PHÉNOMÈNES CIRCULATOIRES ACCOMPAGNANT LA SÉCRÉTION
les artères sus-rénales et sous-rénales. Les artères sus et sous-rénales sont de petites artérioles qui se détachent de l’aorte du côté oral et aboral par rapport aux artères rénales et se distribuent aux ganglions lymphatiques avoisinants, aux capsules surrénales, au tissu adipeux et à la capsule qui entourent le rein ; elles s’anastomosent
avec les artères phrénique, abdominale et rénale (Cohn, 1856, Ellenberger et Baum).
Dans le rein des Batraciens, les glomérules et les tubes urinifères sont desservis par des vaisseaux d’origine ditférente : les premiers par l’artère rénale, les derniers par la veine porte rénale qui est une branche de la fémorale (Nussbaum).
Cependant si on lie seulement les artères rénales qui partent de l’aorte, il est encore possible d’injecter par l'aorte la moitié des glomérules. Ad ami, qui a découvert ce fait, l’expliquait en partie par l’existence de collatérales entre les vaisseaux afférents des glomérules et les capillaires du système porte veineux rénal.
Or Nussbaum puis Beddart ont démontré que lorsqu’on a lié les artères rénales,
Fig. 83. — Vaisseaux du pancréas.
R, rate; v.s., vaisseaux spléniques; v. m., vaisseaux mésentériques; P. G. S., pancréas, portion gastro-splénique; P.D.D., pancréas, portion duodénale descendante que l’on détache à son union avec la tête de la glande T pour faire la greffe sous la peau de l’abdomen; E, estomac relevé vu par sa face postérieure, la grande courbure en haut; g.e.d., g.e.g., vaisseaux gastro-épiploïques droits et gauches ; p.d., vaisseaux pancréatico-duodénaux disséqués dans le tissu glandulaire de la tête du pancréas; a., aorte ; v.po., veine porte ; v.p., vaisseaux pancréaiiques venant des vaisseaux mésentériques et servant de pédicule vasculaire lorsqu'on fait la greffe sous-cutanée du pancréas; on les voit s’anastomoser dans la portion descendante du pancréas avec les vaisseaux pancréatico-duodénaux ; v.m., vaisseaux mésentériques
(d’après Hédon).
les glomérules ne peuvent pas etre injectés par la veine porte. Beddart a constaté que les quatre ou cinq artères rénales qui vont de 1 aorte à chaque îein ne constituent pas les seules voies Rapport du sang artériel. De 1 angle formé pai l’artère cœliaque mésentérique et l’aorte partent de petites artères en nombre variable qui vont irriguer la face ventrale des reins; le tronc même de la cœliaque mésentérique détache de petites artérioles au bord supéiieui du icin. Il est probable que l’injection poussée par 1 aorte chez une grenouille dont les artères rénales sont liées se propage aux glomérules par ces collatérales.
La veine rénale n’est pas la voie unique d écoulement du sang îenal. 11
LA SÉCRÉTION
existe notamment des anastomoses entre les capillaires de l’écorce du rein el les veines situées en dehors du rein (v. phr., lombaire et surrénale) par l’intermédiaire des veines de la capsule. Chez l’homme même, il existe aussi plusieurs voies anastomotiques veineuses qui subsistent avec l’émulgente el surtout les surrénales. Chez quelques individus les capsulaires et les branches de la spermatique inférieure sont aussi très développées ^ufour, Gourcet, Liouville, Lutox, Rufz, Wood, Micheleau).
V. Circulations artificielles. — Les circulations artificielles ont été surtout essayées sur le rein (Locke, 1849; Bidder, 1862; Schmidt, A. Mosso, Bunge
Fig. 86. — Ligature de la veine rénale chez le lapin. (Développement de la circulation veineuse collatérale, 7 jours après) (d’après Singer).
(*) Expérience chez le lapin; a, rein droit veineuse collatérale allant de la capsule à dilatée, 40 jours après la ligature de laveur
bCIIMIEDEBERG, iXCHRODER, MüNK, J.VCOBI,
Pfaff, Vejnx-Tyrode).
Les résultats sont en somme négatifs. Tantôt on n’obtient rien, tantôt
Fig. 87. — Atrophie du rein après la ligature de la veine rénale (*).
hypertrophié; b , rein atrophié; c, branche a veine cave inférieure; d, veine lombaire ■ rénale (d’après Buchwald et Litten).
20 centimètres cubes d’un liquide alcalin ou acide, albumineux et d’une constitution éloignée de celle de l’urine normale. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec du sang rendu incoagulable par l’extrait de sangsues.
VL Modifications de la circulation lymphatique. — On n’est pas d’accord silice point. Asher et Barbera soutiennent que la lymphe. est un produit de sécrétion et dépend du travail des glandes. D’après ces auteurs, toute condition qui augmente l’activité d’une glande augmente parallèlement la quantité de lymphe sécrétée par cette glande.
Un certain nombre de laits s’accordent avec cette conception. Chez le chien l’excitation de la corde du tympan augmente la circulation de la sous-maxillaire et provoque un flux de salive et de lymphe. Après l’administration d’atropine l’excitation du nerf provoque toujours la suractivité circulatoire, mais non l'écoulement de la salive (Heidenhain) et de la lymphe (Cohnheim, Asher et Barbera Bain bridge). Toutes les constatations ne sont pas cependant univoques. Moussu a observé que si on excite chez le bœuf les nerfs sécréteurs de la parotide en ayant soin de détourner de la bouche le flot de salive pour éviter les mouvements de déglutition, la quantité de lymphe recueillie au niveau du cou n’augmenle pas et parfois même est moindre qu’à l’état de repos. Falloise soutient que le