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DIMENSIONS DES GLOBULES ELLIPTIQUES

Eléphant . 9g4

Homme . 7,5 (J)

Chien . 7,3

Lapin . 6,9

Chat . 6,3

Mouton . 5,0

Chèvre . 4,1

Chevrotin porte-musc.. 2,07

petit diamètre.

Lama . 4g0

Poule . 7,2

Pigeon . 6,5

Grenouille . 15,7

Triton . 19,5

Protée . 35,0

grand diamètre.

Le diagnostic de 1 espèce d’après les dimensions des globules est très diflicile, sinon impossible. En effet, chez les Mammifères les variations ne vont que du simple au double; chez les ovipares, du simple au quadruple. Dans une expertise médico-légale, on ne peut pas conclure que les globules trouvés proviennent du sang humain, mais dans bien des cas, on peut affirmer que le sang examiné ne peut être du sang humain.

111. Variations chez un même sujet. — Liiez un même sujet toutes les hématies n ont pas des dimensions identiques. Le diamètre moyen de ces éléments est 7g, S à 7g, 6 chez l’Homme; mais on trouve à l'état normal des globules géants atteignant 9g, 5, et d’autres nains, n’ayant que 5g, 5 et même moins.

Dans les anémies provoquées par des hémorragies ou des états pathologiques le nombre des globules nains augmente ; en même temps apparaissent un nombre variable de globules géants d’un diamètre de 10, 12 et même 14 g. Les gros globules se voient surtout dans l’anémie pernicieuse. Chez les ictériques Vaquez a trouvé des globules de 8 à 9 g, 25, dans la cyanose chronique des globules de II g et 12 g (Vaquez, Quiserne). Dans le diabète les dimensions sont également augmentées mais moins (Vaquez). D’après Viault, Mercier, Ec.ger, Quiserxe, de petits globules apparaissent sous l’influence du passage d'une station basse à une altitude.

IV. Influence du milieu intérieur. — La forme et le volume des globules dépendent très étroitement de la concentration moléculaire et de la composition du sang.

Dans le sang défibriné conservé aseptiquement et à l’abri de l’évaporation, les globules se conservent bien pour la plupart pendant plusieurs jours (Doyon et Morel). L'hémolyse est nulle le premier jour; elle ne devient nette qu’après plusieurs jours. Elle est accélérée par la chaleur (Limbeck, Nolf, Schur, Manca et Catterina). Le sang saturé de CO résiste encore mieux (Cl. Bernard,

(1) Vus de champ 2 g, 5 à leur partie renflée; 1 g, 8 à 2 g au niveau du point étranglé (Hayem).

LES GLOBULES ROUGES

M anc a cl Catterina). Sous l'influence d’une perle d’eau même légère, les globules prennent un aspect ratatiné, deviennent mùriformes, épineux, crénelés. D’autres causes peuvent du reste provoquer ces mêmes altérations.

Dès qu’ils sont mis en contact avec un liquide étranger quel qu'il soit, solutions salines hyper, hypo on isotoniques, sérum légèrement dilué, lymphe... les globules biconcaves des mammifères perdent leur forme primitive et tendent à devenir sphériques. Replacés dans leur propre sérum, ils reviennent à leur forme primitive (Hamburger, Mal assez).

Le volume des globules rouges dépend étroitement de la concentration moléculaire du milieu (1). Il varie en raison inverse de la concentration (Hédin, Hamburger) ; toutefois ce principe n’exprime que l’allure générale du phénomène (Stassano etBiLLox). L’eau gontle les globules puis les altère et les dissout. Certaines substances enlèvent à l'eau ses propriétés nocives. Si on centrifuge du sang avec des solutions d’un même sel (KC1, NaCl, IvBr, KNO1 * 3, AzCLNa) à divers degrés de concentration, on constate que le volume des corpuscules sanguins est d’autant plus considérable que les solutions employées sont plus diluées. Les solutions concentrées diminuent le volume des globules. Pour chaque sel, il existe des solutions dont le degré de concentration est tel que le volume des corpuscules ne change pas, quoique leur forme et leur composition chimique se modifient (voy. p. 519).

Les solutions de substances différentes qui sont sans action sur le volume des corpuscules présentent également le même point de congélation; elles ont la même concentration que le sang dont proviennent les globules. Soit le chlorure de sodium; la solution de ce sel qui altère le moins le volume des globules des Mammifères doit contenir en moyenne 0,9 p. 100 de ce sel, celle qui altère le moins les globules de la grenouille doit contenir en moyenne 0,04 p. 100. Toutefois on constate des variations chez les différents individus et chez un même sujet (Hédin, Hamburger).

Restriction. — D'après Stassano et Billon, le volume des hématies au lieu de diminuer à partir de la solution isoionique à mesure que croît la concentration moléculaire, augmente tout d’abord et d’une façon marquée surtout chez les Oiseaux. Le volume total des hématies est toujours supérieur de deux à trois

(1) Dès 1870, Bouchard avait, signalé l'influence nuisible aux globules que peut produire le mélange au sang d’une solution de substances solides trop ou trop peu concentrée et fait l’application de cette notion pour le dosage des globules à l’état frais

(voy. p. 520). En 1872 et 1873, Malassez fit ses premiers essais en vue d’obtenir un liquide indifférent pour les globules rouges. Bouchard, Malassez prenaient pour critère

d'un liquide indifférent l’absence de modification des dimensions du globule.

FORME ET DIMENSIONS

divisions des hématocrites au volume des hématies demeurées dans leur plasma naturel.

Remarques. — - Un globule qui augmente de volume dans une solution hypisolonique d'un sel donné n’augmentera pas nécessairement dans la même mesure dans des solutions d'autres sels qui seront — d’après des déterminations physiques — isotoniques, isosmotiques. De même en ce qui concerne les solutions hyperisotoniqucs. On obtient un volume égal seulement lorsqu’on emploie des solutions isosmotiques qui sont isotoniques avec le sérum (Hedin, Hamburger).

Les solutions plus concentrées que le sérum sanguin (par exemple NaCl audessus de 10 p. 1000) ne provoquent pas dans les globules rouges de plasmolyse comme chez les végétaux (décollement du protoplasma de son enveloppe), dépendant Hamburger a observé un phénomène plus ou moins comparable dans les globules nucléés de la grenouille et des Oiseaux. Calugareanu a constaté dans ces conditions une sorte de fixation du protoplasma ; chez la grenouille, le noyau devient plus visible. La plasmolyse chez les animaux ne s observe bien que sur la cellule cartilagineuse, le protoplasma se sépare de son enveloppe c aps u I a i r e ( G a lu g a r e a n u ) .

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