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J. POINT DE CONGÉLATION

1. Signification. — Le point de congélation renseigne sur le nombre de molécules physiques contenues dans le sang sans préjuger leur nature. Par sa généralité, la notion donnée par le point de congélation est comparable à celle fournie par la densité.

Une dissolution a une température plus basse que celle du corps dissolvant (Blagden, 1788). — Raoult a découvert une relation entre l’abaissement du point de congélation et le nombre de molécules qui se trouve dans la solution : a) des dissolutions équimoléculaires laites avec le même solvant ont le même point de congélation; b) pour des dissolutions d'un même corps et de concentration différente, A est proportionnel au nombre des molécules contenues dans la solution.

i = Kx-

K = constante pour chaque dissolvant;

N = nombre de molécules;

(j = poids de dissolvant renfermant les N molécules.

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DU SANG

Certains corps font exception (les électrolytes : sels, acides forts, bases). Le fait s’explique par l’hypothèse de la dissolution des molécules électrolytiques, par exemple NaCl en leurs composants lésions : Na, Cl. Sont actifs non seulement les éléments qui sont les molécules au sens des chimistes, mais tous les éléments particulaires, libres dans la solution, de quelque nature qu’ils soient : véritables molécules chimiques; ions provenant de la dissociation de celles-ci ; molécules condensées ; toutes ces particules hétérogènes, libres dans la liqueur, exercent individuellement au même titre et avec une égale énergie l’action cryoscopique. Pour en éviter l’énumération on les appelle monades.

Chaque molécule physique produirait dans 100 grammes d’eau un abaissement du point de congélation de 18°, 5. Une dissolution aqueuse dontle point de congélation sera — 0,55 présentera donc

Fig. 132. — Cryoscope de Chanoz.

Le liquide à cryoscoper est placé dans un tube à essai D. Celui-ci estcngagé dans un tube de laiton C qui plonge dans un milieu réfrigérant (glace et solution de sel) dont le brassage est assuré par un agitateur E. Le vase B est placé dans une enceinte isolante A contenant de la sciure de bois. Un thermomètre cryoscopique T et plongé dans le tube à essai. Ce thermomètre est gradué en 1 /50e de degré de + 3°, 60 a — 5°. On refroidit lentement le liquide. Sa température s’abaisse audessous du point de solidification (surfusion). On provoque la congélation en projetant dans la masse un fragment de glace. La température du liquide remonte puis plus tard redescend. C’est le point culminant de l'ascension qui représente la congélation du liquide. — Sensibilité: en prenant certaines précautions 200me de degré, usuellement 100me de degré Chanoz et Lesieur. J. de Phys, et Pathol, yen., 1903. — Chanoz et Doyon. Ibidem.

pour 100 grammes d’eau pour 1000 grammes d’eau

monades

Un abaissement du point décongélation de 1° correspond à = 0,54 monades

par litre de dissolution.

La dépression cryoscopique est indépendante de la nature des corps dissous et de la nature du dissolvant. Elle ne dépend -que du nombre de molécules de l’un ou de l’autre et non de leur spécificité chimique (Raoult).

sence d’éléments cellulaires

BURGER, HEDIN).

II. Déterminations comparatives avec le sang total, le plasma et le sérum. —

Pour un sang de même origine, le point de congélation diffère peu s’il s’agit du sang total, du plasma ou du sérum. La préest sans inlluence (Breser. Ham-

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