X. Influence de l’exercice musculaire et de la fatigue
Un exercice violent et de courte durée amenant la sueur (Malassez, Willebrand), la marche (Zuntz et Schumburg) provoquent une augmentation de globules probablement par suite de la concentration du sang (Voir page 528 : Densité).
Exemples : trois rameurs font, en soixante-neuf à soixante-douze minutes, 1G,7 kilomètres. Les globules rouges passent de 4 3G0000 à 5676000; 4 754000 à 5 476 000; 4840 000 à 5 614 000. L’augmentation a été de 17, 15, 16 p. 100 ( I auszk). Après une marche de 25 kilomètres, sous une charge de 22 à 31 kilogrammes, Zuntz et Schumburg ont constaté en moyenne une augmentation de 9 p. 100. Chez un animal, l’hyperglobulie peut être provoquée par l’excitation du train postérieur (Cohnstein et Zuntz).
Le massage élève le nombre des hématies (J. -K. Mitchell Edgecombe).
Des fatigues très prolongées peuvent amener le résultat inverse, peut-être par suite d'une destruction exagérée de globules (Cadet).
NOMBRE DES GLOBULES ROUGES
La narcose, l’immobilisation prolongée abaissent le nombre des globules (Cohnstein et Zuntz).
XI. Influence de la raréfaction de l'air (climats d’altitude). — Un sujet qui vit à de grandes altitudes a dans son sang plus de globules qu’un sujet de même espèce qui vit au niveau de la mer. Un sujet transporté de la station basse dans la station élevée, ou réciproquement, prend en peu de temps le chiffre de globules qui correspond à l’altitude.
Ces faits ont été observés par Viault le premier dès 1890 ; puis confirmés, soit chez l’homme sain ou malade, soit chez les animaux, par un très grand nombre de physiologistes et de médecins (Müntz, Mercier, Miesciier et ses élèves [Loger, Karscher, Scter et Veillon] ; Wolff et Koeppe; Jaquet et Suter, Loeper, àbderhalden).
1. Plus on s’élève au-dessus du niveau de la mer, plus le nombre des globules augmente. Cela ressort du tableau suivant dressé par Grawitz d’après les moyennes observées aux différentes altitudes.