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I. — PRINCIPAUX TYPES DE SÉCRÉTION

D'une manière générale, on peut avec Ranvier diviser les glandes en deux catégories :

1° Celles dont l’épithélium sécréteur se détruit et passe dans le produit excrété ;

2° Celles dont les éléments sont fixes.

1° Glandes dont l’épithélium sécréteur se détruit (holocrines). —

Ces glandes reforment pour les étapes successives de la sécrétion chaque fois un épithélium sécréteur; les éléments cellulaires de cet épithélium sont destinés à se morceler et à passer iragmentairement dans les produits de sécrétion qu’ils ont eux-mèmes élaborés.

Les exemples les plus typiques (le ce mode de sécrétion sont fournis par les glandes qui élaborent l’encre de la seiche et les glandes sébacées.

L’en<?re de la seiche est formée de fines particules de pigment en suspension dans un liquide aqueux. Ces grains de pigment existent dans les cellules de l’épithélium de la glande qui produit celle encre ; celle-ci résulte de ce que les cellules en question, après avoir abondamment élaboré ce pigment dans leur intérieur, se détruisent, fondent, tombent en deliquium (Goodsir, 1842, 1845; P. Bert, Girod, 1881).

Les glandes sébacées sont acineuses, de petit volume, formées seulement de quelques culs-de-sac s’ouvrant dans une cavité commune qui forme un canal excréteur allant s’ouvrir dans un follicule pileux. L’épithélium qui tapisse ces acini rappelle la constitution de l’épiderme dont il dérive ; il est stratifié ; sa couche profonde ou basale est formée de cellules cylindriques génératrices d’où dérivent les éléments sus-jacents. L’évolution se fait des cellules basales à celles qui sont situées plus vers le centre du cul-de-sac. Dans ces cellules immédiatement sus-jacentes à la couche basilaire on voit apparaître de fines granulations graisseuses éparses dans le protoplasme. Dans les rangées superposées à celle-ci, les granulations sont plus volumineuses et plus abondantes. La cellule se gonfle en raison de cette surcharge de graisse. Plus près du centre de l’acinus, le protoplasma n’est plus représenté que par une écorce qui limite la cellule et par de fines travées protoplasmiques formant un large réseau dont les mailles sont occupées par la graisse ou sébum. Le noyau s'émiette et disparaît ; puisles gouttelettes de sébum, confluent, dilatent 1 écorce de protoplasme et la font éclater (Ranvier, Du val).

2° Glandes dont les éléments sont fixes (mérocrines). — La plupart des glandes sont organisées pour sécréter un certain nombre

LA SÉCRÉTION

de fois sans se détruire; les éléments sécréteurs n’expulsent qu'une portion de leur substance, celle qu’elles ont constituée au sein du protoplasme en vertu de l’activité de ce dernier.

La forme et les réactions histo-chimiques varient suivant que la glande est au repos, en pleine activité ou épuisée (Heidenhain, Ranvier, Rénaux, etc.).

Les variations sont spécifiques, caractéristiques des cellules du même ordre, de sorte qu'une formule unique ne peut les comprendre toutes; toutefois, d’une manière générale, les actes successifs delà sécrétion s’accompagnent de certaines modifications comparables.

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