XIII. Influence de la lumière
influence au moins chez l’adulte. Le fait a été constaté soit par des expériences, soit chez des chevaux vivant depuis des années dans des mines (Grawitz el cichoxeberg . Chez le jeune, l’obscurité persistante peut provoquer un peu d anémie (Sciiüneberg;. G. Meyer a constaté que l’hyperglobulie consécutive à
NOMBRE DES GLOBULES ROUGES
la dépression atmosphérique est lumière.
plus tardive lorsque les animaux sont privés de
XIV. États pathologiques. — On groupe sous le nom d anomies, les états dans lesquels les globules rouges diminuent de nombre. Les anémies pernicieuses sont caractérisées par une grande diminution des hématies et l’apparition de formes exceptionnelles ou altérées Quincke a vu dans ces états le chiffre des globules rouges tomber à 143000; Laacue cite des cas avec 360 000 où la reconstitution du sang a pu être obtenue. Les anémies sont pioxoquées par la chlorose, la tuberculose, lé cancer, la syphilis , les anémies pernicieuses apparaissent dans différentes conditions, notamment sous l’influence de certains parasites (botriocéphale, ankylostome...).
Les globules rouges augmentent dans 1 asystolie avec œdème pai suite de la soustraction de liquide au sang. Dans l’asystolie sans œdème l’augmentation est peu sensible ! Loeper). Rlbadeau-Domas et Lecène, Dopter, Gouraud... ont constaté l’hypoglobulie après l’ablation des reins.
Dans certaines maladies, la crise est annoncée par une dilution du sang (Loeper).
XV. Intoxications. — Les globules diminuent à la suite d un très grand nombre d intoxications ( cons. p. 392) , sous 1 influence de la morsure des serpents venimeux (Auché et Vaillant).
La diminution peut être de moitié dans les intoxications piofessionnelles par le plomb (Malassez).
XVI. Médicaments. — Le fer (voy. p. 580), l’arsenic, les lécithines (Stassano et Billon) relèvent la quantité de globules. Le cacodylate de soude relève le chiffre des hématies lorsqu’il est abaissé, dans certains états anémiques. L'action est nulle lorsque le médicament est injecté à des sujets dont la richesse globulaire est normale. L’augmentation du nombre des hématies persiste un certain temps après que l’on a cessé l’usage de la médication ; elle se lait parfois avec une rapidité surprenante et inexpliquée; chez un grand nombre de sujets, le chiffre des hématies est déjà considérablement augmenté une demi-heure apres la première injection. Chez une chlorotique, par exemple, le chiffre des hématies s’était élevé de i 178 000 à 2 821 000 trois quarts d’heure après les premières injections de 5 centigrammes de cacodylate (W.dal et Merklen, C.uappori) ; d’après Ralph Stockmann et Greig l’arsenic relève le chiffre des hématies dans
les anémies, mais est sans action à 1 état not mal.
Le mercure à dose thérapeutique augmente, d’après un grand nombre d’auteurs chez les syphilitiques le nombre des hématies; le fait est cependant constesté par Oppenheim et Lôwenbacu. D’après quelques auteurs, hodure de potassium ou de rubidium relève également le chiffre des hématies dans la
S>ün ^soutenu que le manganèse, le zinc, le cuivre, le nickel, le cobalt, étaient
LES GLOBULES ROUGES
dos succédanés du fer dans les anémies (Bendini, Cervello et Barabi.ni, Pitim, Messina). Ces conclusions n'ont [tas été uniformément confirmées (Wolf).
Le phosphore même à petites doses (répétées) diminue le nombre des hématies. Voc.el (expériences chez les Oiseaux).
XVII. Lésions et ablations d'organes. Ligatures. — L’ablation de la rate, la ligature de la veine splénique diminuent le nombre des globules (Laudenbach, Carrière et Vanverts, Wlaef). La ligature du canal cholédoque chez le chien provoque une diminution de 50 p. 100 survenant au bout de trois semaines, un mois (Verbitzki, Doyon).
Vaquez, Widal, Rendu, Moutard-Martin eL Lefas ont rapporté des cas où, à la suite de lésions de la rate (tuberculose, etc.), il est apparu de la polyglobulie (avec ou sans cyanose); toutefois, dans les cas de splénomégalie avec polyglobulie, il y a des observations où la rate n’a pas présenté des lésions suffisantes pour expliquer l’augmentation du nombre des globules.
Pinzani a signalé une notable augmentation des hématies après la castration ovarienne. Monari, Breuer et Veiller par contre signalent dans ces conditions une diminution.
XVlll. Technique des numérations. — La numération des globules a été (entée méthodiquement, tout d’abord par Vierordt. Potain le premier imagina un procédé à la lois rigoureux et pratique. Ce procédé, toujours en usage, consiste à diluer le sang avec un liquide inotfensif anticoagulant, à un titre déterminé et à l'abri de toute évaporation. La dilution est opérée au moyen d’une pipette dont la partie effilée contient exactement un centième du volume d'une ampoule qui la surmonte. Deux traits marqués sur le verre indiquent les limites correspondant à ces volumes. A l'aide d’un tube en caoutchouc qui prolonge la pipette en dessus, on fait une légère aspiration et l’on détermine l'ascension du sang obtenu par piqûre jusqu’au premier trait. On opère rapidement pour éviter l’évaporation. On plonge alors l’extrémité de la pipette dans le sérum et on aspire jusqu’à ce que le liquide atteigne le second trait fait audessus de l’ampoule. En agitant l’appareil, on obtient, grâce à une petite boule de verre placée dans l’ampoule, une dilution homogène de sang. Pour opérer facilement la numération, on porte une goutte du mélange sur un petit appareil imaginé par Malassez. Cet appareil permet d’observer des quantités répondant chacune à un centième de millimètre cube. 11 est formé d’une lame divisée par des lignes en rectangle ayant un quart de millimètre de longueur et un cinquième de millimètre de largeur. On place sur cette lame une goutte de sang et on rabat sur elle une lamelle bien plane qui est maintenue par trois pointes à un cinquième de millimètre de distance. Le nombre des globules trouvés dans chaque rectangle est celui que renferme un centième do millimètre cube de sang dilué. En ajoutant quatre zéros à la droite du chiffre, on a le nombre total des globules du sang contenus dans un millimètre cube de sang pur.
Hayem a préconisé un autre dispositif également très pratique. Le sang est recueilli au moyen d’une pipette graduée, puis dilué dans une éprouvette, line goutte du mélange est déposée dans une cellule en verre spéciale et transformée en une lame de liquide à surfaces parallèles d’une épaisseur uniforme et connue. Par un jeu de lentille, une sorte d’objectif transporte sur le fond de la cellule l’image d’un quadrillé photographié sur verre (Hayem et Nacheti.
Liquides employés pour la dilution. — Hayem recommande les solutions suivantes :