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AU SORTIR

de la cloche.

HUIT JOURS après.

Lapin 1 .

Lapin 2 .

Lapin témoin .

d. Lorsqu'on crée un obstacle mécanique à la respiration en créant un rétrécissement sur le trajet de la trachée (Jolyet et Sellier, Vaquez, Quiserne) ou lorsqu’on rétrécit le champ de l'hématose en supprimant la fonction d'un poumon (Auscher et Lapicque), on provoque les mêmes effets que si on soumet l animal à une diminution de pression. En clinique tout obstacle a 1 arrivée de l’air dans les voies respiratoires (sténose laryngée...) amène une augmentation du nombre des globules (Quiserne, M. Labbé) ; toutefois il faut tenir compte dans l’appréciation des résultats de 1 état général qui dans bien des cas (tuberculose...) tend à créer 1 hypoglobulie (Quiserne). Chez des malades auxquels on a dû faire subir la trachéotomie, aussitôt que l’obstacle apporté à l’hématose a été leve, la richesse globulaire du sang a diminué ; les chiffres fournis par des numérations successives ont montré un retour au chillre normal des globules et même à un chiffre inférieur (Marcel Labbé, Quiserne). L’hyperglobulie est fréquente chez les sujets qui ont subi

dans leur enfance le trachéotomie (M. Labbé).

Les malades atteints de maladie bleue sont perpétuellement

LES GLOBULES BOUGES

en état de subasphyxie par suite d un vice mécanique congénital de la petite circulation, mettant obstacle à l’hématose. L’hyperglobulie est constante et augmente au moment des crises.

Ivre.il le premier, en 1889, avait attiré l’attention sur l’hyperglobulie qui accompagne la cyanose congénitale. Vaquez confirma le fait en 1892. 11 porta la question sur son véritable terrain en établissant une relation entre cette polyglobulie et celle qui résulte soit des altitudes, soit d’un obstacle à l’entrée de I air dans les poumons. Bureau, Variot, Riciiardière, Banholzer, Testi, Potain, Marie et Lapicque, Gibson, Sikora, Duflocq et Jomier, Palleri et Mergari, Hasenfeld, Weill, Aupry, Babonneix, Lortat-Jacob, confirmèrent les faits.

L hyperglobulie n est pas latale dans la cyanose congénitale. Lorsqu’elle a 1 > P a i ait et surtout lorsqu elle atteint 9000000, le pronostic est grave. Ce fait prouve, d’après Vaquez, que l’hématose devient de plus en plus difficile et que 1 organisme met en œuvre tous ses moyens de défense.

Dans la cyanose cardiaque chronique et dans l’asystolie, l’hyperglobulie existe (Vaquez, J. Ieissier) ; toutefois le chiffre dépasse rarement 6 000 000 de globules (Vaquez). Lorsqu’il y a des œdèmes, l’hyperglobulie peut atteindre un chiffre plus élevé par suite de la soustraction de liquide au sang et de la concentration de ce liquide (Loeper).

Discussion et interprétation des résultats. — a) Le fait de l’augmentation des

globules rouges dans les régions élevées n’est pas admis par tout le monde. Déjà anciennement Jourda.net (1875) a soutenu que les races vivant sur les hauts plateaux présentent un développement intellectuel et physique incomplet par suite de la raréfaction de l’oxygène.

L. Zuntz et les frères Loewy ont constaté une diminution des hématies pendant la première semaine de leur séjour sur le mont Rosa (à Gressoney, 2 ü5 mèties, et au col d Olen), puis un relèvement pendant la seconde semaine, sans toutefois que les chiffres aient dépassé ceux constatés avant le départ à Berlin. Kuthy a bien trouvé soit chez les animaux, soit chez l’homme, une augmentation en passant de Turin (276) à Gressoney la Trinita (1627), mais cette augmentation était faible et passagère. Kohlbrugge et Eykman ont constaté à Java une diminution dans les montagnes.

Aublard et Beaujard n’ont pas réussi à provoquer une hyperglobulie appréciable en soumettant un chien pendant deux heures à une dépression de 45 cent, de meicure. Ils n ont pas constaté chez des lapins, après un séjour de deux à sept semaines à 2 000 mètres d altitude, de modifications du sang plus considérables que celles que 1 on peut voir apparaître pendant le même temps chez des animaux \ Gants en plaine. A. Mosso, qui a dirigé les expériences de Kuthy, conclut que l’hyperglobulie des climats d’altitude n’est pas démontrée; il fait remarquer de plus, comme Jourda.net, que les individus qui habitent près des sommets n’ont pas le teint coloré des habitants des plaines.

b) Plusieurs auteurs ne nient pas 1 hyperglobulie, mais considèrent que l’augmentation des hématies n est qu apparente. On invoque soit une modification de la densité du sang, soit un changement dans la répartition des globules et du plasma.

Contre l’hypothèse d’une néoformation globulaire on objecte la difficulté d expliquer la rapidité de l hyperglobulie et surtout la rapidité avec laquelle Je chiffie piimitif est de nouveau atteint, au retour. Quelques auteurs signalenl 1 apparition de tormes nucléaires accompagnant habituellement la rénovation

NOMBRE UES GLOBULES ROUGES

sanguine (1\ mais le fait n'a pas été généralement venlié. Pour explique! e retour rapide à la normale quelques savants partisans de la neoformation supposent que les hématies peuvent être momentanément emmagasinées pa.

c) Grawitz, Weiss, Oliver... admettent une hyperglobuhe relative due a la concentration du sang provoquée par la sécheresse de 1 air. lu ><■>- et „ bderhaloen invoquent également la concentration du sang, mais supposent que le phénomène résulte d'une exsudation du plasma, par suite de la contraction des vasomoteurs. La plupart des auteurs, toutefois, n’ont pas constate de modification de la densité ni dans les ascensions en ballon (Gaule, Calugareanu et Ueniu, Jolly) ni en montagne. On a même signalé une diminution de la densite, dans quelques cas (Schumburg et Zuntz au mont Rosa ; Gaule dans une ascension

cl) Coiinheim et Loewy, Schumburg et Zuntz, Kuthy... lonl inton en u un « liangt ment dans la répartition des globules et du plasma. D'après P. Armand-Delille et A Mayer, l’hyperglobulie ne s’observe que dans le sang des vaisseaux pei iphériques, jamais dans celui des vaisseaux centraux ; l’augmentation n est pas

proportionnelle à l’altitude ni même constante.

Bien des influences peuvent par voie nerveuse modifier le calibre des va ■seaux ; l’asphyxie dans les cas de diminution importante de tension del oxygen

le froid Pour A. Mosso le froid contribue plus que la dépréssion a modifie! le sang dans la montagne. Lapicque et A. Mayer ont constaté que s, on expose un animal au froid (0° à - 6°) pendant 30 minu tes le nombre des hématies peut augmenter de 3 à 400 000 dans un vaisseau périphérique , 1 écart us ] tionnel à la différence de température. Le froid peut du reste agir par differents mécanismes (v. Influence de la température). La dépréssion ne p.oxojuu

directement aucun trouble circulatoire (L. Camus).

D’après Vaquez, il faut distinguer l’hyperglobulie rapide provoquée par le froid, 1 ascension en ballon, de l’hyperglobulie qui s’établillentement progiessi •

me-

vement dans les stations de montagne. La première est uniquement peiq rique, la seconde est générale.

XII Influence de la température. — 1- Le sang se concentie ut les globules rouges augmentent en quelques minutes et pour un temps très court après les douches et les bains f roui s ; la chaleur, les frictions de la peau, le bain froid prolongé provoquent les effets inverses (Grawitz, Rovighi, Winternitz, Murri, Mangiati). L aug-

m Vuult Mercier, Egger. Quiserne, Lazarus, Voornveld, ont constaté l’apparitiun “ Lti Tran portés à une altitude, chez l’homme dans la cyanose chro-

sous une cloche. Gable a obseivô « en ballon. Voornvel», Bensauue,

le sang de 1 homme sous 1 m abuerhalden, n’ont pas confirmé l'apparition Jolly, Bonnier, £ ct ^Y’ Xz des Oi eaux dans le noyau des figures

pac Lczet dans la ^nCralion dn sa„s

.après la saignée.

LES GLOBULES ROUGES

orientation des globules sous l’influence des bains froids peut atteindre 30 p. 100 (Knopfelmaciier). Chez les chlorotiques la diminution des globules consécutive à un bain froid prolongé peut durer quatre ou cinq jours (Murri).

Ces variations dépendent évidemment surtout des modifications vaso-motrices concomitantes, sans que l’on sache exactement s’il s’agit d’une simple différence dans la répartition des globules et du plasma dans les vaisseaux, ou d’un changement dans la concentration réelle du sang. Le froid provoque des réactions vaso-motrices ; il anémie la peau el les extrémités.

La réfrigération prolongée ou accentuée de l’organisme modifie la composition du sang, en provoquant l’altération et la destruction des hématies. Certaines, hématies perdent leur matière colorante, d’autres sont complètement détruites. 1! y a hémoglobinurie. Si la congélation est poussée jusqu’à déterminer la mort

- 12° ; — 15°) la destruction globulaire est rapide et profonde. L’animal meurt ( omme un asphyxique, c’est-à-dire avec une profonde dyspnée et perte de connaissance. Le sang prend une couleur rouge foncé sale, analogue à celle du café. Le taux de l’hémoglobine baisse beaucoup. Les globules blancs sont détruits en masse. Le sang reste fluide et s'épanche dans les tissus (Tirelli). — Albertom et Nuom ont montré que chez un chien un bain froid de quatre heures Itiple, en provoquant des altérations globulaires, la quantité de fer éliminé par les urines. Reixeboth et Kohlhardt ont également constaté la destruction globulaire provoquée par le froid.

2. Maurel a constaté que dans les pays chauds, les indigènes suivant le régime du pays ont moins de globules que les habitants des pays froids ou tempérés (le rapport entre les globules ronges et les blancs restant a peu près le même). 11 a observé une diminution chez les blancs après un séjour sous les tropiques. Maurel considère que l’appauvrissement globulaire est en rapport avec une diminution des dépenses organiques. Tous les auteurs ne sont pas cependant d’accord sur ce sujet. Eykmanx, Grijns, Glogner, Marestand n’ont pas observé de diminution des globules, mais plutôt de 1 hyperglobulie. L’anémie des tropiques peut s’expliquer par des altérations globulaires provoquées soit par des parasites (Pleilm, soit pai la température (Grawitz et Lôwentiial).

En été, Malassez a constaté par rapport à l’hiver, toutes choses, égales d’ailleurs, des diminutions globulaires, atteignant 12 p. 100; il suffit d’aller à la campagne et de vivre au grand air pour observer le phénomène inverse.

L’absence de lumière est sans grande

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