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DIMINUTION MAXIMA

(chiens).

pour l’hémoglobine.

pour les globules rouges.

Diminution de l’hémoglobine et des globules rouges dans le sang. Expériences

de Laudenbach. L’animal dont le cas est relaté dans l’expérience III, a succombé à la suite de l’ablation de la rate.

Ces modifications n’atteignent pas d’emblée leur maximum. En général, d’après Laudenbach, la plus forte diminution des globules rouges se produit pendant le troisième mois qui suit l’ablation de la rate. Les troublessont souvent passagers. Au bout de quelques mois la composition du sang tend graduellement à revenir à la normale, probablement par suite de l’existence d’organes vicariants (Laudenbach, Carrière).

La ligature de tous les vaisseaux de la rate provoque les mêmes effets que l’ablation de l’organe (Carrière et Vanverts).

Après l'ablation de la rate, le poids spécifique du sang diminue (Winogradoff).

SÉCRÉTIONS INTERNES

b. La moelle osseuse — et parfois même, mais à un moindre degré, les ganglions — présentent des altérations manifestes rappelant celles que l’on observe après de fortes saignées. La moelle des os tubulaires, prend le caractère de la moelle osseuse lymphoïde et renferme un nombre plus ou moins grand de globules nucléés (Mosler, Winogradoff, Bizzozero et Salvioli, Tizzoni, Gibson, Grünberg, Freiiîerg, Emelianoff, Laudenbach). 11 est probable que c'est la moelle osseuse qui supplée la rate. Wlaeff a constaté une augmentation de la thyroïde et de la matière colloïdale de cet organe.

c. La régénération du sang après une saignée est plus lente, plus tardive, moins complète que chez un animal non dératé (Emelianoff, Laudenbach).

Expérience. — Chez un chien pointer de forte complexion on enlève la raie. A partir du quatrième jour après l’opération : diminution graduelle de la quantité d hémoglobine et des globules rouges qui atteignit sonminimumle soixantedeuxième jour, représentant pour l’hémoglobine le 16 p. 100 et pour les érythrocytes le 14,7 p. 100 de la quantité observée avant l’opération. La saignée fut faite le cent septième jour après l’extirpation de la rate. En supposant que la quantité du sang égalait 1/13 du poids du corps, on tira 16,7 p. 100 de la quantité du sang. La régénération se lit très lentement. Les globules rouges turent régénérés le trente-troisième jour, l’hémoglobine le trente-septième. A 1 autopsie on trouva d’assez profondes altérations delà moelle des os tubulaires qui étaient très juteuse, de couleur rouge foncé et contenait un nombre assez grand de globules rouges nucléés. Les glandes lymphatiques ne présentaient pas de modifications apparentes (Laudenbach).

2. Comparaison du sang des artères et veines spléniques. ■ — Cette méthode a donné des résultats discordants. Malassez et Picard 1874, Bizzozero et Salvioli, Gibson, Otto, Middendorff, Glass, Gurwitsch, Huit soutiennent que le sang veineux de la rate contient dans toutes les conditions plus de globules rouges et blancs et plus d'hémoglobine que le sang artériel. D’après M alassez et Picard la différence serait faible mais constante. La quantité des globules rouges dans le sang de la veine splénique surpasserait leur quantité dans l’artère carotide en moyenne de 4,9 p. 100, au minimum de 2,6p. 100 etau maximum de 7,2 p. 100. Contrairement à ces conclusions, un grand nombre d’auteurs soutiennent que les différences signalées ne sont pas constantes et n’ontpas la signification qu’on a voulu leur attribuer (Haykm, Paton, Gulland, Fowler, Pavy). D’après Grigorescu, le nombre des globules rouges augmente dans la veine splénique pendant la digestion et d’une manière générale dans tous les cas de stase de sang dans la rate. Le rôle de la stase sanguine sur le nombre des globules rouges a du reste été déjà maintes fois mis en évidence d’une manière certaine.

3. Variations du fer de la rate. Composition chimique de cet organe. — La rate contient du fer, abstraction faite du fer hématique. D’après A. Tedeschi, la rate des cobayes et lapins est l’organe

le plus riche en fer. Le fer s’accumule dans la rate, lorsque l’organisme est le siège d’une destruction globulaire intense ou lorsque ce métal est injecté en trop grande abondance dans le sang. On constate dans ces conditions, par des réactions microchimiques, le dépôt de granulations d’hydrate ferrique (rubigine de Lapicque). Inversement la rate s’appauvrit en fer sous l’influence des saignées répétées, dans certaines maladies chroniques, telles que la tuberculose (Lapicque), pendant la grossesse (1) (Charrin; Ciiarrin, Guillemonat et Levaditi). La rate partage donc avec le foie et la moelle osseuse le rôle de réservoir ferrique destiné à assurer la constance et le taux du pigment ferrugineux du sang. Le fer s’accumule dans le foie et la moelle osseuse après l'ablation de la rate (A. Tedesciii).

Toutes les conditions qui font varier le fer de la rate ne sont pas connues. L'àge paraît exercer une influence. Au moment de la naissance et pendant les premiers temps de la vie on trouve peu de fer dans la rate ; la quantité de métal augmente avec l'àge, mais irrégulièrement (Lapicque, Tedesciii). Chez les vieux chevaux, Nasse a trouvé beaucoup de fer. Le fer s’accumule dans la rate chez certains tuberculeux et brightiques.

D'après Duiliopandolfim, BarreriCc fer s’accumule après l’hémolyse provoquée par les poisons dans la partie périphérique ou sous-capsulaire de la rate.

En accord avec les faits que nous venons de signaler, Denys aobservé dans la rate des hématies en voie de régression.

Pour évaluer le fer propre à l’organe, il faudrait chasser tout le sang, ce qui est impossible. On évalue alors indirectement la quantité de sang contenue dans l’organe et on retranche le fer hématique. Pour apprécier la teneur en fer de la rate on peut se contenter de réactions micro-chimiques. On fait agir sur une coupe de l’organe soit du ferrocyanure et de l'acide chlorhydrique, soit du sulphydrate d’ammoniaque. Dans le premier cas l’organe prend une coloration bleu de Prusse d’autant plus foncée qu'il y a plus de fer; dans le second, il se forme du sulfate de fer de couleur noirâtre.

La rate contient du glycogène (Brücke, Pasciiutin, Pavy). Gourlay, Bottazzi ont isolé des globulines, des nucléo-albumines en quantité abondante, une nucléohistone, des protéines, des combinaisons ferrugineuses inorganiques et organiques, etc... Un a trouvé des peptones, de la tyrosine, de la leucine, de la taurine, de l’hypoxanthine, de laxanthine, de la guanine, de l’adénine, de l’acide urique, de l’urée, de l'acide lactique, etc., mais il est possible qu’une partie de ces produits résultent de l’autolyse de la rate.

(1) La rate augmente de poids chez le cobaye au cours de la grossesse ; moyenne des poids de rate chez les cobayes normaux : Os1', 39; moyenne des poids de rate chez les femelles pleines : 0sr,71 (Charrin et Guillemonat). Des constatations analogues ont été faites chez la femme (Bianchi et Leri). La structure de la rate paraît aussi se modifier (Charrin, Levaditi, Guillemonat).

SÉCRÉTIONS INTERNES

Teneur de la rate en fer (pour 1000 de poids frais).

2,9rIDTMAN •

Chez l’homme. < q’^Stahel.

/ 3,9 Lapicque, de 20 à 40 ans.

' 2,9 Lapicque, de 40 à 60 ans.

Fœtus humain . ) à [ GuIllemonat.

3,0}Moyenne à ( 3,9

f 8,0) Lapicque.

Chien .

Jeunes chiens, moyenne. 1,4

Chiens de deux jours. . | j

— de huit jours. . . 1,9 Lapicque.

— de dix jours. .. . 2,2 1

— de quinze jours. 1,7 '

— de un mois . 1,5

Bœuf . 9,0 Kroger.

\eaux . 1 0 1° S kRL,GER-

/ Femelles 1 MS i Mo/“ne

pleines. ) 2,00 i r ’

I L’07 Cramun.

° f Femelles l i Moyenne

non o’og L40

\ pleines. 1 q’7), \ Charrin.

\ iîi7 ;

Jeunes porcs ( 0,8 i T

, . , , . / . } . „ Lapicque.

de cinq a huit semâmes, f 1,6

Rapports avec la digestion. — L’ablation de la rate, même pratiquée chez un chien déjà privé de son estomac, ne modifie que passagèrement la digestion (Delezenne et Frouin). La rate n'est donc pas nécessaire à la digestion, toutefois elle paraît y participer. En effet :

a. Pendant la digestion la rate se congestionne et augmente de volume ; le sang circule plus activement dans cet organe ; il ressort noir et non plus rouge comme pendant l’abstinence.

b. L’extrait de rate favorise l'action que le pancréas exerce in vitro sur les albuminoïdes. Ce fait, bien démontré par Sciiiff le premier, a été confirmé par IIerzen, Paciion et Cachet, Prévost et Batelli, Bellamy.

Expériences justificatives. — a. On prélève sur un chien dératé, en pleine digestion, une partie du pancréas. On injecte ensuite à l’animal le filtrat de la macération aqueuse de la rate excisée. Vingt minutes après on enlève le restant du pancréas. Si alors on éprouve le pouvoir digestif de la macération des deux échantillons de pancréas successivement enlevés, on constate que le deuxième échantillon, celui qui a été prélevé après l’injection de l’extrait de rate est beaucoup plus actif (Paciion et Cachet).

RATE

b. Soit deux macérations cle courte durée (deux heures et moins) de pancréas. Lune est obtenue en partant d'un pancréas enlevé à un animal dératé en pleine digestion ; l'autre en partant d'un animal normal en pleine digestion. Si on compare le pouvoir digestif de ces extraits sur l’albumine, à l'étuve, on constate que la macération provenant de l'animal dératé agit plus tardivement (plusieurs heures après) que la macération provenant de l’animal normal. Les macérations de longuedurée (vingt-quatre heures etplus) ne présentent à l’étuve au point de vue de leur pouvoir protéolytique aucune différence sensible, qu’il s agisse de pancréas d animaux à jeun, en digestion ou dératés (Sciurr, Herzen, Gachet et Pachon, 1897-1898 ; Prévost et Batelli, 1901).

c. Lue infusion pancréatique d’un chien à jeun possède — quoiqu'à un faible degré — le pouvoir de digérer la fibrine (Carvalho et Pachon). Si on ajoute à cette infusion une infusion de rate d’un chien en digestion le pancréas acquiert un pouvoir digestif considérable. L’infusion de rate d'un chien à jeun n'active pas l'infusion pancréatique (Herzen, Bellamy).

d. Delezenne a prouvé que les infusions de pancréasne sont jamais actives, que le pancréas provienne d'un animal à jeun ou d’un animal en digestion, si on a soin de recevoir directement le pancréas dans le fluorure de sodium à 2 p. 100. Delezenne estime que le pouvoir digestif des infusions pancréatiques ordinaires est dû à l'altération des globules blancs contenus dans le pancréas et à la mise en liberté d'une kinase favorisante. Le fluorure de sodium aurait pour effet d’empêcher cette altération et la diffusion de la kinase. Quoi qu'il en soit, l’extrait de rate donne à une infusion pancréatique inactive un pouvoir protéolytique faible il est vrai, mais net (Delezenne).

c. Le sang de la veine splénique d’un chien en pleine digestion agit comme l'infusion de rate de chien en digestion. Le sérum de ce sang est sans effet, ce qui tendrait à prouver que le produit splénique activant est apporté au pancréas par les éléments solides du sang venu (le la rate (Bellamy).

La substance activede l’extrait de rate est précipitée de ses solutions aqueuses par l'alcool ; elle perd son influence à 100° au sein de l’eau (Pachon et Cachet).

Pachon et Cachet, A. Gautier ont émis l'hypothèse que la substance active de la rate augmente le pouvoir digestif du pancréas en transformant le zymogène ou proferment en trypsine. Delezenne soutient que la substance active de la rate provient des leucocytes que cet organe renferme en grand nombre et doit être identifiée avec l’entérokinase.

Rapports avec la bile. — D’après Pugliése, les chiens dératés éliminent une hile moins riche en pigments biliaires.

Rapports avec la défense de l’organisme contre les infections et les intoxications. — Le volume de la rate augmente dans une foule de maladies microbiennes ou parasitaires, en particulier dans la fièvre typhoïde et le paludisme. D’autre part, la rate est un organe lymphoïde et contient de nombreux phagocytes. Il est donc fort probable que cet organe exerce un rôle important dans la défense de l’organisme. A l’état normal la rate (du chien, du lapin, du cobaye) renferme des espèces microbiennes variées dont la virulence est nulle ou très atténuée (Carrière et Vanverts). L’ablation de la rate donne des résultats absolument

SÉCRÉTIONS INTERNES

contradictoires et déconcertants (Charrin). D’après Montuori, J. Cocrmont et Duffau, Nicolas et Beau qui ont étudié cette question à la suite d’un grand nombre d’autres auteurs, le résultat varie, entre autres conditions, suivant le choix des virus ou des poisons et l’ancienneté de l’ablation. On remarquera à ce propos que les suppléances de la rate paraissent nombreuses. On a constaté, après la splénectomie, des modilications du côté de la moelle osseuse et des ganglions. Les chiens dératés supportent des doses de pyrodine (et autres poisons hématiques) mortelles pour les chiens normaux (Puglièse, Luzzati). La rate n’exerce aucun rôle protecteur dans l’intoxication par la neurine (Grossi). Le développement de petites rates supplémentaires situées le long des vaisseaux de l’épiploon est admis par quelques auteurs (Tizzoni, Griffini, Orlando), contesté par d’autres.

Volume. — Le volume de la rate dépend de la quantité de sang contenue dans l’organe. Après la ligature de la veine porte la rate d’un chien de 15 kilogrammes peut emmagasiner plus de 500 centimètres cubes de sang (Castaigne et Bender).

CONDITIONS

effets sur la rate.

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