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DISTINCTION ENTRE LE SANG ARTÉRIEL ET LES SANGS VEINEUX

tion de 1 acide carbonique en excès et la fixation de l’oxygène au niveau des poumons, constitue le fait le plus saillant de cette régéralion, caractérisé qu il est par la coloration rouge vermeil qui en résulte et qui su I lit à désigner dans le langage usuel le sang artériel.

Homogénéité. — Le sang est homogène et identique à lui— même, dans foutes les parties du système artériel, par suite du brassage qu il subit dans les ventricules et de son passage à travers les poumons qui le modifient toujours dans le môme sens et le chargent de 1 oxygène nécessaire à la vie do tous les organes. — Pendant son parcours jusqu’aux organes, il ne subit aucune modification importante, toutefois, 1 inégalité du calibre des artères provoque une différence dans la répartition des éléments figurés (globules) et des éléments liquides (plasma) du sang et par suite une inégale distribution de certains principes, notamment des gaz.

Constance des propriétés. — La constance des propriétés physiques et chimiques normales du sang artériel est nécessaire à la continuité de la vie. Nous avons déjà dit que l’organisme assure cette continuité et lutte pour la réaliser quelles que soient les conditions dans lesquelles 1 animal est placé. Il réagit contre les influences défavorables, rejette les substances étrangères ou simplement en excès et répare les pertes subies pourvu que les propriétés des éléments anatomiques n’aient pas été trop profondément altérées.

II. Les sangs veineux. — Le sang veineux est celui dont la constitution chimique a été modifiée par l’activité des tissus placés en bordure des capillaires de la circulation générale; il varie par conséquent d un organe à l'autre, suivant le genre d’activité de cet organe. D une manière générale le sang veineux contient moins d’oxygène que le sang artériel et plus de substances résiduelles parmi lesquelles les unes sont de véritables déchets destinés à être éliminés, les autres des corps encore utilisables dont le cycle n’est pas achevé [sécrétions internes).

La transformation du sang artériel en sang veineux est te plus généralement rendue très apparente à la vue par le changement de coloration qui résulte de la réduction de la matière colorante du sang par les tissus. Le sang de rouge vermeil devient bleu. Toutefois les sangs veineux peuvent, pour la couleur comme pour leurs autres propriétés, présenter tous les degrés jusques et y compris la teinte rouge artérielle.

Variations. — fous les sangs veineux ne sont pas identiques; ils diffèrent : a) d’un organe à l’autre; suivant sa nature et sa fonc- Mouat et Doyon. — Physiologie. 1. — 33

LE SANG

tion, chaque organe modifie le sang à sa manière; b) pour un même organe suivant que celui-ci est au repos ou en activité (Cl. Bernard).

Lorsqu’on suspend l’activité des organes ou lorsqu’on exagère la circulation au delà de certaines limites, toutes les différences s’effacent.

L’activité chimique des tissus peut être ralentie par l’exposition d un animal à la température de la glace fondante (animal à sang froid). S il s agit d un animal à sang chaud, il peut suffire d’enduire la suriace cutanée dun enduit imperméable, ou de pratiquer la section du bulbe, a condition, dans ce dernier cas, d’entretenir la vie par la respiration artificielle. Après un temps suffisant, le sang des veines devient rouge et rutilant comme le sang artériel. Le même tait a été observé également parmi les Mammifères chez les marmottes. Si on réchauffe l’animal, on constate que la couleur des veines devient plus foncée au fur et à mesure que les éléments anatomiques, et en première ligne les muscles, recouvrent leur activité (CL Bernard). Brown-Séquard a montré qu'il était possible de provoquer Y arrêt, des échanges entre le sang et les tissus par influence nerveuse. Exemple : chez des Mammifères (lapins, singes, chiens, chats, cobayes), le sang peut devenir rouge dans les veines alors qu on insuffle de l’acide carbonique de bas en haut de la trachée dans le larynx; 1 animal respirant de l’air pur par un tube inférieur à l’autre, placé dans le conduit aérien. L’acide carbonique agit ici comme un excitant des nerfs sensibles du larynx dans le sens d’une dépression de l’activité des tissus (inhibition), et partant d’une diminution des échanges.

L’exagération de la circulation peut être produite localement par 1 excitation des nerfs vaso-dilatateurs ou la section des nerfs vaso-constricteurs de la région correspondante. Le sang peut, dans ces conditions, traverser les organes avec une rapidité trop grande pour être modifié et se présenter dans les veines avec les caractères du sang artériel.

Le sang des veines capsulaires se rapproche du sang artériel par ses caractères ; il est rutilant et contient plus d’oxygène que le sang des autres veines (Alezais et Arnaud, Langlois).

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