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VII. — Greffe et médication thyroïdiennes

Greffe. — Chez les animaux, la greffe a été tentée avec succès, tant au point de vue morphologique qu’au point de vue fonctionnel; chez l’homme, le succès n’a été que partiel et provisoire.

Les premiers résultats sont dus à Schiff (1884). Schiff enlevait les thyroïdes à un chien, dans le péritoine duquel il avait au préalable introduit les thyroïdes d’un autre chien. Si la thyroïdectomie était pratiquée moins de quatre ou cinq semaines après la transplantation, c’est-à-dire avant la résorption complète des organes transplantés, l'animal en expérience survivait en général. L’expérience de Schiff ne réalisait pas une véritable greffe puisque les organes transplantés ne devenaient pas adhérents, mais, bien au contraire, étaient résorbés; néan-

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moins sa signification était capitale. Von Eiselsberg, Godart-Danhieux, Fano et Zanda, Christian! ont démontré dans la suite qu'il est possible de déplacer une partie de l’appareil thyroïdien, et d’obtenir sa régénération. Chez un animal placé dans ces conditions la thyroïdectomie est inoffensive. Les accidents ne surviennent que lorsqu’on enlève le lobe ectopié.

La greffe passe d’abord par une phase critique; les cellules présentent une tuméfaction trouble, reviennent à l’état embryonnaire, puis, régénèrent . La régénération a lieu d’abord à la périphérie, puis progresse vers le centre. Elle est complète, en général, vers le troisième mois et n’a pas de tendance à l’atrophie ; elle peut même acquérir des dimensions plus grandes qu'au moment de 1 opération. La greffe peut réussir entre des animaux d’espèce différente, et même parfois de familles différentes (Ciiristiani). La réussite, tant immédiate que définitive d’une greffe, dépend avant tout des dimensions de l'organe greffé et du temps pendant lequel le fragment est exposé au contact de l’air; plus cet organe est petit, plus sera rapide et sûre sa reprise et sa reconstitution, plus l’opération sera faite rapidement, plus les conditions sont favorables ; c’est par secondes qu’il faut compter. En pratiquant la greffe sur le pavillon de l’oreille d'un animal blanc ou à pelage clair, on peut suivre par transparence toutes les

phases de la greffe (Ciiristiani).

La greffe parathyroïde se comporte comme la greffe thyroïdienne (Ciiristiani et Ferrari). Lusena a pu augmenter notablement la survie de chiens ayant subi, soit l’ablation de tout l’appareil thyroïdien (thyroïde et para), soit des seules parathyroïdes, en greffant des parathyroïdes.

Les chirurgiens savent que l’énucléation d'un goitre est moins dangereuse que l’ablation de la tumeur au bistouri. C’est que l’énucléation respecte les capsules (et les parathyroïdes externes). Or, le rôle de la capsule peut se comparer à celui du périoste dans les résections osseuses. La capsule renferme de petits alvéoles qui donnent naissance à des alvéoles nouveaux, et reconstitue en partie l’organe (Christiani).

Médication thyroïdienne. — La cure thyroïdienne réussit, soit contre les troubles trophiques et le myxœdème (congénital ou acquis), soit contre les accidents aigus (tétanie, éclampsie des animaux opérés pendant la gravidité). Elle diminue ou fait disparaître l’hypertrophie du corps thyroïde qui apparaît au cours de la grossesse et atténue certains goitres.

Historique. — Vassale et Gley (1), les premiers, d’une manière indépendante, démontrèrent, dès 1891, que l’extrait aqueux thyroïdien, injecté dans les veines, exerce le même effet favorable que la transplantation des glandes th^ioides dans le péritoine, réalisée dès 1884 par Sciiiff.

Action des glandes et des glandules. — D'après Moussu, Lusena, Charrin, les thvroïdes principales agissent sur les formes chroniques et le myxœdème, les parathyroïdes sur la tétanie; toutefois, les observations ne sont pas encore suffisamment précises et nombreuses pour autoriser une conclusion ceitaine. En général, on administre un mélange des thyroïdes et des glandules.

(1) La première idée appartient à Pisenti et Viola.

GLANDES THYROÏDES ET PARATHYROÏDES.

Durée de V améliorât ion. — L’amélioration est toujours très nette, mais essentiellement transitoire. La guérison définitive des troubles trophiques et du myxœdème n'est jamais obtenue. L’opéré ou le malade doivent être soignés toute leur vie. li peut arriver cependant que des nodules accessoires échappent à une intervention; le traitement thyroïdien donnant à ces nodules le temps de se développer, peut amener une guérison définitive. Dans le cas d’accidents aigus et de tétanie, la mort survient fatalement au bout d’un temps plus ou moins long, malgré le traitement, si toutes les parathyroïdes ont, été enlevées. L’expérimentation et la clinique sont en parfait accord sur tous ces points.

Effets produits. — L’ingestion de thyroïde ou d’extraits aqueux des glandes thyroïdiennes provoque les effets suivants : L’intelligence renaît, l’apathie disparait; la figure reprend sa mobilité et son expression; les troubles viscéraux s’amendent; les troubles trophiques rétrocèdent; les cheveux repoussent; la température s'élève. Les reins excrètent plus d’urine, plus d’urée, plus d'azote, plus de chlorure et d'acide phosphorique. Les poumons éliminent plus d’acide carbonique. Le taux des échanges se relève. Le nombre des hématies augmente; des globules rouges nucléés peuvent apparaître (Lebreton et Vaquez). On a observé une mono-leucocytose passagère.

Harkowitz, Frænkel ont montré que sous l'influence de la médication thyroïdienne le cœur s’accélère. Les effets momentanés sur la pression ont donné lieu à des discussions. D’après Oliver et Schæfer, Haskovec, Gley et Langlois, Gomez, Ocana, la pression artérielle baisse ; de faibles doses peuvent, d’après Livon, produire au début de l’injection intraveineuse une légère élévation de la pression ; d’après Guinard et Gratin, cette élévation du début est fugace et peu importante. Le suc thyroïdien exerce une influence lymphagogue. Le cours de la lymphe, tout au moins de la lymphe du canal thoracique, est accéléré (Godart-Danhieux et Slosse, Heger).

La médication thyroïdienne accélère la réparation des fractures chez les animaux thyroïdectomisés; elle est sans effet sur la formation du cal dans les fractures ordinaires.

Les jeunes animaux en état de croissance soumis à l’alimentation thyroïdienne grandissent plus vite que les témoins; ils ne dépassent pas cependant la limite de la taille des sujets de leur espèce (Moussu).

Modes d'administration. ■ — La médication thyroïdienne agit quelle que soit la voie de pénétration : voie gastrique (Howrrz), sous-cutanée, péritonéale, intraveineuse (Vassale et Gley).

Substaiices actives. — Les meilleurs effets sont obtenus par l’administration de la glande totale.

On recommande, en général, l’ingestion de glandes fraîches sous forme de hachis. La cuisson paraît modifier l’activité du médicament. La dose ordinaire de glande fraîche est pour l’homme de 3 à 4 grammes, de glande de mouton; chez l’enfant, 1 gramme suffit.

Aucun des principes que l’on extrait de la glande ne paraît agir aussi bien que l’organe total. Baumann avait supposé que l’iodothyrine était la seule substance active. De fait, l’iodothyrine améliore les symptômes du myxœdème et certains goitres. D’après Lange, elle fait même disparaître l’hypertrophie du corps thyroïde de la grossesse. Elle provoque, à l’exclusion de tous les autres principes, l’amaigrissement, l’augmentation de l’excrétion azotée (Roos), des échanges gazeux (Macnus et Lévy), la fonte des albumines et des graisses. Elle augmente la sécrétion lactée (Herrgott). L’iodothyrine est sans action sur la tétanie.

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L’iodothyrine détermine chez le chien le ralentissement du pouls et une légère diminution de la pression artérielle. Elle augmente l’excitabilité du vague, du dépresseur et des vaso-dilatateurs; elle abaisse celle des nerfs accélérateurs du coeur et des vaso-constriteurs. Elle rend au vague son excitabilité supprimée par l’atropine (Cyon).

One question non résolue est de savoir si l’iodothyrine doit toutes ses propriétés à l'iode qu’elle contient. De tout temps, on a donné avec succès contre le goitre des préparations iodées, soit sous forme de combinaisons naturelles (éponges torréfiées, Fucus, Laminaires) dans lesquelles l'iode est dissimulé aux réactifs, soit sous forme de sels (iodures). L’iodothyrine semble avoir une activité spécifique, différente et parfois plus considérable que celle des préparations médicamenteuses; les choses se passent comme si ce n’était pas l'iode qui agît, mais la substance totale spécifique (Roos, Cyon et Barbera). D’après Cyox, l’iode métallique ou les sels de l'iode agissent sur les nerfs du cœur et sur les vaso-moteurs en sens inverse de l’iodotbyrine.

La thyréoglobuline des glandes normales possède, d’après Oswald, les mêmes propriétés que l’iodotbyrine qu’elle contient. La thyréoglobuline extraite des goitres possède une action bien moindre. L’activité de la thyréoglobuline dépend de sa teneur- en iode (Oswald).

L'iode jouit de propriétés antiputrides et antiseptiques (Liebig, Magendie, Boinet).

Frænkel a séparé des matières albuminoïdes, une substance azotée cristallisable, soluble dans l’eau et dans l’alcool, précipitable par les réactifs alcaloïdiques. Cette substance injectée dans les veines, provoquerait, à la dose de quelques milligrammes, l’accélération du pouls, la cessation des accidents convulsifs et des troubles respiratoires. Provisoirement, Frænkel la désigne sous le nom de thyroantitoxine. Notkin a isolé une substance toxique qu'il appela la thyroprotéide qui ne serait pas, d’après lui, un produit de sécrétion de la glande, mais, au contraire, un déchet des échanges intra-organiques, venant s’accumuler dans le corps thyroïde lui-même, ou il serait neutralisé par un ferment spécial. Drechsel a distingué trois substances dans la sécrétion thyroïdienne, dont l'iodothyrine.

Dangers de la médication thyroïdienne et iodée. — Le fait que l’ingestion des thyroïdes peut présenter des inconvénients est connu depuis longtemps. Certaines législations anciennes prescrivaient de ne pas faire entrer ces organes dans l'alimentation.

La médication thyroïdienne expose, lorsqu’on emploie des doses croissantes, ou lorsqu’on prolonge trop le traitement, à des accidents dont quelquesuns rappellent ceux qui suivent la thyroïdectomie. Les sujets maigrissent. Us peuvent présenter de l’accélération du pouls, des palpitations, des crampes, des contractures musculaires, des crises épileptiformes, des paralysies, de l’hyperthermie, de l'agitation, de l'insomnie, de l’irritabilité, des troubles urinaires (polyurie, glucosurie, albuminurie).

Les malades ont parfois des troubles psychiques, des maux de tête, des vertiges, des faiblesses. On peut observer le collapsus et la mort.

L’iodothyrine expose aux mêmes accidents que la glande thyroïde. Les accidents peuvent éclater chez l’homme après l'ingestion de 5 à 6 milligrammes et même de doses moindres.

L'iode cause des symptômes d’excitation générale. Il donne d’abord de la sécheresse et de l’ardeur du pharynx ; si le médicament est continué, il sur-

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vient une véritable angine en même temps que les glandes salivaires fournissent une sécrétion plus abondante (ptyalisme). La circulation devient plus active, la peau plus chaude, l’appétit augmente, les fonctions digestives s’accomplissent mieux (Joubix). Parmi les accidents les plus communs des préparations iodées il faut citer : un coryza très violent (pii s’accompagne de céphalalgie frontale, de larmoiement; l’insomnie est fréquente; on observe, en outre, un ensemble de symptômes cérébraux, bien décrit par Luc.ol et groupés par cet auteur sous le nom d’ivresse indique; céphalalgie, élancements assez douloureux dans les yeux et dans les oreilles, mouches volantes et éblouissements passagers. L’administration de l'iode produit parfois des éruptions qui lui sont propres, l’érythème, l'acné iodique. La sécrétion urinaire est ordinairement augmentée pourvu, toutefois, qu’il n’y ait pas de sueurs trop abondantes, auquel cas l’urine coule en moindre quantité qu'en l'état ordinaire. Chez les femmes, l’iode cause des phénomènes spéciaux du côté de la menstruation; à peu près constamment son administration amène une exagération du flux menstruel, et chez quelquesunes de véritables hémorragies.

A côté de l’iodisme accidentel il en existe une autre forme : la cachexie iodique signalée par Coindet et bien étudiée par Billet sous le nom d'iodisme constitutionnel. Dans cette forme d’intoxication, à l'inverse de ce qu'on observe dans la précédente, les effets produits seraient à peu près indépendants, soit des doses du médicament, soit des espèces de préparations employées. Ce serait même lorsqu'il est donné à petites doses, que l’iode produirait avec le plus de facilité l’iodisme constitutionnel. On a signalé un certain nombre de faits dans lesquels l’iodure de potassium donné aux doses de 1 centigramme à 2 milligrammes, aurait déterminé cet empoisonnement. L'iodisme constitutionnel est caractérisé par un ensemble de symptômes dont les plus saillants sont : un amaigrissement rapide, un appétit exagéré, des palpitations nerveuses. A ces trois phénomènes, tout à fait caractéristiques et à peu près constants, viennent s'ajouter plus tard d’autres troubles fonctionnels du côté du système nerveux ayant la plus grande analogie avec ceux de la maladie de Basedow. L’iodisme constitutionnel est très rare et ne se produit que chez les personnes atfectées de goitre. L’iode et les iodures provoquent des congestions intenses et une excitation des organes lymphoïdes; l’iode surtout une mononucléose, les iodures surtout l’éosinophilie (31. Labbé et Lortat-Jacob).

L'iode se combine avec les acides gras des huiles. A cet état, il forme des composés stables, dans lesquels il est dissimulé et ne peut être décelé qui si on détruit la matière organique. L'iode est bien toléré sous cette forme; il n’est pas toxique, probablement parce qu'il n'est mis en liberté dans les tissus que d’une manière graduelle et lente. Exemple : un cobaye de 540 grammes a pu recevoir en quinze jours, 25 grammes d’iodipine (combinaison d’iode avec l'huile de sésame) à 10 p. 100, en injection, soit 2sr,5 d’iode, soit 33 centigrammes par kilogramme d’animal et par jour, sans autre inconvénient qu’une légère diminution de poids (Winternich) (voy. Élimination , p. 404).

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Structure. — La rate est composée d'une capsule fibreuse, d'une substance propre, de vaisseaux et de nerfs.

La capsule fibreuse, munie de fibres musculaires lisses et par conséquent con-

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tractilc, envoie dans l'intérieur de l’organe des cloisons de même nature qu’elle, le divisant en loges incomplètes communiquant plus ou moins largement entre elles. Dans ces loges est placée la substance propre consistant en pulpe blanche et pulpe rouge.

La pulpe blanche comprend des corps arrondis, les corpuscules de Malpighi, placés sur le trajet des artérioles terminales qui les traversent et des traînées d'une substance analogue à celle des corpuscules engainant les artérioles sur une longueur variable. Toute cette pulpe blanche, corpuscules et gaines, est formée d’un tissu réticulé très tin, bourré de leucocytes; elle est identique à la substance des follicules des ganglions lymphatiques.

La pulpe rouge se présente sous la forme de travées ou de cordons anastomosés entre eux, de cordons pulpaires, qui s’étendent entre la pulpe blanche et la face interne de la capsule et de ses cloisons. Elle constitue un réseau dont les mailles sont occupées par de gros capillaires veineux, origines de la veine splénique. Elle est formée également par du tissu réticulé rempli de leucocytes, mais elle renferme en outre un grand nombre de globules rouges qui lui donnent sa couleur propre.

La présence des hématie s au sein du tissu de la pulpe rouge s'explique par ce qui suit : les artérioles sur le trajet desquelles sont placés les corpuscules de Malpighi, émettent des capillaires qui, après avoir traversé les corpuscules, entrent dans les cordons pulpaires. Là, après un court trajet, ils perdent leur paroi et s’ouvrent dansle tissu réticulé dans lequel le sang s’épanche librement. Le cours du sang dans les cordons pulpaires rappelle alors, suivant une comparaison bien connue, celui d’un fleuve qui s’élargissant brusquement coulerait en surface sur un lit semé de rochers. Le sang dans les cordons pulpaires est repris par les capillaires veineux interposés aux cordons, et conduit par eux dans la veine splénique.

Les vaisseaux lymphatiques sont peu importants. Ils se réduisent à un réseau superficiel placé dans la capsule et à des troncs internes accompagnant les gaines connectives des vaisseaux.

Les nerfs sont pour la plupart des nerfs vasculaires, quelques-uns se terminent cependant dans le tissu réticulé comme dans les ganglions lymphatiques.

Caractéristiques. — Au point de vue anatomique , un fait remarquable est que le sang, au sortir de la rate, est obligé de passer par le foie ; la veine splénique étant une branche de la veine porte. On ignore la signification fonctionnelle de cette disposition.

Au point de vue histologique , la rate doit être rapprochée des ganglions lymphatiques. La différence principale réside dans ce tait que les ganglions sont sur le trajet des lymphatiques et la rate sur le trajet du sang. Les corpuscules de Malpighi peuvent être comparés aux follicules des ganglions, les cordons pulpaires aux cordons folliculaires et les veines qui les entourent aux sinus lymphatiques ; seulement, dans ces derniers, on ne trouve pas de la lymphe, mais bien du sang. Il y a donc dans la rate un contact intime entre le sang et les leucocytes qui constituent une grande partie de la substance propre.

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L’ expérimentation démontre que la rate est contractile et subit des variations de volume considérables, par suite de la quantité de sang que cet organe peut emmagasiner. Elle ne donne pas de résultats décisifs en ce qui concerne le rôle de la rate. D'une manière générale, les physiologistes sont d’accord sur l’existence d’un rapport entre la constitution du sang et la rate. Quelques-uns soutiennent que cet organe intervient dans la digestion et dans la défense contre les infections et les intoxications.

Rapports avec la constitution du sang. — Les physiologistes ont cherché à baser ces rapports sur trois ordres d’expériences, à savoir : a) les effets de l’ablation de la rate; b) l’examen comparé du sang dans les artères et veines spléniques ; c) les variations du fer dans la rate.

1. Conséquences de l’ablation de la rate. Modification du sang. — En général, les animaux survivent. Cependant, quelques-uns maigrissent, deviennent cachectiques et meurent. Laudenbach, Nicolas et Beau ont observé le fait, le premier chez le chien, les seconds chez le cobaye. Chez tous les opérés, on constate des troubles.

a. Les globules rouges et la quantité d’hémoglobine diminuent; le nombre total des globules blancs augmente (Malassez et Picard, Barrault, Tauber, Kurloff, Tsciiistovitch, Wlaef, Laudenbach, Hartmann, Vaquez, Bordet, Ouskoff, Nicolas et Dumoulin).

expériences

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