glandes représentées par une seule cellule. Les cellules qui sécrètent le mucus gastrique réalisent sous des proportions microscopiques toutes les parties essentielles des glandes proprement dites. L’élément cellulaire est creusé d'une cavité ouverte en dehors et terminée en ampoule du côté de la profondeur. Ce cul-de-sac représente un acinus. L’ouverture par laquelle il communique avec le dehors représente un canal excréteur. La membrane cellulaire figure la membrane de la glande (1). Les Protozoaires (amibes, infusoires) et les globules blancs possèdent à un haut degré la propriété sécrétoire et peuvent être considérés à ce point de vue comme de véritables glandes unicellulaires.
Sécrétions externes et internes. — Certaines sécrétions sont externes, c’est-à-dire se déversent sur des surfaces cutanées ou muqueuses que l’on peut considérer comme extérieures à l'organisme, tandis que d’autres sont internes, c’est-à-dire rentrent dans le sang immédiatement par les vaisseaux (lymphatiques ou sanguins) qui traversent la glande. L’exemple le plus remarquable que l’on puisse citer de ces dernières, ainsi que le mieux connu, est la formation de la matière sucrée quia lieu dans le foie (CI. Bernard).
Un groupe volontiers dans un même chapitre, sous le nom de sécrétions internes, les produits déversés dans le sang par un certain nombre d’organes tels que la thyroïde, la rate, les capsules surrénales, le pancréas. Parmi ces produits les uns s’identifient avec ceux qui résultent de toute activité cellulaire; les autres ont le caractère de produits particuliers élaborés en vue d’une fonction spéciale et doivent être rapprochés des sécrétions proprement dites déversées à l’extérieur.