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PHÉNOMÈNES ÉLECTRIQUES ACCOMPAGNANT LA SÉCRÉTION

travail du pancréas et du foie n’augmente pas nécessairement la quantité de lymphe provenant de ces organes. La sécrétine obtenue avec le jéjunum augmente les sécrétions pancréatique et biliaire et l’écoulement de la lymphe thoracique ; les macérations de la muqueuse de l'iléon sont sans action sur la hile et le suc pancréatique, mais augmentent la quantité de lymphe hépatique, les macérations de l’intestin traitées au préalable par l’alcool exagèrent les sécrétions biliaire et pancréatique sans agir sur la lymphe (Falloise).

Tous les lymphagogues ne sont pas excito-sécréteurs au sens habituel du mot. La peptone augmente beaucoup la quantité de lymphe thoracique (Heidemiain) ; or, d’après Asiieb, l’action lymphagogue de la peptone s’explique par l’action excito-sécrétoire de celte substance sur le foie. Asher et Barbera ont vu que si on injecte de la peptone dans les veines d’un chien porteur d’une fistule biliaire permanente (par abouchement de la vésicule à la peau, le cholédoque étant lié), la quantité de bile qui s’écoule par l’orifice de la fistule augmente considérablement. Doyon a démontré que la peptone exerce une action d’arrêt sur la sécrétion biliaire, mais fait contracter énergiquement la vésicule.

L’expérience est réalisée sur le chien curarisé à la dose limite, on enregistre les mouvements de la vésicule (proc. Doyon, t. IV, p. 359); une canule est introduite dans le cholédoque et reliée à un tube placé horizontalement sur une règle graduée; on compare, avant et après l’injection de peptone, le nombre de centimètres parcourus par le ménisque de bile le long de la règle dans un temps donné. La peptone (de Witte) est injectée dans la jugulaire à la dose de 60 à 90 centigrammes par kilogramme d’animal dans 25 centimètres cubes d’eau. La contraction de la vésicule peut durer près d’une demi-heure.

Renaut a signalé dans les sudoripares en travail une inondation circumglandulaire, consistant dans la présence au sein du tissu conjonctif qui entoure la partie glomérulaire de la glande d’un plus ou moins grand nombre de globules blancs et de quelques globules rouges émigrés des vaisseaux par diapédèse.

VII. Modifications de volume des glandes. — Les glandes présentent des modifications de volume que l’on peut apprécier et inscrire au moyen des appareils à déversement dits pléthysmographes. Ces modifications renseignent principalement sur 1 état de réplétion des vaisseaux.

D’une manière générale, le volume de la glande augmente pendant la sécrétion. Toutefois, il n’y a pas de relation nécessaire bien nette; c’est ainsi que la section des vagues ne modifie pas sensiblement le volume du rein, mais augmente la diurèse (ànten).

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