CONCENTRATION
pour laquelle les globules se déposent dans un liquide incolore.
CONCENTRATION pour laquelle les globules se déposent moins complètement et par laquelle le liquide est rouge.
KAzO3
Sang
NaCl
défibriné.
Sucre de canne
S fi n <?
KAzO3
non
NaCl
défibriné.
Sucre de canne
Hamburger.
Les globules des Mammifères recueillis
et
conservés à l’abri des microbes se
comportent pendant longtemps (un mois et plus) de la même iaçon vis-a-vis des solutions salines (Vaquez, Manca); toutefois, peu à peu, à la longue, les limites absolues du phénomène sont modifiées (Manca et Catterina, Hamburger). Dans un cas, du sang commençait à laisser diffuser l’hémoglobine dans une solution NaCl à 0,68 p. 100; un second échantillon de même sang recueilli aseptiquement le même jour, mais expérimenté trois semaines après, a laissé diffuser l'hémoglobine dans une solution NaCl à 0,90 p. 100, et dans les solutions a peu près approximativement isotoniques de KAzO3 et de sucre de canne (Ham¬ La résistance ne varie pas avec la pression de l’air (Hamburger) ; cependant Gaule aurait constaté au cours d’ascensions en ballon des variations suivant
l’altitude, vis-à-vis de NaCl.
2. Autres méthodes. — Une autre bonne méthode pour apprécier la résistance globulaire consiste à utiliser la numération. Mal assez i 1873, 1895) conseille de faire avec le sang à examiner et le liquide
LES GLOBULES ROUGES
«le dilution choisi toujours le même, un mélange sanguin de titre constant, que l'on conserve soigneusement à l’abri de toute évaporation et dans lequel on compte les globules à intervalles de temps déterminé. Les chiffres obtenus ainsi vont baissant de plus en plus et plus ou moins rapidement suivant les divers degrés de résistance des globules dans les cas examinés (Malassez, Urcelay). — Chanel (1880), Bard et Veyrassat opèrent avec des solutions de titres variables, mais dans un temps donné.
3. Résultats généraux concernant l'homme. — En ce qui concerne le sang de l'homme, la diffusion de l’hémoglobine commence (résistance minima) le plus souvent dans les solutions a 0^’ ,44, a 0er,48 NaCl p. 100 (Hamburger). Elle commence même en réalité dans les solutions à 0er,o0 ou 0er,52 p. 100 ; toutefois il faut pour le constater laisser tomber à la surface des solutions bien centrifugées quelques gouttes d’un mélange de teinture de gaïac et d’essence de térébenthine, réactif qui permet de déceler des quantités infimes d’hémoglobine (Bard, Veyrassat). A partir de 0e ,46, 0 - r , 4 4 la résistance des globules — à en juger d'après la diffusion de l’hémoglobine — est lente, graduelle jusqu'à la solution de 0°r,38 à 0S',40 p. 100 environ; puis brusquement 1 hématolyse s'exagère. La destruction globulaire est totale vers 0-',33 ou 0e* ,32. Au-dessous de ce chiffré il persiste encore un certain nombre de globules qui peuvent se retrouver dans des solutions de titre très inférieur (Vaquez et Ribierre). — Chez l’enfant, d’après Paris et Salomon, la résistance minima est 0gr,44 à 0gr,48 ; la résistance maxima 0gr,32à 0gr,36.
I. histoire clinique «les variations de résistance des hématies commence en 1867 avec Duncan. Ce savant constata que les globules rouges des chlorotiques perdent leur matière colorante dans une solution saline dans laquelle les globules de l’homme normal restent intacts. En 1872, Malassez recherchant avec Potain quel était le meilleur liquide de dilution pour compter les globules i ouges, îemarqua des différences sensibles dans la rapidité avec laquelle les hématies d individus normaux ou malades se détruisent dans telles ou telles solutions salines. Le premier, il entreprit sur ce sujet des études méthodiques.
I.aru et Veyrassat onL constaté des variations différentes et très étendues sous I influence de diverses causes pathologiques; ces variations sont utilisables en i li nique, mais à la condition de déterminer non pas les résistances minima ou maxima, mais la résistance moyenne, c’est-à-dire celle du plus grand nombre d«*s globules et de tenir compte exclusivement de la valeur de cette résistance moyenne. La résistance moyenne est surtout diminuée dans les chloroses compliquées, les anémies graves idiopathiques. Elle est peu abaissée dans les < liloi oses tianches ; normale ou même augmentée dans les cancers de l’estomac. Les difféi ences de résistance des hématies peuvent donc avoir une valeur diagnos-