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MODIFICATIONS

DE LA SÉCRÉTION

REMARQUES

Ligat ure ^ de

l’urèthre.

Distension de la vessie d’abord, puis de l’uretère; congestion des reins et de la vessie; altérations de la muqueuse vésicale favorisant l’absorption et l’infection; perte de la contractilité des libres musculaires de la vessie (Guyon et Albarran).

La sécrétion de l'urine (et de l'urée en particulier) est diminuée; si on enlève la ligature à temps, polyurie pouvant aller jusqu’à doubler le volume normal (Guyon et Albarran).

Vomissements; baisse de la t,° (à moins d’infection); mort en deux ou trois jours.

Rupture fréquente de la vessie chez le chien, le lapin, rare chez le cobaye.

(Guyon et Albarran.)

Ligature

uni¬

latérale

de

l’uretère.

Au début, congestion veineuse (1) et augmentation de volume, puis anémie et parfois œdème lymphatique du rein. Atrophie consécutive graduelle, l’organe pouvant être réduit à une coque mince. Développement considérable de la circulation collatérale.

(Aufrecht.Holste, Charcot et Gombault, Strauss et Ger- |mont, Lindemann, Hausemann.)

L’hydronéphrose vraie, ic’est-à-dire la distension du rein par une grande quantité de liquide, ne se produit qu’en cas d’obstacle progressifou intermittent (Cohn- HEIM, TUFFIER, LlNDEMANN).

Le rein opposé s’hypertrophie généralement; il peut présenter des lésions dues peut-être à des toxines sécrétées par le rein lié uCastaigne et Rathery. Bier- Iry).

L’urine sécrétée sous pression (ligature temporaire) est plus abondante, moins dense. Concentration moléculaire et conductibilité électrique considérablement diminuées (Pfaunder).

Si l’obstacle est constant, diminution de la sécrétion (LlNDEMANN, FlLEHNE et RlS-

chaupt, etc.)

L’absorption par l’urèthre et le rein (strychnine...) est favorisée au moins les premiers temps par la ligature (Tuffier, IIuber).

Dim. il. hématies; leucocytose (Ribadeau-Dumas, Lecène).

Ligature i Urémie (Voy. p. 410).

des deux < uretères. (

Ligature du cholédoque .

Chez le chien : sclérose portale envahissant graduellement les lobules; cellules hépatiques à peu près indemnes. Dilatation des i veines portes ct des capill laires radiés des lobules, l'as ld’infiltration biliaire (Doyon, Iüufourt, I'aviot). Chez le lapin, dépôts de pigments (et foyers nécrotiques dans lia périphérie des lobules, /pendant les premiers jours | probablement par suite de f ruptures capillaires(BüRKER).

Développement considérable de la circulation porte collatérale, favorisé par la 1 suture de l’épiploon à la paroi abdominale. (Doyon).

Modifications passagères de l’écoulement biliaire sous l’influence de la fermeture momentanée (Bürker, chez le lapin).

La production glycogénique subit le contre-coup de la modification biliaire ; sa quantité diminue en même temps que celle-ci.

Dastre et Arthus (procédé de l’ictère partiel, c’est-àdire ligature d’un seul canal hépatique chez le chien).

Chez le chien, survie de plusieurs mois. Amaigrissement rapide. Ictère. Urines ictériques et albumineuses. Anémie considérable. Doyon, dans un cas, a observé au bout de un mois une diminution de moitié des hématies et 4 p. 100 d’hémoglobine seulement. Pouls 90-130, irrégulier. Altérations des reins et de la moelle osseuse. Atténuation progressive de l’ictère (Verbitzki, Doyon).

Prurit.

L’ictère se produit même après la ligature du canal thoracique (Wertheimer et Lepage).

Ligature Atrophie et transformation scléreuse du pancréas.

du canal de Tiberti a constaté deux mois après la ligature chez le Wirsung llapin l’apparition de cellules riches en granules (acini (ou obstruction 'glandulaires régénérésl à proximité d’acini atrophiques par injection let de conduits dilatés, parmi le tissu conjonctif néof ormé, d’huile, de mif,/ de paraffine,

Ct.. Bernard).

Pas de retentissement sérieux sur la santé chez le chien (Cl. Bernard), le lapin (Pawlow). Pas de diabète. Amaigrissement progressif et mort chez le pigeon (Langendorff).

(1) Max Herrmakn a constaté que lorsque l'uretère est rempli d'eau sous une pression de bo mm. 11g. 1 écoulement de sang veineux se ralentit dans le rein.

LA SECRETION.

duodénum et le jéjunum (Bayliss et Starling, Wertiieimer). On l’obtient chez tous lesanimaux, même chezle fœtus (L. Camus). Tous les acides sont aptes à la former, mais à acidité égale, tous ne sont pas équivalents. Les plus aptes sont les acides chlorhydrique [0,4 p. 100], azotique, sulfurique (L. Camus) (1).

La sécrétine résiste à l’ébullition (Bayliss et Starling, L. Camus). Elle est toujours active même si la solution est neutre ou alcaline (Bayliss et Starling, L. Camus). Maintenue en solution acide à l’obscurité et à l’abri de l’air, elle garde son activité pendant des mois (L. Camus). Elle est détruite par le suc pancréatique actif, les agents oxydants, la plupart des sels métalliques; elle n’est pas précipitée de ses solutions aqueuses par l’alcool, l'éther, le tannin (Osborne). Elle est légèrement diffusible.

La sécrétine formée dans l’intestin se retrouve dans le sang des veines mésentériques (Wertiieimer) et dans le sang de la circulation générale (Enriquez et Hallion, Fleig).

Expérience : On curarise un chien, porteur d’une fistule pancréatique temporaire. On injecte dans le duodénum du sujet 20 à 30 centimètres cubes d’une solution HCl à 5 p. 1000. Au moment où la sécrétion pancréatique s’établit, on transfuse une partie du sang carotidien dans la jugulaire d’un autre chien également pourvu d’une fistule pancréatique. La sécrétion pancréatique s’établit chez le second chien comme chez le premier (Enriquez et Hallion).

La sécréline excite non seulement la sécrétion pancréatique, mais aussi, quoique à un moindre degré, la sécrétion biliaire (Y. Henri et Portier, Enriquez et Hallion, Bayliss et Starling ), la sécrétion sous-maxillaire (Lambert et Meyer, L. Camus ; contesté par Bayliss et Starling), et même, d’une manière générale, toutes les sécrétions, d’après Popielski.

L’action de la sécrétine est diminuée par l'atropine (Gley et L. Camus) ou l'anesthésie générale (chloroforme) (L. Camus) ; mais non supprimée (Wertheimer).

Les glandes sudoripares sont en rapports fonctionnels avec le niveau thermique de l’organisme. L. Fredericq a montré qu’une transpiration abondante pouvait s’établir chez un homme placé entièrement nu dans un local froid (+ 5° à + 10°) si l'on a soin d'élever la température interne du corps en faisant respirer au sujet de l’air chauffé et saturé d’humidité. C’est aussi principalement’ par l’élévation delà température interne qu’il faut expliquer la transpiration qui accompagne tout travail musculaire énergique. « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front », a dit l’Écriture. Pour que les centres sudoripares

(1) Les macérations acides d’estomac, de rectum, de sang (Popielski), des ganglions abdominaux du chien et surtout du porc (Delezenne et Frouin), sont également actives mais moins. Gley, Gley et Camus ont obtenu un résultat positif en injectant dans les veines, soit les produits filtrés de la digestion gastrique d’un chien, soit de petites quantités de peptone du commerce de Witte, 2 à 3 centimètres cubes par kilogramme d animal d'une solution à 1 p. 100 dans l’eau salée. Batkine a démontré que les savons alcalins exercent une action stimulante sur le pancréas. D’après Fleig, cette action n’est pas de nature réflexe, mais humorale et comparable à celle de la sécrétine. Si on met à macérer la muqueuse des parties supérieures de l’intestin grêle dans des solutions de savons (10 à 1 p. 100) et si on injecte le filtratum dans une veine, il se produit une sécrétion du pancréas.

L'extrait acide de la muqueuse de l'intestin grêle contient normalement une substance qui abaisse la pression artérielle ou prépare la sécrétine, sans mélange avec ce corps, en traitant les cellules desquamées par l’acide (Bayliss et Starling). — L’entérokinase sécrétée par l'intestin ne résiste pas à l’ébullition.

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