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MODIFICATIONS DE VOLUME

REMARQUES

Suivant que l'oblitération est incomplète ou totale, la (juantité d’urine est diminuée ou supprimée. L’arrêt de la sécrétion se produit même avant que l’afflux sanguin ait complètement cessé.

Après une obstruction temporaire (1 minute 1/2), la sécrétion ne reprend que peu à peu, parfois après un Ligature Jretard qui peut atteindre de l’artère( 45 minutes. Les premières rénale, jquantités d’urine contiennent de l’albumine.

Parfois, lorsque les vaisseaux de la capsule sont exceptionnellement développés et assurent l’afflux de sang artériel, la sécrétion continue même sans diminution.

Munk , Max Herrmann ,

OVERBECK, V. PLATTERS, ZlE- LOSKO, NUSSBAUM (1).

Le rein augmente d’abord de volume, de poids et s’hyperhémie. Peu à peu l’hyperhémie fait, place à de l’anémie: l’épithélium se nécrose et subit parfois les dégénérescences graisseuse et calcaire. Une obstruction l’une heure (ou moins) sulïit chez le lapin.

Schultz, 1851 ; Cohn, 1856; Blessig, 1859; Litten, 1880; Posner. Talma, 1880 : Werra, Maron, Foa et Rattone, Alessandri, Lindemann.

Diminution puis cessation de la sécrétion (2); urines albumineuses contenant du sang, des cellules épithéliales et des cylindres.

IL Meyer, 1844; Frerichs, Robinsin, Munk, Erythropel, jBuchavald et Litten, Weiss- Ligature 'berger et Perls, Posner, Vorde la veine\ hoeve, Singer, Alessandri rénale.

Ligature simultanée de \

l’artère et I

de la veine' rénales.

L’écoulement s’arrête dès Varia la pression du

1 plans les artères tombe auto mwtonidessous dc 40 mnK HS- : di artérielle /mmue Par la saignee ; se re '[tablit sous l’influence d une| injection de sang.

Suivant l’espèce animale et l’individu, on aboutit à une atrophie plus ou moins marquée. Les différences dépendent du rétablissement de la circulation artérielle compensatrice. Chez le lapin l’atrophie est complète au bout de deux à trois mois ; chez le chien on observe parfois une restitution ad integrum étendue.

Castaigne et Rathery, Bierry, ont signalé des lésions histologiques du rein opposé. L’urine contient dc l'albumine. Les lésions sont surtout accusées chez le lapin. Dues probablement à des toxines formées dans le rein opposé; le sérum sanguin devient néphrotoxique ; injecté à un animal neuf il provoque des lésions rénales.

Les premiers jours, augmentation de volume (plus de moitié) et du poids du rein correspondant, par suite de l’œdème et des hémorragies dont cet organe est le siège; puis atrophie progressive plus ou moins accentuée suivant le développement de la circulation collatérale. Pas de sclérose, à moins d’infection surajoutée (Bard, Pierry). Lorsque la circulation collatérale est très développée, tendance à la restitution ad integrum au point que le rein normal peut être enlevé sans inconvénient.

Nécrose épithéliale; cirrhose graduellement progressive ; le volume du rein peut augmenter les premiers temps par suite de l'afflux du sang artériel par les collatérales! Litten, Alessandri).

Hypertrophie compensatrice du rein opposé.

Pas de rapport constant entre degré pression arté- 1 rielle générale et sécrétion.

(1) Beddaht a constaté des résultats analogues chez la grenouille, Après la ligature de toute les arteres du rem on

supprime entièrement la circulation dans les glomérules, on abolit la secrétion spontanée .. r-mteur ne’ liait

rescence de l’épithélium des tubes urinifères. Les résultats opposes de Aussbaum sont u . 9

que les artères rénales partant directement de l’aorte; quelques glomerules continuaien a , ’ limitante nar

(2) Ludwig explique la diminution de l'écoulement par la compression des tubes uun ’ „ ... . , ^

les veines dilatées. Si on fait circuler à travers l’artère d’un rein frais de porc une so u io ‘ s’écoule \ travers la arabique et de 1 p. 100 de chlorure de sodium — sous une pression d eau de 1 métré 9 . c: ‘ rétrécit

veine rénale sans provoquer l’augmentation de volume du rein et filtre goutte a gou e a ,

ou ferme la veine, l’écoulement à travers l’uretère diminue ou cesse pour reprendre oisq [ , comores-

veine. Heidenhain estime que l’obstruction de la veine rénale chez 1 animal vivant provoqu ^ ,

sion des tubes urinifères, mais une véritable diminution de la sécrétion due au lalentissem 1 1 s

LA SÉCRÉTION

Les canaux excréteurs de la sous-maxillaire, de la glande lacrymale, des glandes muco-labiales n’en possèdent pas.

c. Le liquide sécrété peut être retenu par suite de la présence d’un sphincter dans un réservoir dont il est expulsé par la contraction de véritables muscles à des intervalles réguliers ou irréguliers (urine, bile). L’origine du mouvement d’expulsion dans ce cas est purement musculaire.

II. Pression dans les canaux excréteurs. — On a déterminé pour quelques glandes la pression maxima sous laquelle le produit peut être déversé. Le tableau

Fig. 90. A 7iastomoses entre le s. porte et e s. veineux général ( axillaires , fémorale par l intermédiaire de V épiploon suturé dans la plaie abdominale chez un chien mort six mois après la ligature du cholédoque (Doyon,.

suivant résume les principales déterminations qui ont été faites. Les chiffres ont été obtenus, soit en faisant communiquer directement le canal excréteur avec un manomètre à mercure, soit en reliant le canal à un tube vertical dans lequel la sécrétion est forcée de s’accumuler. On connaît moins bien la valeur de la pression qui règne dans les canaux excréteurs dans les conditions ordinaires alors que l’écoulement peut se faire librement. Bürker estime, en ce qui concerne labile, que ce liquide s’écoule chez un lapin dans lesconditions ordinaires sous une pression de 75 à 80 mm. (de bile).

Canal de Wharton Canal de Sténon. .

Canal de Wirsung

Chien.

Chien.

Lapin.

200 mm. Hg.

106 à 108 mm. Hg. 219 à 225 mm. eau.

16 à 17 mm. Hg.

Ludwig.

Ludwig.

Henry et Wollheim.

Heidenhain.

marche des sécrétions.

Canal cholédoque . Cobaye. 184 à 21- mm. de bile. Heidenhain.

. Lapin. H19 à 190 mm. de bile. Bürker.

( Max.

Uretère . — Au maximum, 60 à 64 mm. Ï1 g. < Hermann.

( Heidenhain.

I U. Ligature des canaux excréteurs. — La simple ligature du canal excréteur d'une glande ne suffit pas toujours pour interrompre d’une manière permanente l’écoulement du produit; il est plus sûr d’exciser le canal entre deux ligatures. Lorsque le produit sécrété ne peut plus être déversé à l'extérieur, il s’accu-

Fig. 91. — Lésions du foie observées chez un chien mort six mois après la ligature du

cholédoque.

e.p.s., e.p.s., espaces portes sclérosés ; ts, ts, travée scléreuse intralobulaire ; cd, cd, capillaires intralobulaires dilatés ; sh, veine sushépatique dilatée; pd, veine porte dilatée. La sclérose est pauvre en cellules rondes; ses travées épaisses commencent à irradier en plein lobule ts, ts, pour rejoindre des travées voisines et tendre à faire des anneaux complets (Doyon, Dupoürt, Paviot).

mule dans les voies d’excrétion et les culs-de-sac glandulaires qu’il distend d’abord énormément. Peu à peu la distension diminue, le liquide se concentre, mais la glande subit des modifications qui aboutissent graduellement à la sclérose conjonctive interstitielle et parfois à l’atrophie des éléments sécréteurs.

L'ablation du cul-de-sac lacrymal provoque l’atrophie de la glande lacrymale (E. Roli.et).

G. — MARCHE DES SÉCRÉTIONS. — CONDITIONS QUI LES INFLUENCENT. — PHÉNOMÈNES D’ADAPTATION.

1. Sécrétions temporaires et permanentes. — Certaines sécrétions sont temporaires ; elles paraissent et disparaissent à

LA SECRETION.

certains âges avec la condition qui les a provoquées, telles la sécrétion du lait, la sécrétion du sperme. D’autres sont permanentes et se manifestent pendant tout le cours de la vie soit d’une manière continue (hile, urine...), soit d’une façon intermittente sous l'influence de conditions déterminées (sécrétions digestives, sueur...).

Certaines sécrétions quoique continues s’accumulent dans des conduits (sécrétion lactée) ou réservoirs (bile, urine...); leur écoulement à l’extérieur est subordonné à des conditions particulières et adapté à une fonction spéciale.

tl. Méthode générale pour obtenir les sécrétions et étudier leur marche. —

Toutes les sécrétions ne peuvent pas être observées directement dans des conditions également parfaites. Lorsque cela est possible on a recoursàdes fistules. a. Un premier procédé consiste à établir unefistule temporaire; une canule est introduite dans le canal excréteur dénudé et incisé; b. un autre procédé consiste à fixer à la peau l’orifice du canal avec un lambeau de muqueuse qui le supporte. La fistule est alors permanente et permet des observations systématiques et de longue durée sur le même animal. La sécrétion fournie est pure ; elle ne peut être soupçonnée d’être modifiée ni par un traumatisme opératoire récent, ni par l’emploi des anesthésiques ou des agents sécrétoires. Ce procédé a été appliqué tout d’abord par Heidenhain à l'étude du pancréas, perfectionné par Paweow puis utilisé successivement par Bruno pour l’étude de la bile, V. Henri et Malloizel pour l’étude de la sécrétion sous-maxillaire, chez le chien, Delezenne et Frouin pour l’étude du pancréas chez le chien et les bovidés.

III. Spécificité et cycles des excitations. — Le travail des glandes est commandé par des excitations dont la nature diffère pour chaque glande. L’excitation peut avoir lieu par voie réflexe ou par l’intermédiaire du sang.

Les sécrétions de la salive et du suc gastrique sont amorcées par un acte psychique puis modifiées par des excitations spécifiques qui n’agissent qu’en des points déterminés et par voie réflexe. La plupart des aliments succogènes sont sans action lorsqu’on les introduit dans le rectum ou lorsqu’on les injecte directement dans le sang (Pawlow, Lobassof, Popielski, V. Henri et Malloizel).

Sécrétine. — Pawi.ow a démontré que les acides constituent les excitants spécifiques du pancréas. Bayliss et Starling ont montré que l’acide n’agit pas par lui-même mais par l’intermédiaire d’une substance nouvelle, la sécrétine, qui se forme dans la muqueuse de l'intestin grêle.

Expérience : L’injection dans les vaisseaux de 1 centimètre cube d’une infusion de muqueuse avec une solution à 0,4 p. 100 de HCl suffit, même après neutralisation de l’acide, à provoquer pendant quelques minutes chez le chien un fluxabondant de suc pancréatique. L’injection isolée soit de la solution acide, soit de l’extrait de muqueuse, est inefficace (Bayliss et Starling). Des injections répétées de sécrétine dans les veines provoquent une sécrétion très abondante qui se maintient constante pendant quelques heures (Gley et L. Camus, Stassan» et Billon).

La sécrétine peut être obtenue principalement sinon exclusivement avec le

MARCHE DES SECRÉTIONS.

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