VOLUME DU REIN
REMARQUES
Destruction du bulbe rachidien.
Diminue.
Excitation du bulbe rachidien (électrique, Eckhard; par CO2, Grützner) (1).
Diminue.
Piqûre du plancher du 4me ventricule.
Augmente (Cl. Bernard) .
Section de la moelle à la partie supérieure du cou.
Diminue [Sachs] ou arrête.
Diminue.
Baisse de la pression artérielle pouvant atteindre de 30 à 40 mm. Hg.
Excitation du bout périphérique de la moelle coupée.
Diminue.
Diminue.
Vaso-constriction
générale.
Section de la moelle au niveau de la région dorsale.
N’empêche pas la sécrétion mais seulement son expulsion.
(t) Cl. Bernard a constaté que la sécrétion urinaire était supprimée pendant quelques heures chez des lapins soit à la suite de cautérisations du plancher du quatrième ventricule, soit après la section des corps restiforines, soit après la division transversale de la moelle vers la partie inférieure de la région cervicale.
SÉCRÉTIONS EXTERNES
Ablation de la moelle.
Section du vague (ou paralysie par l’atropine) .
Excitation du bout périphérique du vague.
Section des nerfs rénaux.
Excitation du bulbe après la section des nerfs rénaux.
Excitation des nerfs
I rénaux.
Excit. bout central nerfs rénaux.
Section du splanchnique.
Excitation du splanchnique.
Excitation d’un nerf sensitif [bout central de l’ischiatique du splanchn.] (1).
Asphyxie .
Strychnine.
Des animaux opérés avec toutes les précautions nécessaires survivent; la sécrétion continue (Bidder , Golz et Ewald).
Augmente.
Arrêt (Arthaud et Butte, Masius, Corin, II. Schneider ctSpiRo).
D’après Eckhard, dépend de l’arrêt du cœur et de la chute de pression; d’après Anten , le vague exerce une action directe sur l’élément sécréteur.
Augmente.
Augmente.
Diminue.
Parfois diminution (C. et R.).
Augmente (Cl. Bernard.” Vulpian), puis retour a la normale (H. Vogt).
Diminue ou arrête (Cl. Bernard. Vulpian.
Cohnheim et Roy).
Diminue ou arrête.
Pas de changements.
Diminue puis augmente sans que la diurèse se rétablisse (Masius, Corin, An ten).
Augmente (Cohnheim et Roy).
Augmente.
Diminue.
Rien de net ni de constant (C. et R).
Diminue (C. et R).
Diminue.
Diminue (Cohnheim et Roy.Dastre CtMoRAT).
Diminue.
Le vague exerce sur le rein, d’après Cl. Bernard (lapin), Japelli et Tria (chien), une action vaso - dilatatrice directe; d’après Masius, Arthaud et Butte , une action vaso-constrictive.
Parfois sang (Cl. Bernard).
Parfois sang (Cl. Bernard) ou albumine (Vulpian).
Augm. des deux côtés si nerfs hile coupés (C. et R.).
Augm. si nerfs hile coupés (C. et R.).
Augm. si nerfs hile coupés (C. et R.).
Une émotion morale produit parfois une polyurie abondante. Chez certaines hystériques il se produit des crises polyuriques caractérisées par l’émission soudaine d’une urine très abondante et de densité faible (Richet). On a même pu produire la polyurie et la pollakiurie chez des hystériques par suggestion directe (Abadie). Guyon a démontré que dans certains états douloureux de la vessie, on constate une exagération fonctionnelle et l’hyperhémie du rein.
(1) L’excitation des filets sensibles abdominaux du vague et des filets pulmonaires provoque une réaction rénale vaso-dilatatrice indépendante de la variation de la pression générale. Dans des cas exceptionnels, le phénomène est inversé. Le nerf laryngé supérieur se rapproche des nerfs cutanés et de la plupart des filets du sympathique ; il provoque la constriction (François Franck). Vulpian a obtenu des résultats négatifs en excitant l’ischiatique.
Une excitation auditive ou sensitive générale ayant déterminé chez un animal curarisé le resserrement réflexe des vaisseaux du rein (de l’intestin et de la rate) se reproduit au même degré une première fois au bout d'une demi-minute, puis plusieurs autres fois après trois, cinq et dix minutes sans sollicitation nouvelle (François Franck).
ACTION DES POISONS
L'anurie peut être provoquée par voie réflexe, par (les excitations, touchant soit le rein, soit d’autres organes. La seule mise à nu du rein arrête momentanément la sécrétion (CL Bernard). Les cliniciens ont observé fréquemment l'arrêt de la sécrétion rénale; lorsque l'un des deux uretères est bloqué par un calcul (Guyon, Albarran, Donnadieu, Chapotot, Israël, Bourgeois, Braud). — Goetzi. a constaté que si on adapte d’un cAté à l’uretère un robinet, l'écoulement par l’autre rein cesse lorsque le robinet est fermé, c’est-à-dire lorsque la pression augmente dans le rein correspondant, puis reprend après. Dans 13 essais sur le chien, l’auteur a amené chez 3 l'arrêt de 1 autre côté en élevant la pression d'un côté. D’après Vulpian, l’excitation électrique de l’uretère est sans effet.
Sécrétion paralytique. — On donne ce nom à la sécrétion qui s’établit dans certaines glandes après la section des nerfs qui se rendent à l’organe (CL Bernard).
Après la section de la corde du tympan la sécrétion de la glande sousmaxillaire s’arrête, puis reprend au bout de deux à trois jours et se continue spontanément d’une façon ininterrompue pendant plusieurs semaines. La glande devient plus petite et subit des changements notables dans la structure de ses tissus (CL Bernard). Elle se colore en jaune et présente au microscope des altérations partielles et disséminées (Maximow, Gerhardt). La salive est fluide, trouble, riche en mucus et en corps amœboïdes. Au bout de cinq à six semaines, la sécrétion s’arrête ; la glande reprend son volume et son aspect normal (Cl. Bernard). Du côté non opéré, on observe également quelques changements ; la salive s’écoule également d’une façon continue mais plus lentement (Heideniiain, Langley). L’apnée et les anesthésiques arrêtent la sécrétion paralytique; la dyspnée l’exagère (Langley).
La sécrétion pancréatique est souvent relativement profuse à la suite de la section du plexus solaire (Cl. Bernard) et de la destruction de la moelle (AAertheimer et Lepage). La section des nerfs mésentériques intestinaux provoque la sécrétion intestinale (Moreau, Lafayette Mendel, Biedl).
La sécrétion paralytique n’a pas encore reçu d’interprétation satisfaisante; elle semble néanmoins dénoter le rôle modérateur du système nerveux central à l'égard des centres ganglionnaires.
Action indirecte, nerfs vaso-moteurs. — L’innervation vaso-motrice des glandes se superpose en général à l’innervation sécrétrice de telle sorte que le plus souvent un même filet nerveux contient à la fois soit les nerfs excito-sécrétoires et les nerfs dilatateurs, soit les nerfs d’arrêt de la sécrétion et les constricteurs. L’exemple de la sous-maxillaire est à ce point de vue très typique et montre que l'origine des vaso-moteurs doit être cherchée aussi bien dans les centres cérébro-médullaires que dans les ganglions échelonnés sur le trajet du système sympathique.