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ÉVOLUTION DES GLOBULES ROUGES

fig. 137 et 108, ou bien il subit dans le plasma une désintégration moléculaire dont les différentes phases sont représentées dans la fig. 136, sous les chiffres 8 à 14, cl aboutissent à une sorte de pulvérisation ou d’émiettement du noyau. La propriété phagocytaire des mégacaryocytes explique la présence de ces derniers dans les autres organes hématopoiétiques où ils jouent sans doute le même rôle. Les érythroblastes privés de leur noyau se rapprochent beaucoup par leurs caractères des globules rouges définitifs, ils finissent par passer dans le sang à travers les perforations des capillaires et se transforment en hématies vraies (fig. 137).

Nous avons rapporté ici le mode de production des héni a fi es par expi 1 1 si on d n noyau des éry]Jirohla^t^s ; c’est celui qu’acceptent nombre d’auteurs parmi lesquels on peut citer van i>er Stricht, Ramon y Cvj\i.(dans son Histologie), et plus récemment Maximow (1899), mais il en est d’autres et notamment Poppenheim et Israël pour lesquels le noyau n’abandonne pas le corps de l’érythroblaste et se résorbe ou se détruit à l’intérieur de ce dernier. Celte dernière opinion, quelle que soit sa valeur intrinsèque, ne change pas beaucoup les données exposées plus haut, c’est toujours d’un érythroblaste qu vient une hématie et la genèse du sang reste la même dans ses grands traits, sin .n dans ce qui touche le mode de disparition du noyau de l’érythroblaste. Sans entrer dans d’autres détails histologiques, sans rappeler les intéressantes données de Denys sur la moelle osseuse, on peut maintenant comprendre clairement ce que nous avons déjà dit plus haut, à savoir qu’il n’y a pas, à proprement parler, d’organes hématopoiétiques, mais des organes dans lesquels l’hématopoièse se fait par évolution d’un élément étranger à leur structure, l’érythroblaste. 11 faut ajouter que, dans cette théorie, les dimensions des érythroblastes dépourvus de noyau ne concordent pas avec celles des petits hématoblastes de IIayem, qui ne mesurent guère que 2 [j. de diamètre. Aussi ne peut-on songer à faire provenir ces petits hématoblastes des érythroblastes ou cellules rouges, el leur origine aussi bien que leur nature même sont encore entourées d’obscurité. Au contraire les gros hématoblastes peuvent parfaitement répondre à des érythroblastes qui viennent de perdre leur noyau et n'ont pas encore acquis la forme h pique des hématies.

Morat et Doyon. — Physiologie. 1. — 39

Fig. 137. — Moelle osseuse de fœlus de Mammifère. (Schème construit avec les données et les dessins de van der Stricht, Vialleton.)

c, capillaire sanguin ; c. rés, cellules formant un réseau de tissu adénoïde; er, érythroblastes à divers états d’évolution ; f. c, fibre connective ; gl. r, globules rouges; l, leucocyte; l. e, leucocyte éosinophile; m, mégacaryocyte; p, perforation de la paroi du capillaire.

LES GLOBULES ROUGES

2° Les hématies naissent de certaines cellules renfermant de l’hémoglobine et qui émettent par leur périphérie des bourgeons globuleux complètement dépourvus de noyaux. Ces bourgeons se séparent de plus en plus du corps cellulaire sur lequel ils ont pris naissance et finissent par tomber dans le plasma

ambiant où ils prennent peu à peu les caractères des hématies adultes. La lîg. 139 empruntée à Ranvier permet de suivre aisément celle évolution. La cellule bourgeonnante de Malassez proviendrait ellemême des lymphocytes, de telle sorte que la genèse des hématies des Mammifères serait à rattacher en dernière analyse aux globules blancs, comme Pouciiet l'admettait pour le triton, et comme un certain nombre d’observations tendent à l’établir pour les Mammifères. Van der Stricht pense que les bourgeons des cellules de Malassez sont des déformations artificielles dans un mode de préparation, et que la cellule de Malassez n’est autre chose qu’un érythroblaste altéré (fig. 138). La théorie de l’origine des hématies aux dépens de bourgeons des cellules globuligènes, s'accorde mieux que la précédente avec I hypothèse de Hayem, car il est évident que les bourgeons peuvent se détacher de leur cellule-mère à des moments tris

Fig. 138. — Deux mégacaryocytes, d’après van der Stricht. L'un a un contour arrondi, l’autre émet de lins prolongements (Vialleton).

n, noyau du mégacaryocyte ; ne, noyau d 'érythroblaste phagocyté; p, prolongement protoplasmique.

Fig.

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